Hier, des milliers de personnes sont mortes en Afrique

Partage international no 200avril 2005

Après les ravages du tsunami qui ont choqué le monde entier et l’ont amené à un nouveau sens de l’unité, de plus en plus de personnes tentent de promouvoir l’idée de partage. Des appels à la justice économique et sociale se font entendre à travers le monde entier. Le dernier exemple est un éditorial publié dans le New York Times, intitulé « Hier, des milliers de personnes sont mortes en Afrique ». L’article commente la générosité des pays développés en réponse au tsunami mais critique le manque de générosité à l’égard de l’Afrique « où des centaines de milliers de personnes meurent inutilement chaque année de maladies qui peuvent être prévenues ou de désastres dus à des causes artificielles telles que les guerres civiles ». Le journal considère que les régions les plus troublées d’Afrique, telles que la Somalie, le Congo, le Zimbabwe, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Soudan et la Sierra Leone représentent un défi, à la fois à notre humanité et à la sécurité mondiale.

« Certaines de ces contrées servent d’incubateur pour le terrorisme international et pour les maladies contagieuses telles que le sida. Il s’y mélange des leaders corrompus ou génocidaires, aidés par la porosité des frontières, et des jeunes déracinés sans aucune perspective d’avenir. Certaines régions sont devenues des repaires d’escrocs et de trafiquants de drogue. Dans ces endroits, la pauvreté, le chômage et le désespoir rendent les jeunes vulnérables aux appâts tendus par les organisations terroristes qui, bien plus que d’offrir deux repas par jour, fournissent surtout une cible sur laquelle ils peuvent pointer leur rancœur à l’égard des sociétés riches qui, pensent-ils, les considèrent avec condescendance et dédain. A l’heure actuelle, les camps d’entraînement pour terroristes islamistes se répandent comme des fourmilières. »

D’après l’éditorialiste, les Etats-Unis n’ont pas su reconnaître certaines des causes de l’instabilité mondiale. Les dépenses militaires américaines s’élèvent à 400 milliards de dollars chaque année, auxquels il faut ajouter les 100 milliards de dollars nécessaires pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, et compare ce montant au budget de 16 milliards de dollars consacré à l’assistance envers les populations les plus pauvres.

Le New York Times poursuit : « Depuis des décennies, la plupart des Américains ont soit préféré ne rien entendre au sujet de ces problèmes soit, découragés par l’étendue de la tragédie humaine, ils ont baissé les bras. Nous sommes choqués par la comparaison entre le faible apport qui suffirait pour satisfaire les besoins urgents de l’Afrique et les sommes consacrées par l’Occident aux sports, aux loisirs, et aux extravagances sans parler des budgets de la Défense. Ce qui fait défaut, c’est la volonté politique. »

Il est urgent d’agir, le continent est en train de mourir. En République démocratique du Congo, un millier de personnes meurent chaque jour de maladies qui pourraient être prévenues telles que la malaria ou la diarrhée. C’est l’équivalent d’un tsunami tous les 5 mois et pour ce seul pays. A travers le continent africain, des milliers d’individus meurent inutilement chaque jour de maladies telles que le sida, la tuberculose ou la malaria.

Nous sommes tous responsables de considérer que les victimes du tsunami en Asie du Sud-Est méritent davantage notre aide que les victimes de la malaria en Afrique. Jeffrey Sachs, qui dirige le Projet de développement pour le millénaire aux Nations unies, attire l’attention sur la presse dans son livre la Fin de la pauvreté. « Chaque matin, écrit-il, notre quotidien pourrait titrer Hier, plus de 20 000 personnes sont mortes d’extrême pauvreté ».

« Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n’ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s’entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte. Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ? Mon dessein est de les sauver d’une famine certaine et d’une mort inutile. Mon dessein est de  vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d’écouter à nouveau la véritable voix de Dieu à l’intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu’ils soient. » Maitreya, message n° 11

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que durant le mois de février 2005, 650 000 personnes sont mortes inutilement de faim et de la pauvreté]

Afrique
Sources : The New York Times, E.-U.
Thématiques : Sciences et santé, spiritualité, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)