Partage international no 151 – mars 2001
Cher Monsieur,
En août 1996, à Parvati Valley, en Inde, je fus laissée seule après quatre semaines de dysenterie. Je regardai mon visage dans le miroir et je vis une femme de soixante-dix ans qui en paraissait vingt de plus, son corps ayant l’aspect d’un squelette excepté ces jambes lourdes qui refusaient de la porter plus loin que le « Bain sacré », la piscine privée au sous-sol de la pension de famille de Mani Karan. « Je ne serais pas surprise que le temps soit venu pour moi de mourir, pensais-je. A partir de maintenant, je devrais peut-être être prête, mais je dois me montrer prudente sur le sentier dangereux qui me conduit à la source sacrée. »
Près de la porte de la piscine, une Indienne de quatre-vingt dix ans attendait assise, avec beaucoup de grâce. Je vis immédiatement qu’elle rayonnait de lumière, sa présence me rendit heureuse et m’apaisa. Je sentais tant de liberté en elle et je savais qu’elle m’apportait un message du monde spirituel : « Il existe une autre voie que la mort. On peut vieillir et avoir la légèreté d’un ange. » Lorsque nous échangeâmes un sourire, je sus que rien d’autre n’était nécessaire. Cette femme n’était pas un être ordinaire.
Après cette vision, je trouvai l’énergie d’organiser mon retour en Suisse. En partant, je vis à nouveau cette belle Indienne, assise sur le trottoir, et je me dis qu’elle était invisible aux autres : personne ne serait assis là aussi librement ; elle avait tant de grâce, elle était si élégante, avec son sari de coton et ses chaussures de plastique ; elle avait la fraîcheur d’une adolescente. Il y avait en elle quelque chose de tout à fait paradoxal : elle était si neuve, si vivante, si jeune, et en même temps elle avait l’air d’avoir mille ans. Elle m’indiquait la vie. Je m’attendais à rencontrer la mort et c’est la vie qui revenait. Depuis ce jour-là, j’ai trouvé en moi la force de dire non à ce qui apporte la mort. Chez moi, les médecins sont surpris que je sois toujours en vie alors que je suis atteinte d’hépatite C depuis vingt-cinq ans.
Serait-ce Maitreya qui m’a donné cette bénédiction ?
D. T, Genève, Suisse
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la vieille Indienne était Maitreya.]
Lieu : Parvaty valley, Inde
Date des faits : 31 juillet 1996
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
