Partage international no 207 – novembre 2005
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont approuvé un accord d’annulation de la dette des pays les plus pauvres du monde, à hauteur de 55 milliards de dollars. Cette décision vient entériner une proposition initiale des dirigeants des pays les plus industrialisés réunis en Ecosse lors du Sommet du G8 en juillet 2005.
Dès juillet 2006, dix-huit pays, principalement en Afrique, se verront libérés d’une dette d’environ 40 milliards de dollars, en principal et en intérêt, due à l’heure actuelle à la Banque mondiale, au FMI et à la Banque africaine de développement. Selon les critères d’éligibilité du plan, qui se sont avérés l’un des problèmes les plus difficiles à gérer, près de 35 pays pourraient finalement se qualifier pour une remise de 55 milliards de dollars. Les critères sont basés sur le revenu par tête d’habitant de chaque pays et la capacité de ces derniers à respecter les droits de l’homme et mettre en œuvre une politique économique et sociale convenable. Un gros obstacle a été résolu lorsque les nations du G8 ont promis de couvrir le coût de l’annulation de la dette et de ne pas réduire leur contribution à la Banque mondiale. « Cette annonce a amené un soulagement, mais le projet nécessite encore d’être étendu à d’autres pays », a déclaré un porte parole de l’ONG Action Aid International.
Sources : The New York Times, E.-U.
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
