« Un nouveau Moïse vous guidera »

Un livre de Giorgio Dibitonto : Anges en astronef

Partage international no 254octobre 2009

par Gerard Aartsen

Combien d’articles ou de livres avez-vous lus qui vous ont laissé une impression indélébile, comme si vous compreniez tout d’un coup le sens de la vie, ou comme si vous aviez vous-même vécu les expériences de l’auteur ? En réponse à cette question, nombre de lecteurs de Partage international citeront probablement un article ou une interview sur la Réapparition. Beaucoup d’entre nous avons probablement une bibliothèque d’ouvrages favoris. Mais franchement, une fois que vous avez pris contact avec l’enseignement de la Sagesse éternelle, vous arrive-t-il souvent de tomber sur ce genre de livre qui vous laisse cette impression d’avoir fait l’expérience de quelque chose de profondément réel ?

Dans Anges en astronef, Giorgio Dibitonto décrit comment lui et deux de ses amis furent contactés par les Frères de l’espace en 1980 pour, durant plusieurs mois, recevoir une formation en vue de faciliter et intensifier les contacts entre eux. En compagnie de ces êtres, ils firent finalement plusieurs voyages dans des engins spatiaux, lors desquels des êtres exaltés leur délivrèrent des leçons inestimables sur la vie sur Terre et sur d’autres planètes. Ils pressèrent G. Dibitonto et ses compagnons d’avertir l’humanité que, si elle continuait sur sa lancée actuelle, une catastrophe imminente l’attendait. Au début de ma lecture, la tonalité et les références ouvertement chrétiennes mirent à rude épreuve mon ouverture d’esprit, à tel point qu’il m’a bien fallu un an et demi avant d’être en mesure de le lire posément.

Au départ, seuls m’intéressaient les commentaires de Benjamin Creme repris dans la préface de l’éditeur, sur les origines vénusiennes de George Adamski, ainsi que le fait que l’auteur ait été présenté au Frère de l’espace qui avait vécu sur Terre sous le nom d’Adamski (voir PI d’octobre 2008) par les êtres mêmes que celui-ci avaient présentés au monde dans ses livres sous les noms de Ramu (Saturnien), d’Orthon et Kalna (Vénusiens), et Firkons, Ilmuth et Zuhl (Mars).

Lors de la première rencontre, le contact céleste de l’auteur lui dit : « Ce n’est pas la première fois que nous rencontrons des hommes de la Terre de cette manière… Vos saintes Ecritures vous disent que le Seigneur leur a parlé depuis une nuée ; notre rencontre d’aujourd’hui n’est en rien différente de celles qu’ont vécues vos ancêtres au cours des âges. » L’auteur révèle que les « colonnes de nuée le jour et de feu la nuit » (Exode, 14) qui ont guidé les Hébreux dans leur traversée du désert étaient, en fait, des ovnis dans l’exercice de l’une de leurs fonctions, qui est de guider l’humanité dans les temps d’épreuve, dans le passé comme dans le présent, et que les anges et les archanges de la Bible étaient des frères de l’espace.

Le principal contact de Dibitonto, celui qu’Adamski appelle Ramu dans A l’intérieur des vaisseaux spatiaux, dit qu’il est l’ange Raphaël, et que c’était lui, le compagnon de voyage du jeune Tobie (Livre de Tobie).

Il est intéressant de noter que le lien entre les anges « historiques » et les frères de l’espace se trouve souligné dans La Doctrine secrète, vol. 3, où H. Blavatsky parle des « sept régents planétaires », autrement dit, « des divinités dont la vie anime les sept planètes », et qu’elle appelle Michaël, Gabriel, Raphaël, etc. Elle explique, dans le même chapitre, que Tsabaoth, le « Seigneur des armées », signifie, en hébreux, littéralement « l’armée du vaisseau » – the army of the ship.

Voici ce que dit à ce sujet Raphaël, selon Dibitonto : « On appelle Dieu le Seigneur des armées. La Bible vous parle d’une bataille entre les armées célestes et les puissances du mal. Il est bon que les armées du Seigneur soient toujours présentes, travaillant avec diligence au triomphe du bien sur la Terre – des armées invitées dans une « bataille » pour l’amour et le salut contre le mal» Et de préciser, comme en écho direct à ce que le Maître de Benjamin Creme appelle « le rassemblement des Forces de lumière » : « Notre nombre grandit chaque jour un peu plus, en cette époque où nous venons sur Terre pour participer à cette grande mission. »

Cette grande mission est quelque peu précisée par la suite par Firkon, qui explique : « Les Terriens devraient se préparer pour un nouveau voyage, un voyage qui n’a pas de précédent dans leur histoire. Aucun des évènements qui se sont jusqu’alors produits sur cette planète ne peut se comparer avec ce qui vous attend maintenant» Se référant à l’Exode, il explique : « Les nuées et les colonnes de feu, qu’aujourd’hui on appellerait soucoupes volantes et vaisseaux-mères, accompagnaient les chefs hébreux durant et après leur sortie d’Egypte. Ce sont exactement les mêmes signes et les mêmes réalités qui annoncent aujourd’hui un nouveau et ultime voyage, qui vous conduira hors de votre misère présente dans la véritable terre promise de l’amour universel»

Selon Raphaël, notre misère actuelle est le résultat direct du choix fait par l’humanité de vivre selon ses propres désirs. C’est à partir de là, dit-il, que « le cycle actuel a commencé. Vous, qui avez mangé les fruits sans limites de l’amour universel, avez voulu n’en goûter qu’un seul, c’est-à-dire essayer la voie pitoyable de l’inconduite… L’homme a commencé à remplacer le bien par le mal, et le progrès par la décadence. » Pour rassurer ses compagnons humains, cependant, Raphaël ajoute : « Nous aimons Dieu, notre Père, parce qu’il nous aime. Il nous aime sans condition, et nous faisons de même parce que c’est la réponse appropriée. Bientôt, votre planète comprendra cela aussi, et l’aube attendue depuis si longtemps commencera à poindre. Je vous parle en vérité, ce jour est pour bientôt»

Bien qu’exprimée en termes bibliques, l’information que nous donne G. Dibitonto coïncide par de nombreux aspects avec celles fournies par Benjamin Creme et son Maître sur la transition entre l’ancienne ère des Poissons et celle du Verseau. On en trouve un exemple frappant quand Orthon et Firkon, dans une discussion, évoquèrent comme l’un des signes annonçant cette transition, les apparitions du Maître qui fut Marie – « des apparitions, dirent-ils, bien plus fréquentes qu’on ne le soupçonne généralement. Elle a ainsi confirmé à plusieurs reprises sa présence par des signes qui ont suscité à la fois terreur et émerveillement, comme à Fatima» Raphaël explique que le temps de l’accomplissement de la troisième prophétie de Fatima est venu, une prophétie qui annonçait, selon Benjamin Creme, « l’imminence du retour du Christ dans le monde» (PI, octobre 2000).

Les convergences avec les informations de Benjamin Creme sur le retour de Maitreya, le Christ, sont encore plus évidentes quand, à une autre occasion, Kalna dit : « Les Hébreux étaient conduits par un grand frère universel, qui était né ici [sur Terre] pour remplir cette mission importante. Il s’appelait Moïse. Un autre Moïse est sur le point de vous guider, que nous aimons et vénérons tous profondément. Il emmènera tous les hommes dans ce nouvel exode, tel un frère ou un père aimants et aimés. Tous ceux qui croient en lui et veulent l’avoir comme guide arriveront à ce but qui a déjà été choisi» En une autre occasion, une sœur de l’espace, connue sans autre précision comme la « dame gracieuse », ajoute : « Aujourd’hui, l’heure de la vérité universelle a sonné, et un nouveau Moïse conduira tous ceux qui le voudront en sécurité, peu importe leur race ou leur nationalité. Il sera en mesure de déceler dans chaque cœur la plus infime aspiration à la bonté et à la justice, c’est-à-dire à l’amour universel. »

Cette référence aux préoccupations sociales de Maitreya est aussi rendue plus explicite par Orthon : « L’état sous-développé de nombreuses parties du monde les a plongées dans la misère avec ses conséquences inévitables, la sous-nutrition et la maladie, la famine et la mort. Ce qui crée une lourde culpabilité chez les gens vivant dans des régions prospères» Auparavant, Raphaël avait, lui aussi, évoqué les conséquences de l’état de notre planète : « La Terre est en plein chaos ; des vibrations destructrices, tels des fléaux qui cinglent des multitudes en pleurs, sapent les énergies vitales de zones chaque jour plus vastes de la planète. Un jour, vous comprendrez la nature réelle de ces conditions dont votre science limitée ne saurait prendre la mesure. Le petit nombre de ceux qui ont commencé à prendre véritablement conscience de la situation sont incompris et isolés»

Tout en faisant écho aux déclarations de Benjamin Creme et de son Maître, selon lesquelles le chaos climatique actuel est dû au déséquilibre que nos pensées erronées ont induit parmi les élémentaux du monde dévique, ce passage ramène le lecteur au concret, à l’urgence qu’il y a de prendre conscience que la vie est relation, et que cette relation s’étend beaucoup plus loin qu’on ne le pensait jusqu’à présent. C’est, en fait, comme si les voyages que l’auteur et ses compagnons ont entrepris avec les frères servaient à nous apprendre ce que sont véritablement des relations justes, ou mieux, à nous en faire faire l’expérience concrète – que ce soit entre nous, humains, ou entre l’humanité terrestre et ses sœurs célestes.

Malgré la lourde tonalité chrétienne qui marque la narration de l’auteur, sa description, d’une manière subtile, indéfinissable, crée une brèche dans la barrière qui sépare l’expérience consciente de la vie sur le plan physique dense qui est la nôtre sur Terre de, non seulement celle qu’on a sur d’autres planètes, mais aussi, semble-t-il, sur les plans supérieurs, intérieurs, laissant le lecteur submergé par un sentiment d’unité très proche de celui que l’on ressent durant une bénédiction de Maitreya.

Dans un passage où il rapporte la conclusion d’une visite sur une « merveilleuse planète », Giorgio Dibitonto semble décrire précisément ce genre d’expérience : « Je me sentis enveloppé d’une paix parfaite et fondu dans une extase. Quand ces sentiments touchèrent à leur extrême… un feu sublime s’empara de chacun des êtres vivants présents. C’était comme une corde dorée, allant d’abysse en abysse, de monde en monde, de ciel en ciel, d’extase en extase. Il [le feu] se rapprocha pour regarder dans nos yeux et revendiquer la propriété de la moindre fibre de notre être ; il en alla de même pour chacun des frères et sœurs présents, et pour la Mère divine, et pour le Seigneur. Je vis un être divin d’une beauté inconcevable venir d’en haut… Cette personnification sublime se répéta une seconde fois, puis une troisième, où elle parut alors venir de toutes les directions en même temps dans chacun des points de la pièce. »

La réalité dont parle ce livre n’est pas véhiculée par les mots que l’auteur choisit pour décrire ses expériences, ainsi que les enseignements et les révélations que lui et ses compagnons ont reçus. Cependant, la réalité de notre interconnexion, non seulement en tant que famille humaine de cette planète, mais avec chacune des expressions de la vie dans le cosmos infini, nous parle par ce livre d’une manière que des mots seuls ne pourraient le faire. Il semble que cette réalité se présente elle-même par une hausse définie du niveau de conscience qui dure plusieurs jours après la lecture du livre. La lecture de ce remarquable ouvrage a évoqué en moi une compréhension plus profonde de notre place dans et avec le cosmos en tant que corps de notre Créateur et de notre relation avec lui, un cosmos dans lequel l’humanité ne pourra se mouvoir librement que quand elle aura compris son unité essentielle avec le tout et agira en conséquence.

Questions à propos d’Anges en astronef

Question : D’après les informations que les frères de l’espace ont communiquées à G. Dibitonto, il semblerait que la plupart, sinon tous les anges et nombre de prophètes de l’Ancien Testament étaient des frères de l’espace. Est-ce aussi votre avis ?
Benjamin Creme : Aucun des prophètes n’étaient des frères de l’espace ; ils appartenaient à la Hiérarchie spirituelle de la Terre. Certains des « anges », cependant, étaient bien des visiteurs d’autres planètes.

Q. La « bénédiction cosmique » que décrit G. Dibitonto dans le chapitre 15 de son livre implique des frères de l’espace auxquels l’auteur se réfère comme étant « la Dame bénie » ou « le Seigneur », une allusion à peine voilée, respectivement à la Sainte Vierge et à Jésus ou au Christ. Ces deux Maîtres ont-ils vraiment participé à l’évènement rapporté par G. Dibitonto ? Ou était-ce des frères de l’espace de même « stature », si je peux employer ce terme ici ?
BC. C’étaient le Maître qui fut Marie et le Maître Jésus.

Q. Les frères de l’espace ont, dit-on, prévenu de l’imminence d’évènements catastrophiques comme conséquences des pensées et des actions erronées de l’humanité, avertissement qui n’est pas sans rappeler l’Apocalypse. L’auteur interprète les avertissements donnés par les frères en fonction de l’idée (apparemment chrétienne) qu’il se fait des évènements entourant le Retour du Christ. Mais ces avertissements ne concerneraient-ils pas plutôt l’effondrement des structures inadaptées de nos systèmes actuels ?
BC. Non. Ces avertissements concernent les catastrophes que sont le réchauffement mondial et la dégradation de notre environnement, la planète.

Q. Le frère de l’espace que George Adamski appelle Ramu se présente comme Raphaël. Ce nom, ainsi que le type d’expérience que Giorgio Dibitonto décrit dans son livre, me font penser à l’être avancé qui a emmené Vera Stanley Alder visiter les plans intérieurs, dans le micro et le macrocosme (si tant est qu’une telle différence existe sur ces plans !), un voyage dont elle a rendu compte dans son ouvrage From the Mundane to the Magnificent [Du terre-à-terre à la grandeur]. S’agissait-il du même guide que le Raphaël de G. Dibitonto ?
BC. Non.

[Références : Giorgio Dibitonto, Anges en astronef, éd. Ramuel. Edition originale : Angels in Astronave, 1983]

Auteur : Gerard Aartsen, enseignant, auteur et collaborateur de Share International basé à Amsterdam (Pays-Bas).
Thématiques : Ovnis
Rubrique : Compte rendu de lecture ()