Même si The Amazing Mr Lutterworth (L’étonnant M. Lutterworth) ne figure pas parmi les grands ouvrages littéraires du 20e siècle, il y a plusieurs raisons majeures qui expliquent pourquoi ce roman de Desmond Leslie mérite un regain d’intérêt, cinquante ans après sa publication.
D. Leslie (1921-2001), est surtout connu pour son livre sur les ovnis, Les soucoupes volantes ont atterri, dont il est co-auteur avec George Adamski. Il a également été scénariste, réalisateur et pionnier de la musique électronique.
Il est bien connu que de nombreux efforts ont été entrepris pour saper la mission de G. Adamski qui essayait de faire connaître les contacts qu’il avait eu avec les Frères de l’espace. Nous savons maintenant, grâce à des informations transmises par le Maître de Benjamin Creme, que la solution aux problèmes d’énergie dans le monde, la technologie de la lumière développée en coopération avec les Frères de l’espace, sera rendue publique quand l’humanité aura changé son cœur et aura accepté le principe de partage.
Ce changement aura lieu le jour où Maitreya adombera tous les hommes et se fera connaître ouvertement. De manière surprenante, Desmond Leslie a publié tous ces éléments dans un roman maintenant oublié.
Dans un ouvrage de Lou Zinsstag, George Adamski – The Untold Story (1983), D. Leslie avoue que son roman The Amazing Mr Lutterworth était basé à 75 % sur des faits réels et que le personnage principal de l’intrigue est, bien sûr, G. Adamski. D’ailleurs, l’auteur a dédicacé son roman, entre autres, à « G. A. ».
Même si ce roman présente un personnage appelé Elias Minovsky, calqué sur Adamski vivant sur le mont Ramolap (Palomar orthographié à l’envers), qui écrit « des textes philosophiques excentriques que nul ne publiera », et fait de vagues photographies de soucoupes volantes, le vrai Adamski se reflète dans le personnage principal : John Hollings Lutterworth.
Dans le livre, nous faisons la connaissance de M. Lutterworth, alors qu’il tente de retrouver sa mémoire sur un paquebot au départ de l’Angleterre et à destination de New York. Il est en possession de 78 cristaux en forme de tube qui, suspecte-t-il, sont essentiels à sa mission mais, une malheureuse chute lors d’une visite du navire l’empêche de se rappeler ce dont il s’agit. A son arrivée à New York, on le persuade de rencontrer M. Hasley B. Widlow, le président de Global Oil Corporation, qui lui offre un demi-million de dollars plus des royalties sur l’utilisation des cristaux et du plan d’une machine.Comme M. Lutterworth souffre toujours d’amnésie et qu’il ne se souvient pas de l’objet de son voyage et de l’usage des cristaux, il demande un temps de réflexion pour considérer l’offre. Il a l’intention de se rendre en Californie pour rencontrer Minovsky en espérant y apprendre plus sur les cristaux et ce qu’il est censé en faire.
Dans la suite du roman, M. Lutterworth continue à se démener pour essayer de se souvenir de sa mission qui est de sauver l’humanité des conséquences de la cupidité des entreprises représentées par Global Oil, qui, pour protéger ses bénéfices, veut empêcher la distribution d’un appareil d’origine extraterrestre permettant la production d’énergie illimitée. Ayant les hommes de Widlow sur les talons, il décide d’accepter l’offre d’une jeune femme qui faisait partie des passagers et qui l’invite à loger à son appartement de New York ; celle-ci lui rend le cristal qu’elle avait dérobé à bord du navire.
Bien que le roman soit criblé de références à la philosophie cosmique de la loi universelle, à l’unité de la race humaine et à la loi du karma qui sont expliquées dans le livre d’Adamski, A l’intérieur des vaisseaux de l’espace, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies – qui comptait 78 membres lorsque le roman a été écrit – constitue la toile de fond de l’épilogue final.
C’est dans le bâtiment de l’Organisation des Nations unies à New York que M. Lutterworth perce enfin l’amnésie qu’il s’était lui-même imposée, comme nous le découvrirons plus tard, afin de le protéger jusqu’à la fin de sa mission. Il se rend compte ainsi qu’il est lui-même un des Frères de l’espace travaillant à sauver l’humanité. La scène qui suit pourrait presque constituer un script pour le Jour de la Déclaration : le Frère de l’Espace apparaît face à l’Assemblée générale : « Je lève mes bras et le silence se fait. Je prononce les paroles dont nous avons convenu il y a longtemps. Chacun m’entend dans sa propre langue. » Alors qu’il adombre mentalement tous les membres de l’Assemblée générale, le Frère de l’Espace accomplit sa mission en distribuant les cristaux qui seront la clé du sauvetage de l’humanité. Ainsi, aucun pays et personne ne pourra monopoliser la technologie venue de l’espace. Il prononce alors ces paroles : « Cette énergie, je vous le dis, va changer la face de la Terre. Plus jamais de petits groupes ne pourront diriger les foules par la famine car il n’y aura plus de faim ni de froid, il n’y aura plus de maladies car lorsque l’homme aura appris à vivre en harmonie avec la nature, au lieu de continuellement lutter contre elle, il détruira alors les causes de la maladie. »
Desmond Leslie, The Amazing Mr Lutterworth.Publié par Allan Wingate (Londres, R.-U.), 1958).
Auteur : Gerard Aartsen, enseignant, auteur et collaborateur de Share International basé à Amsterdam (Pays-Bas).
Thématiques : Ovnis
Rubrique : Compte rendu de lecture ()
