De l’eau à la rivière ?

Partage international no 97septembre 1996

Cher Monsieur,

Un samedi de novembre 1994, une semaine avant une conférence de Benjamin Creme à New York, je m’étais rendu dans cette ville pour participer à une « journée de distribution de prospectus ». Quand je m’aperçus que je me retrouvais seul pour faire ce travail, je me laissai aller aussitôt à la colère, à l’orgueil et à l’apitoiement sur moi-même. Puis je pris conscience qu’il ne fallait pas se laisser aller à ces sentiments négatifs, et me focalisai uniquement sur ce qui était positif. Même si je ne me sentais pas en forme, j’étais là et décidai de remplir ma mission, coûte que coûte.

Je me dirigeai vers un parc bondé et commençai à distribuer les prospectus. Au bout d’un temps relativement court, j’éprouvai cet état de bien-être qui accompagne parfois les efforts pour « délivrer le message ». En fait, je commençai à ressentir une présence par intermittence : le soleil paraissait briller avec plus d’intensité, je remarquais que les gens étaient plus chaleureux et d’une manière générale, la sensation du moment prit une dimension différente.

Soudain, sembla-t-il, un jeune homme se trouva devant moi. La tête inclinée, il regardait le prospectus et me parlait. Je me souviens qu’au court de cet échange, j’avais l’impression d’être dans une sorte de brume. Les seules choses distinctes qui ressortaient étaient sa veste en toile de jean très bleue, propre et neuve, et ses yeux, bleu clair, intenses et lumineux. A travers une sorte de brouillard, je l’entendis me demander, quoiqu’il ne s’agisse pas vraiment d’une question car il ne semblait pas attendre de réponse : « Maitreya n’est pas Dieu, n’est-ce pas ? » Je répondis : « Non, c’est le représentant de Dieu. » Alors il répéta l’information du prospectus, y compris le lieu de la conférence, la date et l’heure, qu’il semblait avoir assimilé, étrangement, en si peu de temps. Pour une raison ou pour une autre, j’eus aussi la sensation bizarre que pendant tout ce temps, l’homme roulait une cigarette, si une telle chose est envisageable, ou semblait faire ce geste avec les mains. Une impression d’étrangeté et d’incongruité s’en dégageait.

Tandis que l’échange se poursuivait, j’avais la sensation de me sentir bizarre, mais c’était tout ce dont j’étais conscient. Comme il s’apprêtait à partir, je lui tendis un prospectus afin qu’il puisse se souvenir des faits. Il se contenta de me regarder et m’informa que ce n’était pas nécessaire. Il parut répéter quelques unes des informations en ajoutant : « On se verra là-bas. » Puis il s’éloigna et je continuai ma distribution, quand tout à coup il me vint à l’esprit que l’« étrangeté » du jeune homme et mes sensations « bizarres » (lesquelles avaient commencé à se dissiper) étaient peut-être dues au fait que j’avais été « visité ». Bien sûr, lorsque je me retournai pour voir où il se trouvait, il avait disparu.

Ai-je été « visité », ou bien ai-je reçu un coup de soleil ?

   C. L., Elmwood Park, N.J., E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce jeune homme était Maitreya.]

Lieu : New York, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)