La sagesse en turban

Partage international no 107juillet 1997

Cher Monsieur,

Il y a des années, peu après mon entrée dans un groupe de méditation de transmission à Londres, je conclus un marché avec moi-même : je ne réclamerais jamais de signes de la présence de Maitreya. Toutefois, après avoir lu des lettres relatant des expériences impliquant le Seigneur Maitreya et le Maître Jésus, ma résolution commença à fléchir un peu. De temps à autre, un dialogue intérieur s’établissait, qui oscillait entre le désir de signes et un rappel du « marché » que j’avais conclu.

En septembre 1994, Benjamin Creme se trouvait aux Pays-Bas pour y faire une conférence et assister au week-end international de transmission. Le jour suivant la conférence, alors que je parlais au téléphone près de la fenêtre, je vis un homme de haute taille, vêtu d’une robe blanc-ivoire et tenant une vieille bicyclette hollandaise. Il venait de la route passant devant notre immeuble, et allait vers le local de Share International, qui se trouve au coin de la rue à quelques mètres de notre propre porte d’entrée. L’angle de vision que j’avais de ma fenêtre était très étroit, mais en me déplaçant légèrement, je pus le voir un peu plus longtemps. Durant tout ce temps, ma conversation téléphonique se poursuivant, ce ne fut qu’à demi attentive que j’enregistrai tout cela.

Un trait frappant de sa tenue était son énorme turban (identique à ceux que l’on trouve dans les illustrations des Contes des Milles et une nuits). Sous sa longue robe immaculée nullement froissée, il portait un pantalon ample de la même couleur. Cet angle de rue est un lieu très animé, pourtant, alors qu’il regardait attentivement la vitrine où était affiché un agrandissement d’une photographie de Maitreya prise à Nairobi, sa calme assurance créait un îlot de paix. Grand, élégant et mince, il portait la barbe, avait le nez aquilin, la peau brun doré et les sourcils foncés. En fait, il ressemblait étrangement à la photographie de Maitreya qu’il regardait.

Le lendemain, je me tenais presque à l’endroit où l’homme au turban s’était tenu, quand, levant les yeux par hasard, j’aperçus une camionnette conduite à vive allure par un conducteur qui de toute évidence prenait grand plaisir à cette vitesse, et qui tourna à l’angle de la rue où se trouve cette vitrine. Il était lui aussi coiffé d’un volumineux turban, rejeté en arrière, ce qui me permit d’apercevoir un flot de cheveux noirs bouclés. Il portait également un vêtement blanc-ivoire, identique à celui de l’homme que j’avais aperçu la veille. Mais cet homme-ci était à mon avis plus jeune. Il avait aussi une barbe noire, mais son teint paraissait plus clair. Il dégageait une impression de force physique et d’énergie.

Pour quelqu’un d’autre, tout cela peut paraître insignifiant, mais pour moi, il s’agit encore d’un autre exemple d’omniscience, d’assiduité, d’amour plein d’humour et de compassion. Omniscience parce que mon dialogue intérieur sans importance leur était connu ; humour et assiduité parce que leur action s’accordait avec mon dilemme intérieur et le reflétait avec précision. Je ne les ai même pas vus de face. Je n’ai échangé de regards ni avec l’un ni avec l’autre. Mais un simple coup d’œil à demi attentif a suffit. L’énergie que tous deux sont parvenus à émettre en ces quelques secondes est stupéfiante. Ce peut-il que le premier homme ait été le Seigneur Maitreya et le second le Maître Jésus ?

                                                                                                     F E., Amsterdam, Pays-Bas

[Le Maître de Benjamin Creme confirme que le premier homme était Maitreya et le second le Maître Jésus.]

Pays-Bas
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)