Partage international no 205 – septembre 2005
Quelque 200 milliards de dollars d’aide non comptabilisée parviennent chaque année en Afrique, des Africains expatriés envoyant à leurs familles de l’argent qu’ils ont gagné en travaillant à l’étranger.
D’après Onyakachi Wambu, de la Fondation africaine pour le développement (Afford) basée en Angleterre, avec environ la moitié des 600 millions d’Africains qui tentent de vivre avec moins d’un dollar par jour, ces dons constituent un « système invisible d’assistance permettant à l’Afrique de survivre ».
Le travailleur de nuit londonien Ber-nard Oppong-Kyekyeku subvient aux besoins de sa femme et de ses deux enfants vivant en ville, mais avec son salaire hebdomadaire de 250 livres (400 euros), il réussit quand même à envoyer plus de 100 livres (150 euros) par mois à sa famille au Ghana. « Il arrive qu’un parent ait besoin d’argent pour envoyer son enfant à l’école, ou pour payer des remèdes, et je les aide, déclare-t-il. Une petite somme qui ne permet pas d’acheter grand-chose ici peut durer longtemps au Ghana. »
O. Wambu raconte cependant : « Nous commençons à nous rendre compte que d’envoyer de l’argent à un parent pour envoyer un enfant à l’école ne sert pas à grand-chose si les structures de base font défaut. » Si bien que les Africains travaillent ensemble afin de réunir des sommes plus importantes. En 2004, l’Association d’aide Iteso formée de volontaires ougandais basés à Londres a réuni 10 000 livres destinées à soutenir plusieurs projets. Son président, Martin Osengor, déclare : « Nous avons besoin de médecins et nous nous efforçons de redresser la situation depuis l’Angleterre. » Cette initiative a provoqué des critiques du fait qu’elle reflète une fuite de cerveaux d’Afrique vers l’Occident. Le président d’Afford Gibril Faal voit les choses autrement : « Nous ne pouvons pas leur dire de ne pas venir, mais nous pouvons organiser des envois de fonds afin que l’argent retourne dans le pays où ils ont été formés – et contribue à la formation d’autres Africains. Les plus grands pourvoyeurs de dons à l’Afrique sont des Africains, même si vous ne pouvez croire ce que vous entendez », ajoute O. Wambu.
Afrique
Sources : Metro, Grande-Bretagne
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
