Partage international no 239 – juillet 2008
Interview de Swami Premananda
Swami Premananda est un avatar spirituel né au Sri Lanka en 1951. Son ashram, situé aux environs de Trichy, au Tamil Nadu (Inde), comprend une école et un orphelinat. Swami Premananda est emprisonné à Cuddalore depuis treize ans, sur la base d’accusations forgées de toutes pièces et malgré la rétraction des faux témoins à l’origine de sa condamnation, et il fait face avec équanimité aux seize ans d’emprisonnement qu’il lui reste à effectuer. Vénéré par le personnel de la prison et ses co-détenus, il reste en contact avec des chercheurs spirituels et avec ses disciples à travers le monde.
Nous publions ci-dessous une interview de swami Premananda réalisée fin 2007 pour le magazine polonais Nieznany Sinàt (Monde inconnu).
Dans quel but les hommes naissent-ils ? Pourquoi naissons-nous sur cette Terre ?
Si nous naissons, c’est dans le but de découvrir notre propre réalité. Notre véritable Soi n’est pas le corps. Ce n’est pas notre esprit, notre intellect. C’est l’âme, la lumière, le soi supérieur, appelez-le comme vous voulez. Nos corps et nos personnalités passeront, mais nous leur survivront d’une manière subtile. Cet être subtil demeure durant de nombreuses vies. Pour lui, passer d’une vie à une autre, c’est un peu comme de changer de vêtements.
Pourquoi toutes ces vies ? Parce que nous en avons créé le besoin lors de notre première naissance. Si nous avions pris conscience de notre Soi réel alors que nous existions sous une forme spirituelle et que nous avions vécu la vie humaine avec détachement, nous n’aurions pas connu ces difficultés.
Quoi qu’il en soit, la perte de contact avec notre état d’être spirituel nous a conduit à confondre notre existence dans notre corps, notre esprit et notre intellect avec notre Soi réel. Nous avons, par nos actes, laissé des traces sur le mental. C’est ce résidu mental qui pousse notre Soi véritable à prendre vie après vie jusqu’à ce que nous ayons racheté les torts et les erreurs que nous avons commis. Le but de notre incarnation est donc, en premier lieu, d’apurer les dettes que nous nous sommes créées dans nos existences passées et présente. En second lieu, c’est de mener une vie sans tache afin de ne plus être soumis à la nécessité de s’incarner à nouveau.
Nombre de responsables religieux clament haut et fort que l’on ne peut atteindre le salut ou la liberté que dans leur religion. Qu’en pensez-vous ?
Le salut, la liberté ne sont pas un lieu que l’on peut visiter à l’occasion. C’est un changement de perception. Supposez que vous soyez de naissance princière et que, par accident, vous soyez élevé dans un milieu très pauvre. Si je vous dis que vous êtes un prince et que vous n’êtes pas pauvre, vous ne me croirez pas. Aussi longtemps que vous n’accepterez pas votre Soi réel, vous continuerez à mener cette existence misérable avec vos compagnons d’infortune. Ce n’est qu’en réalisant votre origine réelle que vous vous libérerez des chaînes qui vous rivent à votre environnement. Et cette libération sera votre salut.
Ou bien, imaginez que vous vous mettiez en route pour le mont Kailash, dans les Himalayas, au nord de l’Inde, mais que vous vous dirigiez, en fait, vers Kanyakumari, dans le sud. Plus vous avancerez, et plus vous vous éloignerez du mont Kailash, votre but. C’est ce que je vous dis : « N’allez pas au sud ; allez au nord, et vous atteindrez votre destination. » C’est le changement de direction qui vous donne la solution de votre problème. Toutes les religions procèdent ainsi: elles vous montrent le chemin du salut, de la liberté. Mais c’est vous qui effectuez le voyage. Vous êtes le créateur de votre propre avenir.
Qu’une religion prétende détenir seule la clé du salut, c’est l’indication qu’elle interprète mal les paroles de l’un ou l’autre des saints et sages qui l’ont fondée ou qui l’ont illustrée.
Supposez, par exemple, que le seigneur Jésus-Christ ait dit : « Je suis la voie. » Cela veut dire que « si vous comprenez votre Je [votre Soi véritable], ce Je vous conduira au salut. » Cette affirmation ne se réfère pas à l’être humain particulier qu’était Jésus, mais à tous les hommes. Les prétentions à l’exclusivité viennent de croyants qui comprennent mal les déclarations des instructeurs spirituels sur la manière dont ils voyaient la spiritualité.
Que pouvez-vous offrir au monde ? Comment pouvez-vous aider les gens avec leurs problèmes – ceux qui se sentent perdus ?
Il faut d’abord que je sois vraiment en mesure de servir de guide à autrui. Si je suis dans la confusion, tout ce que je peux offrir, c’est un surcroît de confusion. On peut aider les autres parce que notre fortune le permet, en leur apportant des conseils, des services, de l’amour, de l’attention, en les accompagnant dans leur progression, etc. On ne peut le faire véritablement que si l’on n’a pas de problèmes financiers et qu’on s’est affranchi de toute confusion. Il faut aussi jouir d’une bonne santé physique et mentale, être d’une nature aimante et authentiquement soucieuse du bien-être et du progrès de nos compagnons.
Si vous devez attendre d’avoir réuni toutes ces conditions, vous en aurez peut-être pour quelques incarnations avant de pouvoir vous rendre vraiment utile. C’est pourquoi vous pouvez essayer de combiner vos efforts pour aider et apprendre, augmenter votre expérience en même temps. En Inde, l’étudiant se tourne vers son gourou pour apprendre tout ce qu’il juge lui être utile – que ce soit pour le service du monde, pour aider d’autres personnes à résoudre leurs problèmes ou sauver les égarés. Apprendre à transformer sa vie constitue une excellente façon de savoir ce qui est bon pour les autres ainsi que la manière de le leur proposer. Le service désintéressé leur offre ce dont ils ont besoin. En même temps, il vous purifie et, ce faisant, facilite votre progrès spirituel.
Faut-il être hindou pour être votre disciple et bénéficier de votre direction spirituelle ?
Certainement pas ! « Hindous » et « hindouisme » sont des noms donnés par les Perses et les Occidentaux aux gens qui habitent au sud de l’Indus ainsi qu’à leurs croyances religieuses. L’hindouisme n’a pas de fondateur, ni de dogmes qui seraient définis dans un ensemble de textes canoniques. C’est une religion qui n’a pas d’organisation, à proprement parler.
Un hindou est libre de suivre le chemin qu’il estime le plus apte à le conduire à la Vérité. Si la vérité est le centre d’un cercle, alors tout être humain, quelle que soit la croyance, la foi auxquelles il peut s’accrocher, se trouve sur la circonférence. La distance entre centre et périphérie se mesure par le rayon. Tous les hommes, quels que soient leurs pays, quelles que soient leur nature ou leurs conceptions du monde, progressent vers ce centre. Ce processus d’évolution peut prendre de nombreuses vies. Le rayon peut être plus court dans l’une et plus long dans une autre. Mais il finit toujours par se raccourcir et ne faire plus qu’un avec la circonférence et le centre. C’est pourquoi il n’est pas nécessaire de se convertir à l’hindouisme. La compréhension suffit. Le code éternel de la vie – le Sanatana Dharma – a vu depuis des millénaires se dérouler une longue chaîne d’enseignements de saints et de sages. Si vous comprenez ce qu’a dit l’un d’eux, peu importe lequel, au point de vouloir y conformer votre vie, vous êtes les bienvenus. Mais vous n’avez pas besoin d’être hindou.
Qu’est-ce que l’hindouisme ? Ce qui frappe les Occidentaux, c’est le foisonnement de divinités et l’absence apparente d’un Dieu unique, contrairement à ce que soutiennent les hindous, pour qui leur religion est un monothéisme fondé sur la reconnaissance de l’unicité de Dieu. Qu’en pensez-vous ?
Je vous ai déjà donné quelques idées de ce qu’est l’hindouisme. Permettez-moi d’être un peu plus explicite. L’hindouisme existe depuis des milliers d’années. La race humaine aussi. Par exemple, il a existé autrefois un continent, la Lémurie, situé entre l’Australie occidentale actuelle et l’Afrique du Sud, qui occupait à peu près la place de l’Océan Indien d’aujourd’hui. Toute cette civilisation est maintenant sous les eaux. Si vous allez dans la partie centrale de l’Inde, vous constaterez qu’elle est parsemée de rochers qui, à l’évidence, se trouvaient sur le fonds marin à une époque préhistorique. L’histoire que nous connaissons actuellement remonte au grand maximum à 5 000 ans. Mais il a existé de nombreuses civilisations avant ce qu’on appelle « l’âge de pierre ». Les Pouranas (sorte d’annales antiques de l’Inde) en parlent.
L’hindouisme, de son côté, se réfère lui aussi à de nombreux saints et sages. Un fil d’or relie tout ce qui s’est dit et écrit sur leurs philosophies. Ce fil d’or, c’est la vérité fondamentale qu’il existe un Dieu omniprésent, omniscient et omnipotent. Les anciennes écritures de l’Inde, les Védas, l’appelle le Parabrahmam. Il existe tout le temps. Il demeure en toutes choses, animées et inanimées. Vous demandez pourquoi l’hindouisme a tant de dieux et de déesses ? Dieu est un, mais ses fonctions sont multiples et variées. Quand vous voyez la divinité unique, comme je l’ai mentionné tout à l’heure, d’un point de vue fonctionnel, on lui donne un nom, une forme et des attributs. L’inspecteur général de la police a sous lui une armée de représentants, des commissaires, des inspecteurs et les policiers ordinaires, qui, tous, accomplissent ses diverses fonctions. De même, quand les fonctions du Dieu Un sont exécutées, les hindous donnent à chaque entité fonctionnelle un nom, une forme et un attribut. Cependant, il y a un principe de base, dans l’hindouisme, c’est que les principales divinités sont toutes des représentantes de ce Dieu unique. Les Védas l’appellent le Parabrahmam, les shivaïtes, Shiva, les vischnouites, Vichnou, les dévots de la Déesse, Adi Parashakti, etc. Dieu est un, mais les saints et les sages le désignent par de nombreux noms, qui correspondent à ses diverses fonctions.
Le régime végétarien est-il utile pour le développement spirituel ?
Notre environnement conditionne nos esprits et nos corps. S’il est paisible, il adoucit l’un et protège l’autre. C’est pourquoi les aliments ont un effet correspondant sur eux. Cueillez une fève, et la plante sera d’accord. En fait, elle en produira davantage à votre service. Vous ne la blessez pas. Mais quand vous prenez une vie, que ce soit celle d’un animal, d’un oiseau ou d’un reptile, vous les faites souffrir. Cette souffrance imprègne l’environnement.
Quand vous mangez ce genre de nourriture non végétarienne, vous absorbez les qualités des animaux. Vous les consommez et lorsque, parfois, vous voyez des bêtes assassinées pour votre consommation, votre être intérieur commence à ressentir de la culpabilité, et donc à souffrir. Tout cela constitue un ensemble de faits négatifs pour ceux qui s’intéressent au développement spirituel. L’une des étapes les plus importantes de ce développement consiste dans le retrait de toutes les identifications qu’a pu opérer votre être intérieur avec votre corps, votre esprit et votre intellect. Si vous ne mangez que ce que vous aimez, vous aurez toutes les difficultés du monde à mettre fin à ces identifications.
Swami, nous avons probablement tous peur de la mort, mais qu’arrive-t-il à notre âme ? Où allons-nous ?
Une fois que le corps qu’a revêtu le Soi, l’âme, est mort ou détruit, celle-ci retourne à sa dimension originelle. Mais elle ne peut pas y rester pour toujours. Ses désirs et ses aspirations la poussent à s’incarner à nouveau jusqu’à ce qu’elle n’en ressente plus la nécessité. Il arrive que des sages et saints véritables, par amour de l’humanité, prennent une vie de souffrance. Ils ne le font pas pour des raisons karmiques, mais inspirés par la générosité de leurs cœurs.
Et que se passera-t-il quand nous aurons atteint le salut ou la liberté ?
Le salut, ou liberté, n’est pas un état où l’on peut se rendre. C’est un changement de perception, qui vous permet de reconnaître la vérité. Que se passe-t-il quand on est dans le sommeil profond, sans rêve ? On ne s’occupe plus de notre Soi, on est dans un état de relaxation céleste. Le besoin de connaître l’avenir ne nous concerne alors plus.
La clé du développement spirituel, c’est de vous demander QUI cherche à savoir « ce qui se passera quand j’aurai atteint le salut », etc. Il faut chercher sérieusement à découvrir qui c’est – qui est l’être qui s’interroge ainsi.
En voulez-vous à ceux dont les accusations mensongères vous ont conduit en prison ?
Chacun de nos actes éveille une réaction en nous. Si je mets ma main dans le feu en ignorant tout de ce qui se passera, mes doigts brûleront quand même. Si des gens fabriquent de fausses charges contre vous, que ce soit délibérément ou non, ils en ressentiront, eux aussi, inévitablement les conséquences dans leurs vies, voire dans celles de leurs enfants. Pourquoi éprouverais-je de la haine ? Je suis, plutôt, désolé pour eux parce qu’ils auront à payer pour chacun de leurs actes.
Quelles pratiques spirituelles recommandez-vous à vos disciples ?
Les disciples ne sont pas tous au même niveau. On ne peut donc leur recommander la même chose. Mais j’ai décrit une pratique de base, l’abishekam, qui consiste à nettoyer à l’aide de certains produits des statues en tant que formes du divin. Cette pratique enclenche un processus de purification intérieure, qui est indispensable à qui veut progresser dans la spiritualité. Si vous vous dites que ces exercices ne sont pas pour vous, je vous demanderai alors : « Pourquoi pas ? » Si c’est parce que vous vous croyez trop « avancé », et que vous les regardiez avec condescendance, c’est le signe que votre ego est hypertrophié. La pratique de l’abishekam apprend l’humilité.
Qu’adviendra-t-il de vos disciples quand vous aurez quitté ce monde et serez entré en mahasamadhi ?
Je continuerai d’être avec eux, à moins qu’ils ne veuillent plus de moi. La destruction ne concerne que le corps.
Conduiriez-vous à la liberté quelqu’un qui a foi en Dieu et en vous, et suit vos instructions ?
Certainement. C’est ma mission.
Quelle est votre attitude envers le christianisme et les autres religions, ainsi que les sentiers spirituels ?
Lorsque nous sommes en voyage spirituel, nous sommes tous des pèlerins, quels que soient le nom ou le groupe auxquels nous donnons notre préférence. Je n’ai pas besoin de vous convertir à ma façon de rendre un culte religieux. Si vous me le demandez, je vous expliquerai ma religion et je vous écouterai m’expliquez la vôtre. Mais je n’y adhérerai pas pour les bénéfices, matériels ou spirituels, que vous pourriez m’offrir. Je préfère que les chrétiens soient de meilleurs chrétiens, les musulmans de meilleurs musulmans et les hindous de meilleurs hindous plutôt que de les voir se convertir au christianisme ou à l’islam.
Peut-on atteindre la liberté en vivant une vie de famille, avec une femme ou un mari et des enfants ?
Bien sûr ! Mais les éléments sont contre vous. L’attachement et vos responsabilités envers ceux que vous aimez vous attireront vers la vie du monde. Si vous êtes en mesure de vivre votre vie de famille avec détachement, vous progresserez spirituellement. Le roi Janaka, le père de Sita, l’épouse de Rama, menait la vie d’une famille royale, avec tout le décorum et les responsabilités que cela comporte. C’était pourtant une âme libérée.
Beaucoup s’attendent dans les prochaines années à d’énormes catastrophes naturelles. Ces craintes sont-elles fondées ?
Nous avons gravement maltraité la nature. Nous l’avons maltraitée pour en obtenir des bénéfices personnels. La patience et la tolérance de la Terre Mère ont beau être immenses, elles ont pourtant leurs limites. Le récent tsunami n’a été qu’un désastre, une conséquence de son déplaisir parmi d’autres. Beaucoup d’autres suivront. Qu’on les redoute ou non n’y changera rien. Que va-t-il se passer ? Imaginez une région protégée par une digue. Si vous ouvrez une vanne, vous pouvez être certain que l’eau s’y engouffrera jusqu’à la submerger totalement. Notre Mère la Terre est en colère. Par son égoïsme, l’homme a détruit ses enfants, a causé l’extinction de nombreuses espèces. Au lieu d’avoir peur, efforcez-vous de revenir sur vos pas. Redressez les torts que vous avez faits. Faites amende honorable. Purifiez l’environnement. Réjouissez la Terre Mère. Peut-être, alors, s’apaisera-t-elle. Une autre façon d’y parvenir, c’est d’aider les moins favorisés d’entre vous.
Avez-vous un message pour notre pays [la Pologne] ? Quel est son avenir ?
Votre pays n’est pas séparé du reste de la Terre. Vous faites partie de la Terre Mère. Votre avenir est inextricablement lié à celui du monde. J’ai eu très tôt des disciples de votre pays. Mes bénédictions sont avec vous et avec tous.
Mon message est le même pour tous. Ce monde est aujourd’hui devenu très petit. Toute action accomplie quelque part produit des effets ailleurs. La communauté des hommes devient de ce fait de plus en plus interdépendante et interconnectée. Les nationalités, la couleur, le langage, la caste, le sexe et la croyance, qui jusqu’à il y a peu isolaient les humains dans des compartiments étanches et étroits, perdent peu à peu de leur emprise. Pourtant, le nouveau mode de vie, qui s’impose progressivement sur la planète, semble toujours mû par l’égoïsme : d’un côté, l’homme est en train de rompre ses entraves pendant que, de l’autre, il s’entoure de murs. Aider les autres de toutes les manières que vous pouvez – financièrement, professionnellement, physiquement, dans le domaine éducatif et culturel, etc. – instillera l’idée que nous sommes tous des enfants de la Terre Mère. Nos sentiments de fraternité envers les moins favorisés d’entre nous réjouiront peut-être notre Mère la Terre. C’est pourquoi je vous demande, à tous, de servir l’humanité. Le service de nos frères et sœurs plaira à notre Mère.
Beaucoup de gens ont pu constater que vous connaissez leur passé et leur avenir. Comment est-ce possible ?
Le passé, le présent et l’avenir sont des facettes du temps. Tout comme la longueur, la largeur et la hauteur sont des facettes de l’espace. Le temps est, lui aussi, une dimension. Même la croissance dans le temps a un passé, un présent et un futur, qui dépendent de [qui sont définis par] l’instant où vous vous trouvez.
Le temps est relatif. Il est perpétuellement en mouvement. Si vous pouviez sortir de ses limites, le passé, le présent et l’avenir se tiendraient devant vous sans aucun obstacle. Si vous essayiez, même vous pourriez y arriver. Il faut, avant tout, avoir vraiment pris conscience que vous n’êtes ni votre corps, ni votre esprit, ni votre intellect. Tant que vous serez attaché à cette entité [triple], vous serez soumis au temps et, donc, limité par les idées de passé, de présent et d’avenir.
Pour davantage d’informations sur swami premananda : sripremananda.org.
Voir aussi l’article d’Adam Parson publié dans notre numéro de juillet/août 2006
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Divers ()
