Partage international no 231 – novembre 2007
Nous vivons dans un petit village de Sicile. Il y a environ six ans, avec d’autres parents nous avions l’habitude d’aller à tour de rôle chercher nos enfants à l’école dans la ville la plus proche, à cinq kilomètres. Un jour que c’était mon tour, j’avais prévu un temps très limité pour me rendre à l’école et trouver une place de parking. Il me restait environ 1,5 km à parcourir lorsque l’impensable se produisit.
Je ne suis pas une conductrice très expérimentée. Par ailleurs la voiture que je conduisais à cette époque était une R5 plutôt en mauvais état que l’on m’avait donnée jusqu’à ce qu’elle lâche. Et elle me lâcha, juste au moment où je négociais la partie la plus délicate du voyage, prise au milieu de voitures circulant sur trois voies, ne suivant jamais une ligne droite mais se faufilant. L’important était de continuer à rouler, ce que je m’efforçais de faire avec anxiété. Mais je vis une importante fumée sortir du moteur. D’autres voitures arrivaient, leurs conducteurs criaient : « Coupez le moteur » en me dépassant. Heureusement je me trouvai sur la voie de droite. Je me garai et coupai le moteur, mais je bloquai toute une file de voitures derrière moi.
J’étais morte de peur. Je ne pourrais pas aller chercher les enfants ; j’avais laissé mon téléphone mobile à la maison ; je pensais que la voiture pouvait exploser, et je n’avais pas la moindre idée de ce que j’aurais pu faire, ne sachant où trouver de l’aide ni comment envoyer un message aux enfants ou à mon mari.
Au moment où j’allais fondre en larmes, je remarquai une chose très étrange. Une voiture d’un jaune brillant s’était garée derrière moi. Je me demandai comment elle avait pu le faire tant le trafic était dense, ne laissant aucune place pour se garer derrière moi. Un homme grand, brun, à l’allure sicilienne, sortit du véhicule et se dirigea vers moi, très décontracté. Alors que je me voyais déjà brûlée vive, ses premières paroles furent prononcées avec calme et tranquillité ; tout cela me revint très clairement par la suite, mais sur le coup j’avais seulement conscience du temps qui passait et je m’inquiétais. Une chose me frappa, cependant ; il ne partageait pas du tout mon sentiment de panique ; il se faufilait à travers la circulation et parlait comme s’il s’agissait d’un fait banal et que le facteur temps ne présentait aucun problème. Il semblait dans une bulle, nullement concerné par ce qui se passait autour de nous. Le problème, c’était le radiateur de la voiture. Il n’y avait plus d’eau. Et l’homme dans la voiture jaune déclara : « Ne vous inquiétez pas – je viens juste d’acheter de l’eau. » Ayant peine à le croire, je le suivis jusqu’à sa voiture et là sur le siège arrière se trouvaient quatre ou cinq bouteilles d’eau minérale. Je pense que je dois l’avoir regardé avec étonnement. Imperturbable il prit deux bouteilles et versa l’eau dans le radiateur. Je lui parlai des enfants que je devais aller chercher – je devais certainement trépigner d’impatience pendant qu’il travaillait – et une ou deux fois il déclara : « Ne vous inquiétez pas. Vous arriverez à temps. » Finalement, il me demanda de mettre le moteur en route. Tout allait bien. Je sortis de ma voiture et soudain je ne sus comment le remercier. Il semblait non seulement être venu à mon secours avec la rapidité de la lumière, mais il semblait également avoir arrêté le monde quelques instants pour me venir en aide. J’étais incapable d’exprimer ma gratitude. Mais en le regardant en face, je dis de manière impulsive : « Vous êtes un ange. » Il se contenta de sourire, en disant : « Je passe toujours par ici à cette heure. » Mais je ne l’ai jamais revu ni sa voiture jaune.
Par ailleurs, en regardant dans sa voiture lorsqu’il prit les bouteilles, il me sembla qu’elle ne contenait aucun objet personnel – il y avait seulement de l’eau. D’une certaine façon, je suis convaincue qu’il était divin et je fus intriguée et également rassurée que le divin dans sa relation avec nous se montre si humain, si aimable et ordinaire. Qui était cet homme à la fois ordinaire et extraordinaire ?
G. R-B., Catane, Sicile, Italie
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le sauveteur était le Maître Jésus.]
Lieu : Sicile, Italie
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
