Un hôte très particulier

Partage international no 101février 1997

Cher Monsieur,

Au cours de l’hiver 1987-1988, à Olympia aux Etats-Unis, nous eûmes une visite des plus insolites. Nous avions à la maison un tableau noir sur lequel nous inscrivions les notes et messages pour la journée. Ce jour-là, après ma méditation, j’écrivis sur le tableau le message suivant : « La réponse est oui », et décidai de le mettre en pratique toute la journée.

Celle-ci s’écoula sans difficulté, en disant oui à de nombreux événements. L’après-midi, vers 17 heures, je fus prise d’une irrésistible envie de préparer un bon dîner, comme si des hôtes inattendus devaient arriver. Plus tard, alors qu’il pleuvait à verse, on sonna à la porte d’entrée. J’ouvris et me trouvai devant un jeune homme aux cheveux bruns, qui avait l’apparence d’un SDF. Il me demanda s’il était bien chez les Decatur et je lui répondis par l’affirmative. Il poursuivit : « Alors je vais passer la nuit ici. » Mon cœur se mit à battre la chamade. Je le regardai, ses yeux étaient clairs et pleins de bonté, et je déclarai : « Oui, vous allez aussi dîner avec nous. » Sans avoir vu le tableau il répondit : « Si c’est écrit sur le tableau, cela doit être vrai. »

Il entra et prit place dans la salle de séjour où nous avions un portrait de Sathya Saï Baba, les deux mains levées en signe de bénédiction. Notre visiteur le regarda intensément et se mit à lever les mains de la même manière. Alors je lui demandai : « Qu’est-ce que vous voyez quand vous regardez ce portrait ? » Il répondit : « Je vois votre meilleur ami. » L’atmosphère donnait une impression d’intensité. Nous restâmes tous silencieux, pour ainsi dire privés de la parole.

Notre visiteur nous dit que sa moto était tombée en panne à environ un ou deux kilomètres de là et c’était la raison pour laquelle il était trempé. Nous lui proposâmes de prendre une douche et de changer de vêtements. Mon mari lui prêta un jogging et il sortit de la salle de bains la tête enveloppée dans une serviette de toilette, à la façon d’un maharaja, l’air très digne. Il remercia mon mari et sortit d’un petit sac un bracelet de style tibétain, fait de trois métaux différents. Il le donna à mon mari, lui déclarant que cela serait bon pour son arthrite. Le bracelet lui allait parfaitement et nous nous demandâmes comment il savait que mon mari avait de l’arthrite.

Nous lui demandâmes son nom. Il répondit qu’il avait tous les noms. Alors je lui demandai de quel nom il voulait que nous l’appelions et il répondit : « J’ai tous les noms, mais si vous le désirez, appelez-moi « Thumper ». Il me semble bien que ce nom est celui d’un personnage de Walt Disney, un lapin je crois.

Nous prîmes le repas et beaucoup de personnes vinrent nous rendre visite ce soir-là. Pendant le dîner, il sortit du même petit sac un très joli fragment d’améthyste d’environ douze centimètres de long qu’il me donna en me disant, alors qu’il le tenait entre les doigts : « Voici un petit fragment d’une grosse pierre. » C’était stupéfiant car, le matin même, j’avais vu une grosse améthyste dans un magasin et avais dit à mon mari combien j’aurais aimé l’avoir, car c’était un spectacle de Dieu lui-même.

Pendant le dîner, « Thumper » nous révéla de profonds enseignements ésotériques. Toutefois, nous n’en comprîmes pas la totalité. Il paraissait nous connaître chacun personnellement. Il donna des conseils à chacun, ainsi que de petits cadeaux. Il ajouta que nous ne devions avoir aucune crainte car toutes les banques et les aéroports lui appartenaient.

Il resta trois jours chez nous : le jeudi, le vendredi et le samedi. Le vendredi soir, j’allumai les bougies du Sabbat, sans connaître la prière en Hébreu. Mais « Thumper » récita toutes les prières dans cette langue à la perfection, et ce fut très beau. Il nous servit le dîner, donnant beaucoup à certain et peu à d’autres. Comme nous nous en étonnions, il déclara le regard pétillant : « Je m’appelle Daniel Lévy. »

Il dit beaucoup de choses et beaucoup de choses se produisirent durant ces trois jours ; il régnait dans la maison une atmosphère de sainteté et un message persista avec force : « Ramasse trois détritus chaque jour », et : « Ecoute les arbres et les oiseaux. »

Lorsqu’il décida de partir, je lui demandai la permission de lui embrasser les pieds, car je sentais que j’étais en présence d’un saint homme. Nous n’oublierons jamais « Thumper ».

                                                                                                                                                                                        C. et S. S., Safed., Israël 

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Thumper » était le Maître Jésus.]

Lieu : Olympia, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)