Partage international no 123 – novembre 1998
Selon un récent rapport du Worldwatch Institute Vital Signs 1998 (Points de repère vitaux 1998) sur les tendances générales mondiales, notre monde actuel est plus chaud, plus urbanisé, plus riche sur le plan économique, mais plus appauvri que jamais sur le plan écologique.
A la fin de l’année 1997, la population mondiale avait augmenté de 80 millions de personnes en l’espace de douze mois, et la croissance des villes était rapide. En 1800, Londres était la seule ville du monde comptant un million d’habitants ; de nos jours, 326 villes dépassent le million et 14 d’entre elles ont une population supérieure à dix millions.
La croissance de la population associée à l’augmentation des revenus a amplifié le stress imposé à la nature, et en particulier au climat. La fonte des neiges sur les sommets des Andes, des glaciers qui rétrécissent dans les Alpes et le démantèlement de la banquise en Antarctique sont les signes visibles d’un réchauffement général qui entraîne une augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. La concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est montée, en 1997, jusqu’à 364 particules pour un million, ce qui est le taux le plus élevé depuis 160 000 ans. Cette augmentation des émissions en dioxyde de carbone est en partie due à l’accroissement continu du nombre des véhicules à moteur en circulation. Le rapport avertit également que, bien que les céréaliers du monde entier aient réalisé, en 1997, des récoltes record de 1 881 millions de tonnes, cette augmentation de la production n’a pas suivi la croissance de la population. La production de céréales par personne est descendue de 324 à 322 kg. Dans les zones irriguées, la croissance n’a pas suivi l’augmentation de la population, ce qui a entraîné une diminution de la superficie des zones irriguées par habitant. La demande en protéines animales, toujours croissante (ce qui exige toujours davantage de céréales) vient renforcer les difficultés à satisfaire la demande alimentaire. Du fait de l’augmentation constante des revenus à travers le monde, la production en bœuf, porc et volaille est passée de 44 millions de tonnes en 1950 à 211 millions en 1997.
Le rapport dévoile également les répercussions de la croissance de l’activité économique sur les forêts de notre planète. Entre 1980 et 1995, plus de 200 millions d’hectares de forêts ont disparu dans le monde, superficie qui dépasse celle des terres cultivées aux Etats-Unis. La destruction des forêts et d’autres habitats a provoqué l’accélération de la disparition d’espèces animales avec une menace d’extinction qui pèse actuellement sur environ 11 % de la totalité des oiseaux et 34 % des variétés de poissons. La moitié des 233 espèces de primates est maintenant menacée de disparition et, à travers le monde, une plante sur huit est en danger.
Mais ce tableau n’est pas entièrement sombre. Le Worldwatch nous informe que la croissance de la production d’électricité issue de l’énergie éolienne a dépassé, en 1997, celle produite par l’énergie nucléaire. Cette même année, les ventes de panneaux solaires ont augmenté de 43 %.
L’amélioration du niveau de l’éducation se poursuit à travers le monde, et bénéficie en particulier aux femmes. Entre 1990 et 1995, les inscriptions scolaires féminines sont passées, dans 47 pays, de 226 à 254 millions. Au niveau mondial, presque 70 % des fillettes en âge d’aller à l’école primaire ont été scolarisées en 1995. Alors que l’éducation des femmes a progressé, les dépenses militaires on diminué. Selon ce rapport, entre 1984 et 1996, les dépenses militaires ont chuté de 1 140 à 701 milliards de dollars, soit une diminution de 39 %.
Sources : IPS
Thématiques : Société, environnement, femmes, éducation
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
