D’une catastrophe à l’autre

Partage international no 124décembre 1998

En première page de l’édition du 7 novembre 1998, le journal britannique The Guardian met en lumière la disparité existant entre le plan de sauvetage mis en place en septembre 1998 pour sauver le fonds de spéculation américain LTCM (Long Term Capital Managment) et l’aide fournie aux pays d’Amérique centrale suite à la récente tragédie provoquée par le cyclone Mitch. On peut lire en gros titre : « Crise à Wall Street : un fonds spéculatif plonge et l’Occident met sur pied un plan de sauvetage de 3,5 milliards de dollars – Crise en Amérique centrale : au moins onze mille morts, des millions de sans-abri ; l’Occident débloque un fonds d’urgence de cent millions de dollars. »

Larry Elliott, l’auteur de l’article, explique : « C’est l’histoire de deux désastres. L’un a été évité, l’autre est bien réel. Dans le premier cas, la banque centrale du pays le plus puissant du monde s’est évertuée à empêcher la stupidité et l’avidité d’un fonds spéculatif de faire exploser le système bancaire […]. Alors qu’en Grande-Bretagne, la plupart de ceux qui veulent acheter une maison ne peuvent emprunter plus de deux fois et demi la valeur de leurs revenus, les dirigeants de LTCM détenaient des positions d’une valeur de 900 milliards de dollars, soit 250 fois leur capital initial. » Qualifiant les responsables financiers de la Réserve fédérale, basée à New York, de « Maîtres de l’Univers », L. Elliott note que « la nuit dernière, aucun Maître de l’Univers n’était présent à Tegucigalpa, la capitale du Honduras ; pas de salle de conférence lambrissée, pas de néons. Mais juste des cadavres qui s’amoncelaient, et une ardoise de deux milliards de dollars de dégâts »


Date des faits : 7 novembre 1998
Sources : The Guardian, Grande-Bretagne
Thématiques : Société, environnement, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)