Vers l’initiation de groupe – Conférence d’ouverture

Séminaire 2010

Partage international no 269février 2011

par Benjamin Creme

Cet article est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme à l’occasion de la rencontre des groupes de méditation de transmission américains qui s’est tenue près de San Francisco, en août 2010.

La réalisation de l’initiation de groupe sur une grande échelle est le sujet le plus important que l’on puisse aborder. L’initiation de groupe n’a jamais été possible dans l’histoire de la Hiérarchie – c’est dire si cela remonte loin. De nombreux Maîtres ont essayé de la mettre en œuvre dans les groupes qui ont existé à diverses époques dans le monde, mais sans succès.

L’initiation de groupe n’est peut-être pas exactement ce que vous imaginez : c’est l’initiation d’un vaste groupe d’individus se trouvant à peu près au même niveau d’évolution. Elle est réalisée par la restructuration de la conscience des nombreuses personnes qui constituent les groupes dans le monde.

Les Maîtres n’ont jamais réussi à mener à bien l’initiation de groupe, même avec un groupe de dimension mondiale comme la Société Théosophique. Je suis persuadé qu’ils ont fondé de grands espoirs sur l’avènement de la Théosophie, mais celle-ci n’est jamais parvenue à l’initiation de groupe, loin de là, même si, bien sûr, elle s’est développée dans le monde entier et a accompli une œuvre considérable. De très nombreux théosophes se sont sentis concernés, beaucoup ont été profondément marqués et ont avancé dans leur évolution personnelle, mais l’initiation de groupe n’a pas eu lieu.

Lorsque Helena Rœrich apporta les enseignements de l’Agni Yoga, une autre tentative fut faite, qui échoua de nouveau. Une fois de plus, elle ne réussit pas à éveiller suffisamment les disciples du monde à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. Les enseignements de l’Agni Yoga, qui avaient été donnés entre 1924 et 1939, étaient en grande partie destinés à préparer l’humanité à l’expérience de la guerre, dont on espérait qu’elle serait la dernière grande guerre sur la planète.

De nombreuses autres expériences ont été faites par divers Maîtres, mais elles ont toujours échoué faute d’un thème universel permettant par son magnétisme de souder les groupes du monde entier. Jamais il n’y a eu un thème assez important et assez puissant pour rassembler les groupes et assurer leur cohésion de façon que l’initiation de groupe puisse avoir lieu. Ce n’est pas la faute de la Hiérarchie, bien sûr. Ce n’est pas vraiment la faute de l’humanité, mais tout ce qui empêche l’humanité de progresser est bel et bien la faute de l’humanité dans son ensemble. C’est notre karma.

On voit poindre aujourd’hui une nouvelle lumière dans l’humanité, et, dans le mental des Maîtres, un espoir nouveau s’est levé : dans cette ère qui commence, il sera peut-être possible que l’initiation de groupe devienne une réalité. Ce n’est pas certain, mais la perspective semble plus prometteuse que jamais.

Je suis sûr que vous avez parfois l’impression que ce que vous faites est insignifiant par rapport au poids de l’opinion publique mondiale. L’action dans laquelle vous êtes engagés doit vous sembler dérisoire et infime pour vaincre l’inertie des milliards de gens qui pensent autrement dans le monde. Cependant, comme toutes les décisions hiérarchiques, cette possibilité de mise en œuvre de l’initiation de groupe a eu un impact limité mais incontestable dans le monde comme dans la Hiérarchie, et elle est en bonne voie de réalisation, à condition que les gens maintiennent leur attention à un niveau élevé. Je ne cesse de dire à ceux qui m’écoutent : « Maintenez haut votre attention. » Cela ne signifie pas simplement qu’il faut maintenir son attention à un niveau élevé, c’est évidemment plus que cela. Cela signifie qu’il faut que la tension spirituelle générée par l’activité et l’action se maintienne dans deux directions : le développement et la pratique de la méditation de transmission dans le monde, et l’annonce de la Réapparition du Christ en ce moment même. C’est, en soi, une réalisation considérable.

De plus en plus de gens commencent à comprendre que ce dont nous n’avons jamais cessé de parler est la même chose que ce qui les préoccupe d’un point de vue pratique – c’est-à-dire le monde en général, ce monde qui leur propose aujourd’hui des options très difficiles entre lesquelles ils ont le plus grand mal à choisir.

Notre travail ici-bas n’est pas facile, c’est certain, mais il est circonscrit. En tant que membres de l’humanité, nous devons gagner notre vie. Nous devons trouver notre chemin dans cette prétendue récession. Nous devons endurer les souffrances de l’expérience du désert et, comme toute l’humanité, nous en sortir. Et nous devons nous en sortir sans en être pour autant ébranlés ni abattus, la tête haute et l’attention maintenue encore plus haut, parce que nous sommes engagés dans quelque chose de bien plus vaste que nous ne l’avions pensé jusqu’à maintenant.

La mise en œuvre de l’initiation de groupe est le résultat de deux choses : la réalisation sur le plan extérieur d’un état d’être dans lequel la tension spirituelle est égale à celle réalisée sur le plan de l’ashram intérieur, et l’apparition physique du Christ et de son groupe de Maîtres. Pour nous, la venue du Christ dans le monde va de soi : c’est la réapparition de Maitreya. Quelques-uns de ses Maîtres l’accompagnent, qui, le moment venu, seront rejoints par un important groupe de Maîtres. Nous appelons cela l’extériorisation de la Hiérarchie, et c’est bien de cela qu’il s’agit. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ?

Il ne s’agit pas simplement du travail intérieur de Maitreya et de la Hiérarchie dans son ensemble se manifestant sur le plan physique extérieur pour la première fois depuis 98 000 ans. Il s’agit également de la possibilité, pour un groupe de personnes arrivées à un certain niveau d’évolution et travaillant occultement en tant que disciples, de conserver sur le plan physique extérieur un état de tension spirituelle égal à celui qui est atteint dans les ashrams du plan intérieur. L’extériorisation de la Hiérarchie ne se limite pas à la venue des Maîtres dans le monde. C’est la création d’un lien ininterrompu entre les groupes extérieurs et leurs ashrams intérieurs. Cela s’accomplit par ce qui ressemble, à première vue et dans un premier temps, à des actions difficiles mais nécessaires. C’est si difficile que cela n’a jamais été réalisé. Ce n’est pas une chose à laquelle on arrive facilement et automatiquement, mais c’est le résultat d’un travail de transformation spécifique.

Les groupes qui travaillent en méditation de transmission et pour la Réapparition du Christ sont engagés dans ce processus qui, jusqu’à maintenant, n’a jamais abouti. Mais l’idée de la Réapparition du Christ est si puissante et magnétique qu’il devient possible, pour un groupe de disciples de niveaux divers dispersés dans le monde mais reliés par le discipulat, de parvenir à l’initiation de groupe.

L’initiation de groupe n’est pas un processus au cours duquel un groupe d’initiés prennent tous la même initiation. C’est un processus par lequel un groupe d’initiés de différents niveaux prennent tous l’initiation à peu près au même moment du fait qu’ils sont tous dans un état de tension spirituelle qui rend cela possible. La montée sur le plan extérieur d’une tension spirituelle de niveau équivalent à celle qui règne dans les ashrams intérieurs rend possible l’extériorisation du travail hiérarchique dans le monde.

La clé de voûte de tout ceci est la méditation de transmission. C’est la méditation de transmission qui lie les groupes engagés dans ce travail. Quelle est la situation à l’heure actuelle ? Je dois dire, malheureusement, que de nombreux groupes dans le monde n’ont pas encore réussi à atteindre la tension spirituelle nécessaire pour établir un lien correct avec les ashrams intérieurs. Il n’y a qu’une façon de remédier à cela : davantage de travail, davantage de transmission, et une attitude différente à l’égard de la méditation de transmission, qui doit être considérée pour ce qu’elle est, à savoir un facteur de cohésion entre tous les groupes ainsi qu’entre les groupes et la Hiérarchie. La méditation de transmission est une entreprise hiérarchique. Elle a été donnée au monde par les Maîtres pour aider à mener à bien l’initiation de groupe désirée depuis si longtemps.

Pour réussir quoi que ce soit de valable, nous devons perdre quelque chose. Lorsque nous parvenons à un but, c’est en sacrifiant quelque chose de moins important. Nous devons être prêts à détruire certains aspects de notre vie, et cela est vrai pour tous les groupes partout dans le monde. C’est vrai partout où travaille un groupe de méditation de transmission.

La raison d’être de la méditation de transmission, c’est qu’il s’agit d’un exercice hiérarchique. Elle ne doit pas être prise à la légère. Cela n’est pas quelque chose que l’on fait quand on en a envie. C’est quelque chose que l’on fait parce que c’est la chose la meilleure et la plus importante que l’on puisse faire. Entrer en contact et travailler avec la Hiérarchie, c’est contribuer à créer un reflet des ashrams intérieurs sur les plans extérieurs.

Vous appartenez tous à un ashram. Il ne saurait en être autrement : vous ne feriez pas ce travail si tel n’était pas le cas. Mais j’imagine que très rares sont ceux qui pensent ainsi. Quand vous pratiquez la méditation de transmission, vous ne la considérez probablement que comme un supplément utile à votre travail de préparation pour la réapparition du Christ. Les deux sont importants, mais la réapparition du Christ est déjà réalisée, dans la mesure où Maitreya et un petit groupe de Maîtres sont aujourd’hui dans le monde. Mais la réapparition du Christ au sens le plus plein du terme concerne un groupe important d’environ quarante Maîtres, à savoir deux tiers des Maîtres impliqués dans l’évolution humaine, sans compter Maitreya. C’est un événement gigantesque.

Lorsque les Maîtres travailleront au grand jour, nous constaterons qu’ils ne veulent pas se situer au-dessus ni en dehors de l’humanité. Ils veulent travailler avec l’humanité, tout en faisant partie de l’humanité, mais ils ne peuvent travailler qu’avec ceux qui sont capables de travailler avec eux. Au début, l’une des façons les plus simples de travailler avec les Maîtres consiste à pratiquer la méditation de transmission. C’est dans ce but que les Maîtres nous ont donné la méditation de transmission, qui leur permet de distribuer une partie importante des énergies spirituelles relativement considérables dont ils disposent à l’heure actuelle. La méditation de transmission est pour eux la meilleure manière de nous faire profiter de cette abondance énergétique.

En réalité, la réapparition du Christ, c’est la venue dans le monde d’une partie importante des ashrams intérieurs des Maîtres, c’est l’extériorisation du travail de la Hiérarchie. Une partie de ce processus consiste pour les Maîtres à passer des plans intérieurs sur les plans extérieurs pour continuer le travail sans porter atteinte aux réalisations spirituelles accomplies sur les plans intérieurs. Il doit y avoir sur le plan extérieur une manifestation équivalente à celle qui a déjà été réalisée sur les plans intérieurs, faute de quoi l’extériorisation du travail de la Hiérarchie n’a pas lieu.

Les Maîtres doivent pouvoir travailler sur le plan extérieur de la même façon qu’ils travaillent sur les plans intérieurs. En tant que membres de cette Hiérarchie élargie dont ils sont les frères aînés, nous devons faire de même. L’initiation de groupe ne peut pas avoir lieu tant que la tension spirituelle n’est pas réalisée et maintenue par les groupes à l’unisson dans le monde entier. Cela n’est pas une tâche facile. Il faut en reconnaître l’importance, la mettre en œuvre, et la faire passer dans les faits.

Pour la plupart d’entre vous, vous connaissez la grande règle XI, telle qu’elle est donnée par DK. J’ai expliqué cette grande règle et ses quatre parties dans le détail en 1988. Si j’y reviens aujourd’hui, ce n’est pas pour vous la resservir dans son intégralité, il ne s’agit que d’un rappel.

Je vais vous demander de faire un peu de lecture, de reprendre le chapitre 19 de La Mission de Maitreya, tome II. Il s’intitule : Vers l’initiation de groupe. Lisez-le et relisez-le autant de fois qu’il le faudra, de façon à en comprendre en profondeur le sens, qui est clair et obscur à la fois. A un certain niveau, il ne semble pas trop difficile. Mais à un autre niveau, il est si obscur qu’il faut y réfléchir souvent et le relire encore plus souvent pour en saisir la vérité sous-jacente.

Je vais lire les quatre points de la règle XI, les quatre conditions fondamentales. Elles doivent absolument être remplies toutes les quatre pour que l’initiation de groupe soit réalisée.

Etablissement de relations non sentimentales dans le groupe. Cela semble facile. Ne pas être sentimental dans les relations de groupe. C’est une question de sentiment, non de sentimentalité. Quand vous lirez le chapitre 19 de La Mission de Maitreya, tome II, vous vous apercevrez que ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît. C’est difficile. C’est parce que toutes les conditions sont difficiles que l’initiation de groupe n’a jamais été réalisée. Jamais, à l’échelle mondiale, un groupe n’a eu assez d’inspiration, n’a fait preuve d’assez d’attraction magnétique dans son action, comme par exemple dans la préparation à la réapparition du Christ et dans la méditation de transmission.

Tout le monde pense que la méditation de transmission est un service puissant qui fait avancer celui qui la pratique et qui accélère son évolution. C’est ainsi que je la présente dans mes conférences. On ne peut pas parler de la règle XI quand on présente aux gens la méditation de transmission, qu’on leur explique comment les choses se passent et comment trouver un groupe. Personne ne commencerait jamais si on disait : « Au préalable, il faut satisfaire aux quatre conditions de la règle XI» On s’entendrait dire : « Au revoir et merci. » Il partirait encore davantage de gens que d’habitude.

La deuxième condition est apprendre à utiliser les forces de destruction de façon constructive. Je vous ai dit que c’était difficile. Pour ceux qui ne connaissent pas ces conditions, ou qui n’ont jamais pensé qu’ils auraient un jour à les prendre en compte, apprendre à utiliser les forces de destruction de façon constructive doit vraiment sembler impossible. Quoi qu’il en soit, que sont ces forces de destruction ? Quelqu’un en a-t-il la moindre idée ?

« La volonté ? » « L’avidité ? » « Le mirage ? » « Le matérialisme ? »

Les forces de destruction sont les forces du plan atmique de conscience spirituelle. Il y a trois plans spirituels : le plan buddhique, le plan manasique et le plan atmique. Le plan manasique correspond à l’aspect intelligence ; le plan buddhique à l’aspect amour-sagesse ; et le plan atmique à l’aspect volonté ou dessein, à l’aspect destruction. Quand la tension spirituelle nécessaire est atteinte dans le groupe au niveau mondial, ces trois aspects se manifestent.

Quand la tension spirituelle est à un certain niveau, l’aspect manasique est atteint et il entre en manifestation. Quand l’aspect buddhique est atteint à son tour, la conscience intègre l’aspect amour. Ces deux aspects invoquent le troisième, l’aspect atmique, par lequel tout ce qui fait obstacle à l’écoulement des énergies spirituelles de l’intérieur vers l’extérieur est détruit par l’application des forces de destruction. Shiva, le destructeur, détruit ce qui fait obstacle à l’expression des niveaux supérieurs.

D’un point de vue occulte, tout accomplissement sur le sentier d’évolution est le fruit de la renonciation à un aspect inférieur au bénéfice d’un aspect supérieur. Il en est toujours ainsi. L’inférieur doit être abandonné, détruit et éliminé pour permettre la manifestation de l’aspect supérieur. L’aspect buddhique, ou aspect amour, enrichit la qualité du tout, tandis que l’aspect le plus haut, l’aspect atmique, détruit ce qui fait obstacle à la pleine manifestation des niveaux manasique, buddhique et de l’unité essentielle de l’atmique lui-même.

Le plan atmique est celui dont tout procède. Il est à l’arrière-plan de la totalité de l’univers manifesté et, par son pouvoir destructif, il anéantit tout ce qui s’oppose à la pleine expression de la phase suivante, à quelque niveau que ce soit. Il agit de la sorte tout au long de la vie d’un individu et, bien sûr, dans la vie de ceux qui constituent un immense groupe international. C’est ainsi que les groupes de par le monde sont tirés vers le haut d’un point de vue énergétique.

Tout disciple connaît ce processus, qui se répète à tous les niveaux, de la première à la quatrième initiation. Il est lié à la quatrième initiation, qui est celle de la renonciation, de la crucifixion. L’inférieur est crucifié – ou sacrifié – pour, en quelque sorte, laisser ouverte la porte de la vie spirituelle du Maître ressuscité. A chaque étape du sentier, le processus tout entier se reproduit jusqu’à ce que l’individu soit enfin libéré et que rien ne lui fasse plus obstacle, parce qu’il a réussi et est devenu un Maître.

Le processus d’initiation de groupe et la quatrième initiation sont intimement liés. A la quatrième initiation, l’âme, qui est le lien spirituel entre l’étincelle divine et la personnalité sur le plan physique, est réabsorbée par la monade, le principe de vie. Cela mène à la cinquième initiation, celle du Maître ressuscité.

La condition suivante sur la voie de l’initiation de groupe est l’acquisition par le groupe de la capacité de travailler en tant que Hiérarchie en miniature et de démontrer l’unité dans la diversité. Tous les groupes doivent travailler avec l’unité pour objectif. Mais l’unité est une diversité unifiée. Ce fait de la vie trouve son illustration dans les nations du monde, qui, ensemble, constituent un groupe, et dans tous les habitants de ces nations, avec leurs différents rayons. Les sept rayons créent la plus grande diversité dans le monde à la fois au niveau des nations et au niveau humain. Toutes les nations ont leurs rayons. Avec leurs qualités et leurs desseins différents, elles forment une diversité. Le but est de créer l’unité qui cimente cette diversité, l’enrichit et lui donne son sens.

L’autre partie de cette condition, la capacité de vivre en tant que Hiérarchie en miniature, peut sembler irréalisable. Comme j’ai pu le constater, nombreux sont ceux, dans le monde moderne, qui n’aiment pas le mot « hiérarchie ». Ils trouvent cette notion non démocratique, et ont du mal à concevoir un quelconque rapport entre démocratie d’un côté et hiérarchie de l’autre. Elles semblent trop éloignées. Sous le mot « hiérarchie » se trouve l’idée de quelqu’un de mieux informé, autocratique et autoritaire qui décide de la façon dont les gens doivent vivre, alors que le mot « démocratie » sous-entend que tout le monde sait tout, que cela soit vrai ou non.

J’ai un petit-fils qui effectivement sait tout. Il dit qu’il sait tout. Quand je lui demande : « Tout sur tout ? », il répond : « Oui, tout sur tout. » Mais il n’a que trois ans. D’une certaine façon, il a raison. Il sait tout de ce qui constitue sa petite vie – autos, hélicoptères et avions miniatures, comment enlever les roues de ses voitures pour pouvoir en faire autre chose. Il a une vision de la vie simple et charmante, mais il se trompe, bien entendu.

Dans l’ensemble, les gens savent très peu de choses, mais, en tant que citoyens d’une démocratie, ils considèrent qu’ils ont le droit de dire ce qu’ils veulent et de demander ce qu’ils veulent. Ils sont mieux informés que la Hiérarchie.

Quand j’utilise le mot « Hiérarchie », je ne fais pas référence à quelque chose de supérieur du genre barreaux d’une échelle. Je parle de la Hiérarchie spirituelle, du règne des âmes. Y a-t-il dans cette salle une personne qui pense sincèrement en savoir plus que les Maîtres qui constituent la Hiérarchie spirituelle de cette planète ? Qui connaisse mieux la psychologie humaine, la signification occulte et le dessein de tous les processus contrôlés par la Hiérarchie, qui sache mieux administrer une planète ou un système solaire ? Alors, jeune homme de trois ans, savez-vous tout cela ? Bien sûr que non.

Travailler en tant que Hiérarchie en miniature signifie reconnaître qu’un groupe est composé de personnes de différents niveaux. Je sais que j’ai dit que les membres d’un groupe de ce type sont plus ou moins au même niveau. Cela veut dire qu’aucun d’entre eux n’est un Maître. Cela dit, il y a de petites différences. Certains sont au seuil de la première initiation. La plupart sont quelque part entre la première et la deuxième initiation. Quelques-uns ont peut-être pris la deuxième initiation, même si, à ce jour, je n’en ai rencontré aucun parmi ceux qui pratiquent la méditation de transmission. Actuellement, il y a des groupes que je n’ai jamais rencontrés, il y a donc peut-être des initiés de second degré parmi eux, mais j’en doute. Enfin, le groupe a besoin de gens à tous les niveaux qui soient capables de supporter les énergies de la Hiérarchie à leur propre niveau.

Il est important que les gens, particulièrement ceux qui vivent dans un pays qui se veut démocratique, comprennent qu’il n’y a pas vraiment d’incompatibilité entre une démocratie authentique et un élément de hiérarchie. Quand les Maîtres apparaîtront davantage au grand jour dans le monde, vous constaterez qu’il en est ainsi. Les Maîtres sont d’une grande sagesse et d’une grande simplicité. Ils ne le disent peut-être pas, mais ils savent tout. Ils connaissent aussi les problèmes de l’humanité. Ce sont des êtres bienveillants qui s’efforcent de travailler en collaboration étroite avec l’humanité – dans une grande tolérance, sans esprit critique et sans porter atteinte à son libre arbitre. Ils souhaitent travailler en collaboration avec l’humanité pour faire profiter celle-ci des connaissances et de la vision extraordinaires qu’ils ont acquises de haute lutte dans des domaines dont nous n’avons pas encore la moindre idée.

L’humanité doit devenir plus tolérante et plus humble. Le groupe des serviteurs qui se réclament de Maitreya et qui travaillent en vue de la réapparition reconnaissent que, s’ils veulent mettre en œuvre la règle XI, il leur faut acquérir la capacité de travailler en tant que Hiérarchie en miniature. Tous les groupes sont potentiellement une Hiérarchie en miniature, ils doivent donc être capables, en tant que groupe, de démontrer l’unité dans la diversité. Leur travail est d’exprimer cette réalité qui nécessite du temps et des efforts.

L’un des plus grands obstacles est la sympathie et l’antipathie que les coworkers éprouvent généralement les uns à l’égard des autres et qui les empêchent de parvenir à des relations de groupe non sentimentales. Il est bien plus facile dans un groupe de travailler avec des gens que vous aimez, qui vous ressemblent, que de travailler avec des gens qui ont des structures de rayons et des qualités complètement différentes des vôtres. La beauté d’un groupe, c’est qu’il réunit toutes – ou presque toutes – les structures de rayons ; c’est également le problème. C’est un problème dans chaque groupe, sans exception.

Il y a des gens qui sont automatiquement attirés les uns par les autres, des gens qui aiment travailler ensemble, et des gens qui ont des points de vue complètement différents. Chacun a ses préférences dans un groupe, chacun a ses partenaires préférés, avec qui le travail est facile et se passe bien. Il y a aussi ceux avec qui les choses sont très difficiles. C’est vrai de la plupart des groupes.

Ces affinités et antagonismes doivent disparaître. La capacité de démontrer l’unité dans la diversité est primordiale dans la règle XI. Il ne s’agit pas de supporter tel ou telle en disant : « Tu les connais, c’est toujours la même chose, avec eux. Dans chaque réunion, il faut qu’ils prennent les commandes. Ils n’écoutent pas. Il n’y a que leurs idées qui comptent. »

L’acceptation de la diversité est essentielle pour créer l’unité, qui est elle-même essentielle dans un groupe occulte de ce type. Car il s’agit bien d’un groupe occulte. Je ne fais pas référence à un groupe quelconque, du genre grande entreprise. Dans une grande entreprise, ceux qui s’entendent s’entendent, et les autres sont mis à la porte. Mais dans un groupe occulte, on ne peut pas mettre les gens à la porte. Chacun doit élargir l’idée qu’il se fait de l’unité de façon à y faire entrer ceux qu’il n’apprécie pas, lesquels doivent procéder de même de leur côté.

En ce qui concerne la quatrième et dernière condition pour la réalisation de l’initiation de groupe, il s’agit de cultiver la puissance du silence occulte. Cette loi fondamentale fait souvent l’objet d’une incompréhension. Elle peut impliquer le silence en paroles, mais elle peut tout aussi bien impliquer le contraire. Ce qu’elle exige du disciple, c’est qu’il cultive la puissance de la pensée correcte, qu’il sache que penser et comment penser, quand parler et quand ne pas parler. Parler à bon escient fait partie de l’utilisation de la puissance du silence occulte. C’est ce que je fais en ce moment.

Je voudrais vous apprendre à jouer au cricket. Malheureusement, en parler ne suffit pas. Il faut illustrer son propos. Comme je suis le seul à pouvoir le faire dans cette assemblée et que vous ne connaissez rien du cricket, cela me sera difficile. Mais je pourrais vous en parler et vous en démontrer la beauté…

Cette interruption du fil de ma pensée est un exemple de ce que n’est pas le silence occulte. Si je n’avais pas détourné mon attention, j’aurais pu vous dire une profonde vérité occulte qui vous aurait stupéfiés et émerveillés.

Donc, le silence occulte n’a pas grand-chose à voir avec le silence, même s’il peut parfois impliquer le silence. La flûte enchantée de Mozart traite du silence occulte qui est nécessaire pour l’initiation. Je vais donc faire une petite incursion dans le silence occulte et vous raconter ce qui se passe dans cet opéra. On y trouve un homme sérieux, Tamino, qui est un disciple et un initié en herbe. Il doit épouser une jeune femme ravissante du nom de Pamina. Il y a aussi Papageno, un homme du peuple bon enfant et drôle, qui collectionne les oiseaux pour les vendre. C’est ainsi qu’il gagne sa vie et trouve l’argent nécessaire pour boire et satisfaire ses envies. Il a tout ce qu’il lui faut, sauf une femme. Il ne parvient pas à en trouver une. En tant qu’initié, Tamino est tenu au silence, et il se tait pendant la plus grande partie de l’opéra. Tamino et Papageno ne cessent de passer des épreuves, et Papageno échoue à chaque fois. Il leur est demandé de garder le silence dans une situation particulière. On leur donne à manger et à boire, mais ils ne doivent pas parler. Bien entendu, Papageno ne parvient pas à tenir sa langue et s’exclame : « C’est formidable. »

Finalement, Tamino parvient à l’initiation en réussissant à pratiquer le silence occulte. Pamina avait pensé que Tamino ne l’aimait pas, car à chaque fois qu’elle lui parlait, il ne répondait pas. Mais ils sont enfin réunis. Il y a un grand ashram. Ils se rendent dans ce lieu occulte pour recevoir l’initiation et sortent de l’autre côté. La flûte enchantée est un opéra qui traite de l’initiation. Mozart était un initié de troisième degré. Il savait ce qu’était l’initiation, qu’il a illustrée de façon simplifiée dans son opéra. La flûte enchantée est un opéra merveilleux, avec une musique et un livret formidables.

Cultiver la puissance du silence occulte, c’est cultiver la puissance qui découle d’une pensée juste selon une certaine ligne, tout en veillant à ne pas affaiblir la pensée par des digressions comme celles que je viens de faire à propos du cricket et de La flûte enchantée. Si vous savez cultiver la tension spirituelle qui découle d’une pensée correcte, vous parlez quand il est bon de parler, et ne parlez pas quand il n’est pas bon de parler. Par exemple, vous parlez quand ce que vous avez à dire ajoute aux connaissances du groupe et répond à ses besoins. Et vous ne parlez pas quand vous savez que ce que vous avez à dire serait mal venu, faux ou passerait par-dessus la tête de ceux qui participent à la conversation de groupe.

Les gens qui participent à des discussions de groupe ne pensent pas vraiment en ces termes. Ils se disent : « Je n’aime pas cette idée. A mon avis, nous devrions faire ceci ou cela. » – « Oh, non, nous avons déjà essayé ça. Ça ne marche jamais. » Et ainsi de suite. Ils ne se donnent pas la peine de focaliser leur attention sur leur pensée et de la formuler pour voir si elle vaut la peine d’être exprimée ou non. Ils la lancent dans la conversation, parfois tout simplement parce qu’elle provient du plexus solaire, provoquant ainsi une perturbation, une cassure dans leur propre conscience et dans celle du groupe.

Le silence occulte n’a rien à voir avec le silence pur et simple. Il arrive, pour pratiquer le silence occulte, que l’on doive beaucoup parler. Si un Maître était ici, il saurait certainement que dire, quand le dire et où s’arrêter. Il saurait ce qu’il peut transmettre et qui serait compris, et ce qu’il ne doit surtout pas dire parce que cela ne serait pas compris. Il faut faire preuve d’ouverture et de souplesse, et surtout agir de façon que la puissance de l’idée – du silence ou des paroles, s’il faut parler – soit maintenue.

Tout cela est lié à la tension spirituelle. Nous parvenons à un état de tension spirituelle par la pensée juste et par une certaine forme d’indifférence spirituelle détendue. C’est du même ordre que ce que Maitreya appelle honnêteté mentale, sincérité de cœur et détachement. L’indifférence spirituelle est le résultat du détachement. Si je dis : « Cultivez l’indifférence spirituelle », vous vous direz peut-être : « Indifférence ? Cela veut dire qu’il faut faire preuve d’indifférence. C’est plutôt froid, comme attitude. » Cela n’a rien à voir avec de la froideur ; ce n’est pas un refus de s’impliquer ; ce n’est pas un refus de communion. C’est être détaché du résultat, de ce que les autres disent ou pensent, et de ce que vous pensez vous-même. C’est être spirituellement détaché. L’indifférence spirituelle est la même chose que le détachement spirituel.

La meilleure manière de parvenir à l’indifférence spirituelle est de pratiquer la triple technique conseillée par Maitreya : honnêteté mentale, sincérité de cœur et détachement. Le détachement grandit quand on est plus honnête mentalement. Quand on est plus honnête mentalement et plus détaché, on est plus sincère. Quand on est plus sincère, on devient plus détaché et plus honnête. Les trois attitudes se renforcent l’une l’autre, et on finit par parler naturellement sans effort. Les mots vous viennent naturellement à l’esprit et au cœur et correspondent à la perception qui est la vôtre de ce qui doit être dit. Vous les dites tout en étant détaché du résultat. Vous les dites parce qu’ils doivent être dits, et non parce que vous en tirez un quelconque bénéfice.

Les gens ne cessent de me remercier pour ce que je fais, par exemple. C’est très gentil de leur part, mais je n’ai pas besoin de leurs remerciements. Je fais ce que je fais parce qu’on m’a demandé de le faire et parce que je suis engagé dans ce travail. Je fais cela pour servir le plan. Mais les gens ne cessent de me remercier, ce qui me met dans une situation quelque peu embarrassante. Je ne peux pas offenser les gens en leur répondant : « Non, je ne veux pas de vos remerciements. C’est gentil, mais je n’en veux pas. » Ils trouveraient cela insultant et arrogant.

Le détachement spirituel n’a pas besoin de remerciements. Si vous êtes engagés dans ce travail, vous ne devez pas attendre des autres qu’ils vous félicitent en vous donnant une tape dans le dos, car ce que vous faites provient de l’âme. Ce que vous faites, c’est le travail de l’âme.

Si tel n’est pas le cas, c’est que vous êtes en compétition, et si vous êtes en compétition, c’est que vous voulez des applaudissements. Vous voulez que quelqu’un vous tape dans le dos en vous disant : « Bravo, bien joué, merci. » Quand vous n’êtes pas en compétition, vous faites le travail de l’âme. Il se peut que vous ne le fassiez pas bien, mais vous faites de votre mieux, c’est tout ce que vous pouvez faire. Vous remercier pour cela n’a pas de sens, parce que vous ne le faites pas pour être remerciés ni pour prouver quoi que ce soit. Vous faites ce travail parce qu’il faut qu’il soit fait, parce qu’il vous est présenté. C’est comme une montagne. Vous grimpez parce que la montage est là, devant vous. Ce genre de détachement est absolument nécessaire pour ce travail et pour la réalisation de l’initiation de groupe.

Vous voyez donc combien il est difficile de parvenir à l’initiation de groupe. Il faut être capable de marcher sur une corde raide, sans rien attendre des autres, sans avoir besoin d’encouragements, d’acclamations, de remerciements ni d’applaudissements. Tout le monde doit faire le travail sans cela.

Le disciple doit se considérer comme faisant partie d’un groupe, de façon impersonnelle, sans sympathies ni antipathies. Le groupe dans sa totalité, avec tous ses défauts, est celui dont vous faites partie. Si vous voulez utiliser les énergies du Verseau, vous devez penser dans ces termes, parce que ces énergies ne fonctionnent qu’avec les groupes, pas avec les individus. L’individualité, les hommes n’ont que ce mot à la bouche aujourd’hui. Cette individualité est la réussite majeure de l’expérience des Poissons. Mais vous voyez où elle nous a menés. Pensez au monde, aux guerres, à la faim, à tout cela. C’est à cela que notre individualité d’aujourd’hui nous a conduits, parce que nous en avons mésusé. Au lieu de cela, pensez en termes de groupe, d’unité dans la diversité. C’est cela l’important – un groupe qui démontre l’unité dans la diversité, en tant que tout, de manière que notre individualité puisse être mise au service du groupe.

Quand il est question d’initiation de groupe, il faut aussi réfléchir intensément à la nécessité de l’innocuité dans toutes les situations qui impliquent des relations de groupe. Pleinement et correctement réalisée, cette innocuité serait le moyen le plus sûr pour un disciple de devenir un membre éminent de la Hiérarchie spirituelle de cette planète. Tout considérer en termes d’innocuité, c’est se conformer automatiquement aux quatre conditions de la règle XI. Si nous étions dans l’innocuité la plus parfaite et la plus absolue à tous égards, en pensée, en parole et en action, à chaque instant, nous serions des Maîtres. Quand vous rencontrerez les Maîtres, vous serez stupéfaits de leur simplicité, de leur innocuité, de leur amabilité.

La seule façon de vivre, c’est dans le respect de la Loi – ce que nos Frères de l’espace démontrent en permanence. La grande loi de cause et d’effet, la loi du karma, est la loi la plus simple et la plus réactive qui soit. Tout ce que nous faisons – chaque pensée, chaque parole, chaque action – engendre une cause. Les effets issus de cette cause constituent notre vie. Celle-ci est entre nos mains. En conséquence, la nécessité de l’innocuité s’impose d’elle-même, n’est-ce pas ?

Nous avons tous du bon et du mauvais karma. C’est le résultat de ce que nous faisons. Si nous parvenons à maîtriser nos pensées et nos actions, alors nous maîtrisons cette loi et parvenons à un état d’innocuité parfaite. Cette loi se manifeste à travers nous et avec nous à chaque instant. Il nous est impossible de la mettre de côté et de dire : « Eh bien, je ne vais plus me préoccuper d’innocuité pendant un moment. Je vais être aussi nocif que je dois l’être, en étant moi-même, à mon niveau actuel, qui n’est pas très avancé. Je ne vais donc pas trop exiger de moi-même. Je vais être nocif. » Nous faisons tous cela, n’est-ce pas ? Nous sommes tous aussi bons qu’il nous est possible de l’être (pas tout à fait), mais également aussi nocifs que nous pouvons l’être, en toute connaissance de cause. Bien que connaissant la Loi, nous ne pouvons nous en empêcher. Nous n’avons pas la maîtrise de nous-mêmes – c’est-à-dire essentiellement de notre corps astral-émotionnel. Si nous avions la maîtrise de notre corps astral-émotionnel, nous serions beaucoup moins nocifs que nous le sommes. Mais malheureusement quatre-vingt quinze pour cent des hommes sont polarisés sur le plan astral. Il est donc inévitable que des dommages se produisent sur le plan astral. Tout provient du plan astral.

Toutes les douleurs et toutes les souffrances qui sont les siennes, l’humanité se les impose à elle-même par le mésusage qu’elle fait de ses véhicules astraux et mentaux. Si nous maîtrisions nos véhicules physique, émotionnel et mental, nous parviendrions à l’innocuité, mais tel n’est pas le cas. Tel n’est pas notre conditionnement. Nous sommes conditionnés dans la nocivité et pour la nocivité. A chaque génération, les parents transmettent le conditionnement de leurs parents et des parents de leurs parents. Chaque génération intègre ces façons inadéquates de vivre, de penser, de sentir et d’être en relation, et les transmet à la génération suivante.

L’initiation est également une affaire de maîtrise. Nous prenons la première initiation lorsque nous maîtrisons l’élémental physique. L’élémental physique constitue notre véhicule physique ; il a sa propre vie. Soit nous maîtrisons cette forme de vie, soit c’est elle qui nous maîtrise. Il en va de même du corps émotionnel. L’élémental émotionnel crée toutes les réactions émotionnelles que nous considérons comme nécessaires et réelles, et qui défigurent nos vies. Il en va de même de l’élémental mental jusqu’à ce que la maîtrise soit atteinte.

L’innocuité est-elle réalisable ? Bien sûr que oui – ce que nous appelons évolution de la conscience est la réalisation progressive de l’innocuité. A mesure que nous progressons en détachement, nous progressons dans la conscience que nous avons de notre être spirituel, de notre âme. Plus nous progressons dans notre relation avec notre âme et nous en imprégnons petit à petit, plus nous maîtrisons le corps physique, le corps émotionnel, puis le corps mental, ce qui nous permet de devenir des initiés. Le chemin nous a été tracé, c’est à nous de relever le défi.

Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Dossier ()