Partage international no 263 – juillet 2010
Le 10 mars 2010, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton a reconnu sa responsabilité dans un aspect de la politique agricole américaine qui a provoqué la ruine du secteur agricole haïtien.
« Depuis 1981 et jusqu’à l’année dernière, la politique américaine considérait que les pays riches dont la production de produits alimentaires était importante devraient les revendre aux pays pauvres afin de leur éviter de devoir produire leur propre nourriture, et leur permettre ainsi d’entrer de plein pied dans l’ère industrielle. Cela n’a pas fonctionné. Cela a probablement profité à certains de nos fermiers de l’Arkansas, mais ça n’a pas fonctionné. Ce fut une erreur. Ce fut une erreur à laquelle j’ai participé. Je ne pointe personne du doigt. Je l’ai fait. Je dois chaque jour faire face aux conséquences du fait que les Haïtiens ont perdu leur capacité de produire leur propre riz afin de se nourrir, à cause de ce que j’ai fait. »
Le commentateur Fred Branfman, qui développa des projets concernant l’énergie solaire, l’éducation et l’information pour le gouverneur californien Jerry Brown et d’autres politiciens américains, a déclaré : « Il faut reconnaître que Clinton est le premier président américain à assumer personnellement l’appauvrissement d’une nation entière, au lieu d’ignorer ses torts ou d’en faire porter la responsabilité à d’autres. » Toutefois, il pense également que la confession de B. Clinton laisser supposer « que son influence sur le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce et le Nafta ont anéanti la vie de millions de personnes bien au-delà de Haïti puisque le soutien des Etats-Unis à cette politique agricole a porté préjudice à l’économie des agricultures locales dans toute l’Amérique latine et au-delà. »
Sources : www.truthdig.com
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
