Loin de la foule

Partage international no 209février 2006

Cher Monsieur,

C’était en février 2005. Je me rendais à la méditation de transmission à Londres, seule, et j’étais assise dans le bus, en bas, sous l’écran vidéo. Un Noir d’une soixantaine d’années, portant une casquette de base-ball et tenant des sacs de provisions dans les deux mains, attira mon attention lorsqu’il monta dans le bus. Il ne pouvait trouver sa carte d’abonnement et il plaisantait avec le conducteur. « Sauriez-vous reconnaître un homme honnête si vous en voyiez un ? » Il souriait d’une manière chaleureuse et décontractée comme s’il avait tout son temps.

Finalement il s’assit, sur le côté, en face de moi. Mon horoscope apparut sur l’écran disant : que « rien ni personne ne pourrait m’empêcher d’atteindre mon but ». Je me mis à penser à Maitreya et je me demandai si je devais rester à Londres, y chercher du travail, ou retourner dans la campagne irlandaise où je suis la plupart du temps seule pour faire de la méditation. L’homme me regarda droit dans les yeux en disant : « A quoi pensez-vous, jeune fille ? » Nous nous regardâmes, sans prononcer un mot, sans penser à rien, mais il y avait dans cet échange de regards une immense profondeur. Il se leva pour descendre deux arrêts plus loin. En passant près de moi, il me dit : « Regardez bien autour de vous, jeune fille, regardez toute cette folie, c’est dingue ici. » Nous étions à nouveau face à face. « Mais vous et moi, ma sœur, nous sommes en dehors de la maison des fous. » A nouveau cet échange chaleureux. Il quitta le bus et en descendant il m’envoya un baiser. Qu’en pensez-vous ? Etait-ce Maitreya ?

M. B., Sneem, Co. Kerry, Irlande

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.]

Lieu : Londres, Royaume Uni
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)