Partage international no 207 – novembre 2005
« L’environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier. » [Maitreya, PI, juin 1989]
Selon de nombreux experts, le retrait des glaciers s’accélère dans le monde entier, menaçant la vie de millions de personnes dont l’approvisionnement en eau en dépend.
Les glaciers tropicaux d’Amérique du Sud subissent les effets d’El Niño. Le Pérou, pays qui possède le plus de glaciers tropicaux et où les températures sont très élevées, s’avère particulièrement vulnérable aux changements climatiques : les experts prévoient que tous les glaciers situés à moins de 5 500 mètres d’altitude auront disparu d’ici 2015. La majorité des habitants du Pérou habitent entre les Andes et la mer, une zone essentiellement désertique, qui dépend de l’eau provenant des glaciers pour l’agriculture, l’industrie et l’électricité hydraulique.
Marco Zapata, glaciologue à l’Institut des ressources nationales du Pérou, a vu 20 % des glaciers du pays disparaître en trente ans. « Il y a une apparente abondance d’eau dans ces montagnes ; durant la saison des pluies, il n’y a pas de problème mais durant la saison sèche, les glaciers constituent la seule source d’alimentation des rivières. Le retrait des glaciers est tellement rapide qu’il est possible que dans un délai très court, ceux-ci disparaissent et que des problèmes liés au manque d’eau surviennent pour les prochaines générations. »
Au Chili, le glacier San Rafael (qui fait partie du patrimoine mondial), a reculé de 10 kilomètres depuis la fin des années 1800 et d’un kilomètre depuis 1990. En Bolivie, les glaciers fournissent l’eau et l’électricité à 1,5 million de personnes dans les villes de La Paz et d’El Alto. La fonte des glaciers menace de perturber les conditions de vie dans la région.
Même les glaciers non tropicaux sont en retrait. Une étude menée en 2002 par des chercheurs américains a montré que les glaciers d’Alaska sont en retrait à un rythme beaucoup plus accéléré que ce que l’on pensait jusqu’à présent. L’eau provenant de leur fonte contribue de manière significative à la hausse du niveau des mers. Dans l’Himalaya, où se trouve la deuxième réserve d’eau de la planète après les glaces polaires, la fonte rapide des glaciers pourrait provoquer des inondations suivies de sécheresse. Les glaciers de l’Himalaya alimentent sept grands fleuves d’Asie (le Gange, L’Indus, le Brahmapoutre, le Mékong, le Thanlwin, le Yangtze et le Fleuve Jaune) alors qu’ils reculent de 10 à 15 mètres chaque année. Des centaines de millions de personnes en Chine et en Inde dépendent de cette eau et la plupart de ces gens vivent dans les plaines qui entourent ces rivières.
Oscar Paz, à la tête du Bureau du changement climatique en Bolivie, faisait part de ses préoccupations dès 2002 : « Les pays les plus vulnérables, comme la Bolivie, qui ne disposent pas de ressources pour faire face à ces problèmes, sont ceux qui ressentiront le plus les effets des changements climatiques. Les pays développés doivent contrôler les émissions de carbone mais aussi nous fournir des appuis financiers pour nous aider à nous adapter. »
Sources : BBC News, Grande-Bretagne
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
