Partage international no 212 – avril 2006
Cher Monsieur,
J’étais en train de poser des affiches dans le quartier de la Mission, à San Francisco, pour annoncer une conférence organisée par notre groupe au printemps 2005. Je me trouvais dans une boulangerie de la Vingt-quatrième Rue et je m’apprêtais à partir après y avoir posé une affiche. Soudain un homme entra dans la boutique et arriva derrière moi, le doigt pointé vers l’affiche. De toute évidence il l’avait lue auparavant. C’était un Hispano-Américain d’une cinquantaine d’années, ayant la peau assez foncée, le front dégarni et des traits hors du commun.
Il me dit aussitôt d’un ton énergique : « Est-ce comme Saï Baba ? » Je répondis : « Oui. » Il dit alors : « Est-ce comme Ma ? » ou quelque chose que je ne pus tout à fait saisir. Je répondis : « Voulez-vous dire Amma, la sainte qui vous serre dans ses bras ? » Il fit un signe de tête qui me parut affirmatif. Il dit cette fois : « Est-ce comme Krishnamurti ? » Je répondis à nouveau : « Oui. » Il parlait vite et ne me laissait guère le temps de réfléchir.
En bavardant avec lui, j’appris qu’il était originaire de Colombie et était musulman. Il avait un air très énergique, un esprit rapide et un accent prononcé. Il avait des yeux brillants, mais des dents en assez mauvais état. Pendant tout le temps où je me trouvai en sa présence, j’éprouvai une sensation électrique et je me mis rapidement à penser que je parlais à Maitreya. Il avait des opinions politiques tranchées. Il parla des hommes politiques qui vous laissent penser qu’ils sont de votre côté, alors qu’en fait, ils n’agissent pas dans l’intérêt du peuple. Je dis : « Comme George W. Bush. » et il répondit : « Nous savons à quoi nous en tenir à son sujet. » Il fit alors référence à Arnold Schwartzenegger, le gouverneur de Californie, notamment à ses efforts pour stopper l’immigration en provenance d’Amérique latine, et il dit que c’était criminel.
Il souligna le fait que dans ce pays des gens étaient venus d’Europe, avaient volé et tué les habitants qui s’y trouvaient et y avaient amené des esclaves africains. A un moment donné, il parla de l’éducation et dit : « Comment peut-on éduquer les autres si on ne possède pas soi-même la connaissance ? » A un autre moment, il fit remarquer que Jésus avait la peau relativement foncée.
Il décria le mur de séparation construit par les Israéliens sur le territoire palestinien. Je lui demandai comment c’était d’être musulman en Colombie et j’ajoutai que j’ignorais qu’il y avait des musulmans dans ce pays. Il me répondit que des Maures étaient venus en Colombie il y avait des centaines d’années et que des « palestiniens » se trouvaient parmi eux. Il dit qu’il était musulman sunnite. Il m’apprit également au cours de la conversation qu’il avait séjourné en Afrique, au Congo, à une certaine époque de sa vie.
Finalement je lui demandai d’assister à notre conférence qui serait centrée sur la vidéo d’une conférence de Benjamin Creme. Il dit qu’il viendrait. Nous nous serrâmes la main et je quittai la boutique. Cet homme était-il Maitreya ?
J. K., Oakland, E.-U.
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[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.]
Lieu : San Francisco, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
