L’alimentation en danger

Partage international no 94juin 1996

Dans de nombreux pays en développement, la situation alimentaire est extrêmement précaire en raison de l'augmentation du coût des importations de céréales et de la réduction de l'aide alimentaire, qui se trouve à son plus bas niveau depuis 20 ans. D'après Per Pinstrup-Anderson, directeur général de l'Institut de recherche sur la politique alimentaire mondiale (IFPRI) : « Si les nouveaux projets de réduction de l'aide sont appliqués, il s'ensuivra des conséquences désastreuses pour ceux qui sont déjà pauvres. »

L'IFPRI prédit un futur à deux vitesses : les pays riches auront des surplus de nourriture et la possibilité d'en importer à bas prix, tandis que les pays pauvres et à croissance relativement faible feront peu ou pas de progrès vers la sécurité alimentaire et la réduction de la malnutrition. La moitié des 88 pays qui dépendent de l'aide alimentaire se situent en Afrique, le continent pour lequel le risque de réduction de l'aide alimentaire est le plus grand. Les perspectives sont également sombres pour l'Amérique centrale, les Caraïbes et le Mexique, dont la production de nourriture pour 1995-96 devrait être inférieure d'un demi-million de tonnes à celle de la saison précédente.

Pour modifier ces perspectives, P. Pinstrup-Anderson indique qu'il faudrait accroître les investissements en direction des populations pauvres en matière d'éducation primaire et de santé, leur accorder l'accès aux ressources productives telles que la terre et le crédit à l'agriculture, et augmenter les investissements dans la recherche agricole visant à l'amélioration de la productivité des petits fermiers. En novembre prochain, les dirigeants du monde se rencontreront lors d'un sommet alimentaire mondial qui se tiendra à Rome, pour mettre au point un plan d'action pour s'attaquer à la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire mondiale.


Sources : IPS
Thématiques : Société, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)