Une conférence particulière

Partage international no 215juillet 2006

La lettre qui suit est une compilation des souvenirs de quatre personnes qui ont assisté à la même rencontre à Aichi, au Japon. Chacun se souvient de différentes parties de la conversation.

Cher Monsieur,

Le 12 mars 2006, nous avons organisé une projection de vidéo à Nagakute-machi, Aichi (Japon). Environ 20 minutes avant l’heure, un homme d’âge moyen portant une veste rouge, des chaussures de tennis et un sac à dos orange est entré dans la salle. Il s’est présenté sous le nom de « Iwano » et nous a dit qu’il avait vu notre prospectus. Nous l’invitâmes à regarder notre exposition de photographies de la dernière page de Partage international en attendant le début de la séance, mais personne d’autre ne se présenta.

Aussi, après avoir passé la vidéo de la conférence 2005 de Benjamin Creme à Tokyo, nous formâmes un cercle : l’homme en question et six d’entre nous, et nous commençâmes à bavarder. Mais il monopolisa la conversation et parla du début à la fin pendant près de deux heures sur toutes sortes de sujet. C’était un homme gai, très attrayant. Nous étions fascinés par sa conversation.

Il déclara être un ami de « Bentensama », le nom japonais d’une déesse des arts et des divertissements, comme Sarasvati en Inde. Il fit référence à Saï Baba en tant que « Saï Babakun » (une manière familière de faire référence à un collègue ou un ami proche). Il dit (comme s’il parlait de ses élèves) que Benjamin Creme et Michiko Ishikawa faisaient du bon travail : que l’interprétation de M. Ishikawa était excellente, qu’elle était charmante lorsqu’elle était plus jeune, mais qu’elle commençait à vieillir un peu. Lorsque nous lui demandâmes son âge, il répondit qu’il avait 3,7 milliards d’années.

Après avoir regardé la vidéo, il fit référence à Benjamin Creme : « Il doit venir du monde chrétien. » Il poursuivit la conversation en donnant quelques explications sur le Bouddha. Il dit que Bouddha était le nom d’une fonction et qu’il y avait eu huit Bouddhas. « Vous souvenez-vous de Hannya Shingyo (Hannya Sutra) ? Le Bouddha Shakyamuni enseigne que les vers de terre et les pierres sont la même chose. Ils sont tous connectés. Les vers de terre sont maintenant écrasés sous le béton. » Il déclara que les gens qui commettent des meurtres le font à notre place. Nous sommes tous un.

Faisant référence à notre groupe qui ne possède pas d’organisation, il parla de mère Teresa. « Mère Teresa quitta l’organisation auquel elle appartenait juste avant sa mort. Lorsque l’on appartient à une organisation, on doit suivre la volonté de l’organisation au lieu de la sienne. »

Lorsque l’un d’entre nous se plaignit du fait que nous avons souvent très peu de personnes qui viennent à nos projections de vidéos, il déclara : « Vous qui êtes impliqués dans ce travail, vous devez vous-mêmes changer. Alors votre travail se répandra largement comme par ricochet. » Notre conversation se tourna vers un autre sujet : celui des vibrations et il parla du travail de certaines personnes peu connues mais qui font du bon travail, comme Masaru Emoto qui a photographié des cristaux d’eau, Kazuo Murakami, généticien, Shigeaki Hinohara du St. Luke’s International Hospital, Sanae Odano qui a fait des recherches sur Meiha. Il nous recommanda de consulter le site Internet Meiha.

En ce qui concerne la pollution de l’environnement, il déclara que l’air est connecté partout dans le monde et que lorsque l’air devient pollué dans une région, il y a des gens qui le ressentent de l’autre côté de la planète. « L’eau et l’air sont connectés. » « Lorsque vous jetez un bol de soupe miso, il faut trente litres d’eau pour le nettoyer. Mais nos reins sont des outils de purification excellents et ils éliminent seulement un peu d’urine. »

En ce qui concerne la nourriture, il déclara que si les jeunes explosent facilement sur le plan émotionnel et se livrent à des actes de violence, c’est parce qu’ils ne se nourrissent pas convenablement. Il dit également : « Les repas tout prêts qui sont vendus dans les magasins de quartier dans tout le Japon sont jetés lorsque la date d’expiration est passée et sept millions de repas sont ainsi jetés chaque jour. Dans les supermarchés, lorsque vous voyez des légumes produits en Chine, à Hokkaido, Kyushu et localement, essayez de choisir la production locale. » Il recommanda également de consommer du riz brun plutôt que du riz blanc poli.

Nous ressentîmes un réel sentiment d’urgence lorsqu’il dit simplement : « La planète Terre est maintenant en réelle difficulté. » Faisant référence au séisme de Kobe, il dit qu’il fallait s’y attendre, car une grande partie d’une montagne avait été rasée dans la région (en vue du développement) deux ou trois ans auparavant. « Lorsque l’équilibre de la nature est perturbé, les forces visant à restaurer cet équilibre sont générées ce qui provoque une catastrophe naturelle. »

Il commenta également le système de protection sociale en Suède et expliqua combien il était différent de ce qui existe au Japon. Il déclara l’avoir constaté lorsqu’il vivait en Suède. En Suède si quelqu’un va faire ses courses en fauteuil roulant, partout, les gens qui se trouvent là lui viennent aussitôt en aide. Au Japon, quelqu’un de spécialement entraîné doit accompagner la personne handicapée, mais en Suède les gens sont éduqués dès l’enfance pour apporter ce genre d’aide tout naturellement.

Faisant référence à la manière dont nous faisons connaître nos rencontres, en adressant directement un courrier imprimé, il souligna l’importance d’écrire des lettres à la main.

Il aborda sans qu’on le lui demande de nombreux sujets, notamment les questions que chacun de nous avait à l’esprit. Il parla des différents lieux de pèlerinage qui se situent dans des endroits magnétiques, tels que Ise, Wakamiya à Nagoya, Tenkawa à Wakayama, Benten à Enoshima.

Il déclara que lorsqu’il se sentait fatigué, il se rendait à Wakamiya et respirait profondément près des arbres qui se trouvent là et que cela le guérissait. [Il y a des arbres de 500 à 600 ans dans ce lieu de pèlerinage, qui se trouve près de l’endroit où nous pratiquons la méditation de transmission].

Au moment où il s’apprêtait à partir l’un de nous lui demanda sa carte et il la sortit de son sac à dos. Son portrait était dessiné dessus. Quelqu’un lui demanda s’il avait fait le dessin lui-même. Il répondit : « Oui, n’importe qui peut faire la même chose, mais les gens n’essaient même pas. Il suffit de s’y mettre. »

Qui était cet homme ?

M. K., H. M., H. E., I. M., Nagoya, Japon

Voir la photographie de la carte dans la version imprimée de la revue Partage international n° 215-216 de juillet-août 2006, page 30.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître de Tokyo.]

Lieu : Aichi, Japon
Date des faits : 12 mai 2006
Thématiques : signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)