Partage international no 109 – septembre 1997
Cher Monsieur,
Je me souviens toujours de l’inconnu à l’aspect très attrayant que mon amie et moi avons rencontré en juin 1994. Nous étions place Saint-Eustache, aux Halles, à Paris. A l’époque nous étions au lycée et, ne sachant que faire par ce merveilleux après-midi, nous nous amusions à nous moquer des passants. Soudain, un homme dont nous avions ri s’est arrêté. Il était incroyablement attirant. Le doux regard de ses yeux noirs contenait quelque chose de merveilleux. Il était vêtu d’une longue robe de laine démodée et portait sur l’épaule un sac qui descendait jusqu’à la taille. Il paraissait venir des montagnes. Pauvrement vêtu, il était cependant majestueux et il avait en lui une force qui nous submergea toutes les deux.
Je ne savais que faire, notre sottise puérile semblait l’avoir blessé et je n’avais qu’une idée en tête : obtenir son pardon. J’ai dit à mon amie que nous devions revenir vers lui. Lorsque nous l’accostâmes, il nous fixait toujours les mains derrière le dos, avançant comme un sage. Tout en écoutant, il nous regarda sans un mot. Nous lui parlâmes en français, mais il n’eut pas l’air de comprendre. Alors mon amie, qui est marocaine, répéta sa phrase en arabe. A mon avis, il semblait venir d’un pays comme l’Iran. Mais il avait toujours l’air de ne pas comprendre.
Je demandai alors à mon amie de lui parler anglais et soudain il hocha la tête en signe de compréhension. Alors que nous nous excusâmes de notre évidente méchanceté, il ouvrit enfin la bouche et répondit en anglais : « Pas de problème. » Puis il poursuivit sa marche les mains derrière le dos et alla s’asseoir à une quarantaine de mètres en nous regardant d’un air protecteur. Son regard était irrésistible et un seul désir m’obsédait : tout quitter pour le suivre. Il était à quarante mètres et pourtant je voyais ses yeux comme s’il était en face de moi et croyez-moi, je n’avais jamais vu d’aussi beaux yeux de ma vie.
Il y a foule place Saint-Eustache et toutes sortes de personnes s’y trouvent. Un instant plus tard, deux jeunes gens à l’air mauvais s’approchèrent de nous. J’ai vu l’homme au loin qui nous regardait et me rassurait. Soudain, il prit une posture de yoga et de ses mains levées vers le ciel il fit venir la pluie et des nuages gris, et le vent se mit à souffler un court instant. Les deux jeunes gens nous quittèrent aussi précipitamment qu’ils étaient apparus. Cet homme chez lequel résidait tant de magie et d’imprévu avait fait de moi son enfant.
Je dois signaler que ce jour-là, il était impossible qu’il pleuve ou qu’il vente, mais tout s’était passé tellement en douceur que rien ne nous avait effrayées. Mon amie et moi continuâmes à nous promener et le rencontrâmes de nouveau. Il avait toujours les mains derrière le dos et nous sourit. Plus tard, nous l’avons croisé une fois de plus et je me souviens qu’un chien de berger le suivait, mais de cela je n’ai plus qu’un vague souvenir. J’aimerais bien savoir s’il s’agissait de Maitreya ou du Maître Jésus. Je ne l’oublierai jamais, lui, son incroyable regard et sa bonté.
M. K, Paris, France
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était Maitreya.]
Lieu : Paris, France
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
