Partage international no 231 – novembre 2007
Le haut commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Louise Arbour, a critiqué la situation des droits de l’homme au Sri Lanka. « Un des problèmes majeurs, ici, au Sri Lanka, est l’absence d’informations fiables sur les allégations plausibles de violation des droits de l’homme », a-t-elle déclaré.
Le Sri Lanka se trouve empêtré depuis vingt ans dans une guerre civile qui a fait quelque 70 000 victimes. Un cessez-le-feu créant la possibilité d’un accord de paix a été négocié en 2002 entre le gouvernement et les Tigres tamouls, ces derniers voulant obtenir la création d’un Etat pour la minorité tamoul sri lankaise. Cependant, le cessez-le-feu fragile a été rompu et le pays insulaire s’est retrouvé plongé dans un conflit qui a fait au moins 5 000 nouvelles victimes.
Selon L. Arbour : « Dans le con-texte de ce conflit armé et des mesures urgentes prises contre le terrorisme, la faiblesse de l’Etat de droit et la prédominance de l’impunité est alarmante. »
L’Observatoire des droits de l’homme, une ONG de New York, a annoncé que plus de 1 000 kidnappings ont été perpétrés récemment, bien que le gouvernement rejette ces affirmations en mettant en doute la véracité des allégations.
Des informations ont été transmises selon lesquelles un grand nombre de personnes auraient été tuées, enlevées et « portées disparues ». De telles violations des droits de l’homme soulignent la faiblesse de l’Etat de droit dans le pays, a déclaré L. Arbour.
Le gouvernement et les rebelles des Tigres tamouls ont été accusés de violations des droits de l’homme et des appels pressants s’élèvent pour réclamer l’envoi d’une force onusienne au Sri Lanka. L. Arbour a indiqué qu’elle soutiendrait une mission des Nations unies permettant de protéger les droits de l’homme au Sri Lanka et de participer à la publication d’« informations crédibles et indépendantes »
