Partage international no 255 – novembre 2009
Des chercheurs de l’Université de Barcelone sont arrivés à la conclusion qu’un tiers des cas de paludisme chez les bébés africains pourraient être évités si on leur donnait des doses intermittentes de médicaments anti-malaria avant que l’infection ne survienne. Cette approche aide les enfants à développer une immunité à la maladie et réduit le risque que le parasite ne devienne résistant au médicament.
En étudiant 8 000 cas d’enfants et de nourrissons de Tanzanie, du Mozambique, du Gabon et du Ghana, l’équipe de Pedro Alonso a montré que cette technique pourrait sauver « des dizaines de milliers de vies chaque année dans toute l’Afrique ». Si la technique était élargie à d’autres pays africains, six millions de cas de paludisme pourraient être évités chaque année, annonce-t-il.
Le paludisme est considéré comme l’un des problèmes majeur de santé publique, tuant plus d’un million de personnes par an, mais c’est aussi l’une des maladies les plus faciles à éviter. Bien que ce nouveau protocole semble prometteur, les chercheurs ont souligné que ce n’est que l’une des nombreuses pistes à poursuivre dans la protection contre cette maladie. Les moustiquaires traitées à l’insecticide restent le principal moyen de prévention du paludisme.
Sources : Reuters
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
