Le peuple irakien manifeste contre le terrorisme

Partage international no 200avril 2005

Des milliers d’Irakiens ont pris le risque de manifester contre le terrorisme après l’attentat suicide qui a tué 125 personnes, le 28 février 2005, à Hillah.

Cet attentat visait des recrues de la police et de l’armée qui faisaient la queue devant un centre médico-social pour obtenir leur certificat médical. Mais il a fait davantage de victimes parmi les civils qui fréquentaient le marché situé de l’autre côté de la rue.

Ce massacre a été revendiqué par le terroriste le plus redouté en Irak, Abu Musab al-Zarqawi, qui affirme que son groupe est affilié à Al Qaïda.

Bravant la crainte qu’un autre attentat suicide ne se produise contre eux, les manifestants se sont rassemblés en masse, le 1er mars, devant le centre médico-social, pour protester contre les membres du parti Ba’ath, contre les combattants étrangers qui soutiennent Al Qaïda et pratiquent le wahhabisme – islamisme strict associé à l’Arabie Saoudite – et pour exiger le départ du premier ministre par intérim Ayad Allawi. « Non au Ba’athisme et au Wahhabisme !, scandaient-ils, Non au terrorisme ! »

Depuis l’invasion de février 2002, les Irakiens n’ont cessé d’organiser des marches de protestation, au risque d’être attaqués par les terroristes étrangers et par les militaires américains, qui ont déjà pris pour cible et tué des dizaines de manifestants irakiens.

Irak
Sources : Baltimore Sun, E.-U.
Thématiques : politique
Rubrique : Divers ()