Partage international no 105 – mai 1997
Cher Monsieur,
Le 29 juin 1996, je marchais dans les rues de Brick Lane, le quartier de Londres où Maitreya a habité initialement. Il y avait foule car un festival s’y préparait. Soudain, un homme de haute stature surgit devant moi et, tout en continuant de marcher, me dit : « Nous combattrons sur les plages. » Bien sûr, je connais parfaitement cette phrase, car c’est la partie que je préfère du fameux discours de Churchill, la Retraite des Flandres.
L’homme, de type indien, portait un turban sikh. Malgré sa taille il se déplaçait rapidement. Comme nous continuions à marcher côte à côte, un court dialogue s’engagea. Je lui demandai : « Se battre contre qui ? » Ce que je compris de sa réponse fut : « Nous combattrons ceux qui nous combattent. » Puis, par dessus son épaule, il ajouta : « Nous ne capitulerons jamais », autre citation de Churchill, et comme je répliquais : « Comptez sur moi », il se campa en face de moi, me regarda droit dans les yeux et déclara : « Merci… infiniment ».
Sur le coup, cette brève rencontre m’amusa, mais peu à peu, les jours suivants, en me remémorant ce qui s’était passé, j’ai commencé à y voir les côtés insolites, inhabituels. Bien sûr, les rues regorgent d’excentriques qui vous abordent, mais ceux qui citent correctement Churchill sont plutôt rares. Plus rares encore sont les excentriques sikhs, citant Churchill, dans un pur anglais d’Oxford, sans aucun accent, tout au moins à mon oreille néerlandaise. Et pour couronner le tout, comment expliquer que ce sikh adresse ces phrases à un parfait étranger qui, en fait, les connaît et les apprécie depuis fort longtemps ? Le plus curieux de cette histoire, ce qui là, je le reconnais, devient subjectif, est que, selon moi, ces quelques mots traduisent parfaitement ma détermination à faire connaître la présence de Maitreya dans le monde.
Donc, d’une certaine manière, que cet homme au regard perçant fasse ou non partie de la Hiérarchie ne fait aucune différence, malgré le fait que peu à peu je commence à penser qu’il est peut-être mon Maître.
Même si ce n’est pas le cas, ce qu’il m’a dit a touché sa cible. Il y aura immanquablement un manque de réponses positives, de la résistance, des délais, des frictions entre les disciples, de la fatigue. Mais capituler, jamais.
P. L., Pays-Bas
[Le Maître de Benjamin a indiqué que ce sikh « excentrique » était Maitreya.]
Lieu : Londres, Royaume Uni
Date des faits : 29 juin 1996
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
