Partage international no 155 – juillet 2001
par Le Maître –
par l’entremise de Benjamin Creme
Chaque fois que les hommes se rassemblent en groupe important, ils adoptent une vision différente d’eux-mêmes, et se considèrent les uns les autres d’un œil nouveau. Ils s’enhardissent, s’affirment dans leurs désirs, et se rassemblent autour de ceux qui soutiennent leurs opinions. Cela peut sembler naturel, mais pourquoi en est-il ainsi ?
En essence, tous les hommes sont intérieurement en quête d’unité et trouvent un reflet de cette unité dans la conformité de pensée et d’idées. C’est cet instinct qui est à l’origine de rassemblements comme les partis politiques par exemple. Le consensus idéologique agit comme un aimant, et renforce la puissance du tout.
Groupements et partis s’effondrent quand leur unité interne est perturbée. L’unité est une qualité de l’âme essentielle à la cohésion du groupe. Quand une importance exagérée est donnée aux individus et aux différences de personnalité, les liens qui maintiennent cette cohésion tendent à s’affaiblir.
Ce principe s’applique à tous les domaines de l’activité humaine. L’essor et la chute des partis, des groupements, et même des nations, sont conditionnés par cette loi. L’union fait la force, dit-on, et il en est vraiment ainsi, car telle est la nature essentielle de l’homme.
La création de l’unité
Dans sa phase initiale de formation, il n’est pas très difficile à un groupe de parvenir à l’unité ; si l’objectif pour lequel il a été créé est suffisamment magnétique, cela seul suffit à en assurer la cohésion. Le temps, toutefois, amène divergences et mécontentements. Des voix puissantes et diverses s’élèvent, qui cherchent à imposer leur volonté. Si le désir d’unité est perdu, le groupe s’en trouve immédiatement menacé.
La finalité sous-jacente de toute vie est la création de l’unité, qui exprime le lien étroit existant entre tous les atomes. Pour la plupart des hommes, le cosmos est un ensemble de corps matériels séparés, infiniment grands et distants, qui obéissent mécaniquement aux lois gouvernant la matière. En réalité le cosmos, l’espace lui-même, est une entité vivante, la source de notre Etre, notre Mère et notre Père. En tant qu’âmes, nous savons qu’il en est ainsi, et cherchons à exprimer l’unité fondamentale de notre nature. Ainsi, c’est à ses risques et périls qu’un groupe perd son unité. Sans elle, il fonctionne non plus en tant que groupe mais de façon aveugle, sans finalité ni cohésion, comme un assemblage disparate de conditionnements et d’attitudes.
L’âge du groupe
Nous entrons dans l’âge du groupe. L’expérience du Verseau, et de ses énergies, ne peut être vécue qu’en formation de groupe. De plus, la qualité dominante du Verseau est la synthèse. Ses rayons imposeront la fusion dans la vie de tous, jusqu’à ce que, au fil du temps, l’alchimie supérieure parvienne à son but bienfaisant et que la race des hommes soit une. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes sauront-ils en vérité que l’unité est la force, la qualité essentielle de notre Etre, le but vers lequel les hommes font tendre tous leurs efforts et auquel toutes leurs activités doivent donner expression.
Quand Maitreya lui-même émergera dans un avenir très proche, il soulignera ce besoin d’unité dans tout ce que nous entreprenons. Il montrera combien il est essentiel que nous parvenions à l’unicité de but, en tant qu’hommes et en tant que nations, pour résoudre les problèmes humains, mettant ainsi nos puissantes individualités au service du groupe.
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.
Auteur : Le Maître –, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
Thématiques : sagesse éternelle
Rubrique : Articles du Maître — ()
