Partage international no 123 – novembre 1998
Un économiste de renom en appelle à l’établissement d’un nouvel ordre économique mondial. Il affirme que l’économie mondiale ne fonctionnera pas si elle n’est pas organisée en faveur des pays pauvres, au même titre que pour les pays riches.
Dans un article publié par la revue The Economist, Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut Harvard pour le développement international, critique sévèrement les structures décisionnelles du monde économique. « Elles ne parviendront pas à établir un système suffisamment stable ni crédible », déclare-t-il. Actuellement, les décisions sont prises largement par le gouvernement américain, en lien avec les grandes institutions basées à Washington, telles la Banque mondiale et le FMI.
Le professeur Sachs affirme que les Etats-Unis s’efforcent d’imposer une vision « selon laquelle la globalisation, les mouvements de capitaux privés et les opinions de Washington permettront de surmonter les obstacles au partage de la prospérité », créant ainsi une illusion, au niveau mondial, de croissance économique universelle.
Ce qui motive les Américains à imposer cette vision est leur volonté de conforter leur leadership planétaire. Ils vendent le message selon lequel l’entreprise privée, laissée à elle-même, pourra résoudre tous les problèmes et éviter ainsi la nécessité de soutenir les pays de l’Est ou du tiers monde.
Mais la crise économique actuelle montre que le rêve de Washington s’évanouit et doit être remplacé par une approche plus saine. Dans son article, J. Sachs expose son propre rêve, plus modeste :
a) Remplacer le sommet du G-8, qui réunit les grands pays industrialisés, par un sommet du G-16, en adjoignant huit représentants de pays du tiers monde. « Un tel sommet ne chercherait pas à imposer son diktat au monde, mais permettrait d’instaurer un dialogue sur des bases plus justes. »
b) Au lieu que Washington impose ses programmes d’aides, des organisations régionales, comme l’Asean (en Asie du Sud-Est) ou le Mercosur (Amérique latine) devraient se voir confier la définition des détails des différents projets.
Remplacer le sommet du G-8, qui réunit les grands pays industrialisés, par un sommet du G-16, en adjoignant huit représentants de pays du tiers monde. Au lieu que Washington impose ses programmes d’aides, des organisations régionales, comme l’Asean (en Asie du Sud-Est) ou le Mercosur (Amérique latine) devraient se voir confier la définition des détails des différents projets.
c) Effacer l’essentiel de la dette des pays des plus pauvres.
Effacer l’essentiel de la dette des pays des plus pauvres.
d) Restructurer la Banque mondiale et la refinancer afin qu’elle devienne « notre institution internationale prééminente pour traiter les problèmes du monde en développement ».
Restructurer la Banque mondiale et la refinancer afin qu’elle devienne
J. Sachs espère qu’une gestion commune de la crise, entre les pays pauvres et les pays riches, pourra non seulement restaurer le calme au sein des marché financiers mais également permettre aux pauvres de bénéficier d’un « avenir partagé ».
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
