Rapport de l’Onu sur le climat

Partage international no 233février 2008

« Notre tâche essentielle consiste aujourd’hui à protéger notre environnement. Telle sera la responsabilité de chaque individu, fût-il politicien, guru, saint ou scientifique. Nous dépenserons désormais nos énergies à assainir l’environnement. Lorsque cette tâche aura été accomplie, la souffrance, les maladies et la pauvreté diminueront. » [Partage international, mai 1989]

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), créé par l’Onu et co-lauréat du Prix Nobel de la paix 2007 avec Al Gore, vient de publier son quatrième et dernier compte-rendu de ses travaux sur les effets de l’activité humaine sur le climat de la planète.

La situation n’a fait que s’aggraver au fil des rapports, celui-là en particulier. Ses rédacteurs y martèlent que le réchauffement global ne fait plus aucun doute, qu’il est probablement à 90 % dû pour l’essentiel à l’homme et, enfin, que l’on peut en réduire l’impact pour un coût raisonnable. Il souligne avec force que, à cet égard, l’inaction produirait des conséquences « abruptes et irréversibles ».

Voici quelques-unes des projections du Giec :

– Hausse probable de la température de 1,8 à 4° au cours du siècle.

– Disparition de la glace de l’Arctique durant l’été dans le seconde moitié du siècle.

– Élévation du niveau des mers : probablement entre 28 et 43 cm.

– Augmentation des périodes de canicule, de même qu’une intensification des orages tropicaux.

– D’ici 2020, de 75 à 250 millions d’humains devront faire face à une pénurie de leurs ressources en eau, dont l’Amérique du Nord. Les zones côtières à forte densité humaine (notamment en Asie) de-viendront plus sujettes aux inondations. Importante disparition d’espèces en Europe.

Même si les changements climatiques affecteront « en priorité » les parties les plus vulnérables de la population mondiale, personne ne sera à l’abri de leurs conséquences. Cette situation ne touchera pas seulement les diverses économies de la planète ; elle pourrait affecter également la paix mondiale. Car le manque de nourriture, d’eau et d’énergie, la redistribution de la population mondiale créeront forcément des tensions, et donc des risques d’insurrections et de guerres.

Pour citer Yvo Boer, secrétaire exécutif de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques : « Ne pas prendre conscience de l’urgence de ce message et des mesures qui devraient en découler serait rien moins qu’irresponsable et criminel. »


Sources : Agence France Presse ; BBC News ; Asociated Press ; San Francisco Chronicle, Etats-Unis
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)