Partage international no 86 – octobre 1995
par Peter Liefhebber
L’étude des caractéristiques dominantes de Mohandas K. Gandhi1 (1869-1948) montrera d’évidence l’effet de l’interaction des rayons 2 et 6. Sa structure de rayon, 2-2-6-2-3, parle d’elle-même : trois corps de deuxième rayon, l’âme et la personnalité, d’une part, le corps astral, d’autre part, y encadrent un corps mental de rayon 6. Le corps physique est gouverné par le troisième rayon.
Initié de deuxième degré, ce petit homme, leader de l’Inde, lutta sans relâche sa vie durant, et l’on peut dire avec succès, pour développer et exprimer les meilleures facettes de son caractère. Or, si l’on considère les qualités que le Maître D. K. attribue au rayon 2 : « la patience et l’endurance, l’amour de la vérité, l’intuition, le calme, la loyauté et la foi, ainsi qu’une sérénité inébranlable, pour en citer quelques-unes, on s’aperçoit que ce sont précisément celles que Gandhi a manifestées avec le plus d’éclat ou, tout au moins, qu’il aspira à posséder.
Examinons-les de plus près, et commençons par l’amour de la vérité. On ne saurait mieux montrer la place qu’il a accordée à cette valeur qu’en citant la définition qu’il donne de satyagraha, l’un des piliers de sa philosophie : « Satyagraha, c’est la force née de la non-violence et de l’amour de la vérité. » Témoin, également, le sous-titre de son autobiographie, non moins révélateur : « Histoire de mes expériences avec la Vérité ». Son désir de vérité devient vite si intense qu’il le pousse à raconter avec une franchise extrême, dans des écrits pourtant destinés au public, des comportements personnels, tel ses expériences sexuelles, que l’on considère généralement comme relevant du domaine strictement privé. Pour lui, rien n’était trop sacré ou trop intime. Ainsi raconte-t-il cet épisode où, alors qu’il se trouvait en compagnie d’autres personnes au chevet de son père agonisant, il fut pris d’un tel désir physique pour sa femme qu’il partit sur-le-champ la rejoindre. Son père mourra pendant son absence et il ne se le pardonnera jamais. Cette exigence de transparence, cette volonté de bannir de sa vie toute forme d’hypocrisie et de pruderie s’étendra peu à peu à tous les détails de sa vie quotidienne, au point qu’il ne lui viendra même plus à l’idée qu’il puisse heurter la sensibilité esthétique de son entourage, en se lavant les dents encore à table, par exemple, sitôt son dernier plat fini.
On pourrait voir, dans la manifestation exacerbée et sans nuance de cette qualité de 2e rayon, la marque de son corps mental qui, du fait du niveau de polarisation mentale qui était le sien (c’était un initié de 2e degré) exerçait une influence croissante sur les trois corps de 2e rayon qui l’encadraient et ajoutait à ses efforts de vérité, de sincérité et d’unité la touche caractéristique du rayon 6, qu’on pourrait qualifier de fanatisme tempéré.
On retrouve cette lutte d’influence entre les rayons 2 et 6 dans bien d’autres périodes de son existence. Ainsi, l’un des traits les plus remarquables de la deuxième partie de sa vie fut sa complète absence de peur. Rien ne pouvait le détourner de son chemin, ni la violence physique, ni la prison ou les diverses menaces. Une fois sa décision prise, il s’y tenait avec ce courage extraordinaire qui est la marque du disciple de sixième rayon dans la conquête d’un but – attribut qui n’est partagé que par les disciples de rayon 1 (de Volonté et de Pouvoir) et, d’une manière différente, par ceux de rayon 4 (Harmonie par le conflit). Mais il sera intéressant de noter qu’il n’acquit cette qualité que tardivement. Sa jeunesse fut tourmentée par la peur (des fantômes, des serpents, des voleurs…), et rien n’aurait pu le faire sortir de chez lui la nuit tombée. Manifestement, par suite du développement encore insuffisant de son corps mental, il n’était pas encore parvenu à une maîtrise suffisante sur son corps astral de rayon 2 – rayon qui prédispose aux peurs exagérées et à ressentir avec une acuité particulière la gigantesque forme-pensée de peur que l’humanité a construite.
Autres traits négatifs de sa jeunesse, l’amour égoïste et la jalousie – deux défauts qui, selon D. K., relèvent du rayon 6. Marié à Kasturbaï à 13 ans, il faisait montre d’un appétit sexuel insatiable, qu’il évoquera plus tard avec sa franchise coutumière ; il lui interdira même, durant son adolescence, de sortir seule. Mais il parvint peu à peu à triompher de ces traits négatifs des rayons 2 et 6. Pour revenir à la peur, par exemple : il avait reconnu en lui, dans sa jeunesse, un désir de popularité qui le faisait vivre dans la hantise perpétuelle de ne pas être pris au sérieux, d’être tourné en ridicule. La timidité de son enfance (rayon 2), encore puissante lorsqu’il suivait les cours de droit à Londres, se voyait renforcée par la tendance à quêter l’approbation d’autrui (rayon 6). Redoutant par-dessus tout d’être pris pour un Indien arriéré, il s’habillait avec un soin extrême ; il portait un chapeau haut-de-forme, des pantalons à fines rayures, des guêtres et une canne à pommeau d’argent. Ce manque de confiance en soi et cette peur du ridicule lui interdiront d’ailleurs d’exercer son métier d’avocat à son retour en Inde. Submergé par le trac lors de sa première plaidoirie, il dut se faire remplacer par un collègue.
Mais une fois sa timidité vaincue, son mental de rayon 6 le jeta dans l’autre extrême : il devint alors d’une indifférence absolue à la louange ou au blâme. C’est ainsi qu’il circulera toute sa vie, et quelles que soient les circonstances, avec son dhoti blanc, ses sandales et une chemise blanche légère, y compris lors de sa visite au roi – ce qui lui vaudra d’ailleurs d’être traité par Churchill de « fakir à demi-nu ». A un journaliste qui lui avait demandé où il avait trouvé l’audace de se présenter ainsi au palais, il répondit, aimablement, que le roi avait assez de vêtements pour eux deux !
On peut faire remonter cette transformation, qui le fit passer d’une timidité extrême au courage et à l’assurance inébranlables qui caractériseront la dernière partie de sa vie, à son séjour en Afrique du Sud (1891-1914) ; et le rôle central d’animateur et de leader qu’il joua dans le combat que menaient les immigrés Indiens pour la reconnaissance d’une citoyenneté à part entière semble avoir été, de ce point de vue, décisif. Il y perdit toute trace de cette peur qui l’avait tant gêné jusqu’alors. L’intrépidité que donne le sixième rayon au disciple en lutte pour ses idéaux, combinée à l’endurance et à la patience du 2e rayon, culminèrent en s’intégrant dans cette autre qualité de 2e rayon qu’est la propension au sacrifice de soi. Ces trois qualités formeront la base de sa philosophie de la non-violence.
Mais avant de poursuivre, il ne serait pas sans intérêt de citer le point de vue de la Hiérarchie sur cette philosophe pacifiste, tel que l’a exprimé D. K. en 1942, (c’est-à-dire en pleine guerre mondiale), dans Extériorisation de la Hiérarchie. Il y examine les trois attitudes possibles vis-à-vis de la guerre : la position démocratique, l’approche totalitaire, et « l’apaisement et les attitudes pacifistes – idéalistes et inadaptées – qui trouvent actuellement leur principal représentant en Gandhi. Celui-ci démontre toute l’intransigeance et tout le fanatisme de cette position irréaliste, dont les tenants n’hésiteraient pas à sacrifier les vies humaines, les nations et même l’avenir de l’humanité pour atteindre leur objectif. Si Gandhi devait réussir aujourd’hui, cela précipiterait l’Inde dans la guerre civile, aboutirait à des hécatombes massives et à la mise de l’Asie sous le joug commun de l’Allemagne et du Japon – avec la quasi-certitude effroyable d’une victoire du totalitarisme. »
Gandhi croyait possible de changer le cœur et d’éveiller la compassion d’un adversaire en supportant patiemment ses coups. L’éclairage que porte D. K. sur son pacifisme fait ressortir de manière on ne peut plus vive l’ensemble très contrasté des défauts et des qualités imputables à sa structure de rayon – et qu’illustre de façon si convaincante R. Attenborough dans son film-épopée, Gandhi – notamment dans la séquence spectaculaire où ce petit leader de la lutte pour les droits civils, battu sans merci par les policiers, n’en continue pas moins à jeter au feu son carnet d’identité, ce carnet tristement célèbre que devaient porter sur eux en permanence tous les citoyens non blancs d’Afrique du Sud.
Outre les qualités du 2e rayon, déjà évoquées (la patience et l’endurance), Gandhi en manifestait une autre qui appartient en commun aux rayons 2 et 6 : l’intuition. Lorsqu’il se trouvait devant une situation politique complexe, il avait l’habitude d’attendre, avant d’entreprendre quoi que ce soit, que sa « voix intérieure » lui souffle une solution. Cela n’a rien à voir, naturellement, avec la conviction illusoire qu’ont tant d’aspirants et de disciples d’être guidés en permanence – généralement par un Maître, quand ce n’est pas plus. L’intuition de Gandhi était d’une nature bien plus sûre, comme cela se vérifia à maintes reprises ; elle allait d’ailleurs souvent à l’encontre de l’avis de ses amis et partisans. Il connaissait d’instinct, par exemple, lorsqu’il entreprenait une grève de la faim, les réactions qu’il allait provoquer ; il savait aussi choisir les moyens à la fois les plus simples, les plus conformes à ses principes de non-violence et les plus imparables pour plonger les autorités britanniques dans l’embarras. Et s’il s’est opposé jusqu’au bout à la marche inexorable de l’Inde vers la partition, c’est qu’il pressentait clairement à quel point la création d’un Pakistan indépendant, loin de mettre un terme au conflit entre hindous et musulmans, ouvrirait au contraire la voie au séparatisme et au fanatisme religieux, et à leur cortège d’atrocités. De fait, cette partition causa des centaines de milliers de morts et d’immenses transferts de populations ; au point que même ses adversaires durent reconnaître que « Bapu » (« petit père »), avait vu juste — même si personne n’avait été en mesure de proposer de solution alternative.
Au cours de son combat contre l’empire britannique, Gandhi manifesta au plus haut point une autre qualité du 2e rayon : la loyauté. En dépit de son opposition, de ses critiques contre le gouvernement de sa Majesté, il ne s’est jamais permis le moindre acte déloyal à son égard. Ainsi, pendant la guerre mondiale, il a empêché l’Inde de tirer parti de l’affaiblissement momentané de l’Empire, tout comme une trentaine d’années plus tôt, il s’était opposé aux manifestations des Indiens d’Afrique du Sud alors que le régime devait faire face à une grève généralisée des chemins de fer.
On retrouve tout au long de la vie de Gandhi cette interaction complexe entre les qualités de rayons 2 et 6 : les qualités de dévotion, ainsi que de simplicité et de fermeté d’intention (rayon 6) ont toujours pour effet de « forcer » celles de rayon 2. Il est même curieux de constater, dans plus d’un cas, que le renforcement mutuel de deux qualités les conduit presque à la rupture d’équilibre. En voici trois illustrations.
Gandhi a longtemps bataillé avec sa sexualité. A 37 ans, il fit le vœu de brahmacharya, et l’imposa à son entourage avec autant de sévérité qu’à lui-même. A la ferme Tolstoï, son ashram d’Afrique du sud, garçons et filles devaient prendre leur bain ensemble dans la rivière et partager le même dortoir. La maîtrise de soi qu’il exigeait n’éveillait naturellement pas le même enthousiasme chez tous les membres de la communauté : tout le monde ne s’appelle pas Gandhi… Mais un jour qu’une jeune fille avait, avec la joyeuse collaboration de deux garçons, préféré tenter l’expérience sexuelle plutôt que de suivre son injonction, il lui rasa la tête. On ne peut guère voir dans cette réaction un modèle de compréhension, de tolérance et de sagesse…
On ne peut pas dire non plus qu’il n’ait pas su éviter des réactions excessives lorsqu’il prit conscience de l’injustice du système de castes hindou. Alors qu’en 1920, il le qualifiait de « fondamental, naturel et essentiel » et qu’il affirmait accorder plus de valeur aux mariages arrangés par les parents selon ce système que ceux provenant du choix naturel des jeunes gens, deux ans plus tard, il autorisa son plus jeune fils – qui le lui demandait depuis des années – à épouser une jeune femme d’une autre caste. Une telle étroitesse d’esprit (rayon 6) ne pouvait tenir longtemps chez un homme de ce calibre, animé d’une exigence incessante de perfection. Mais ayant déclaré quelques années plus tard, en 1932, que l’hindouisme n’interdit pas les mariages entre gens de castes différentes, ni même de prendre les repas en commun, il n’assista plus dès lors qu’aux mariages « mixtes », c’est-à-dire à ceux dont l’un des partenaires était intouchable (les intouchables étant ceux qui n’appartiennent à aucune caste). Ce furent même les seuls mariages qu’il autorisa dans son ashram indien, Seva gashram.
Enfin, il avait tendance à imposer aux autres ses propres idéaux de perfection personnelle (qui créaient chez lui un état d’insatisfaction permanente, le rayon 2 étant généralement très critique vis-à-vis de lui-même). De ses quatre fils, il n’attendait qu’une chose, la sainteté. C’est là un aspect de cette tendance si répandue chez les disciples de rayon 6 à diviser le monde en deux camps inconciliables : les saints et les démons. Dans sa vision positive de l’humanité, les hommes ne pouvaient appartenir qu’à la première catégorie : tous devaient donc se conformer à son exigence de sainteté, à commencer par les membres de son entourage. Croyant, à juste titre, que la qualité du caractère et le service comptent plus que les diplômes ou la réussite professionnelle, il s’opposa à ce que ses fils suivent un cursus scolaire et universitaire normal –oubliant, peut-être, que l’éducation ne peut qu’apporter un plus au caractère et au service. Dans ce genre de cas, la mentalité quelque peu manichéenne (blanc/noir) du rayon 6 obère l’inclusivité, l’ouverture d’esprit du rayon 2.
Voici brièvement, enfin, quelques-unes des autres qualités de Gandhi que l’on peut rattacher à sa structure de rayon :
a) Les activités d’enseignement, trait essentiel du 2e rayon, ont toujours tenu une grande place dans la vie de Gandhi : en témoignent ses nombreux écrits sur des sujets divers, tels que la religion, la morale, la non violence…
b) Sa capacité à prendre en considération une multitude d’éléments. Même au cœur de combats à l’enjeu planétaire, il restait très attentif aux moindres détails de son environnement et de son entourage.
c) Certains types de rayon 2 se distinguent par leur simplicité. Gandhi est de ceux-là. Ses manières de vivre, de parler ont évolué au fil des années vers une simplicité croissante. Il ramenait les sujets les plus complexes à leurs éléments essentiels ; et si, dans son action politique, il a su gagner le cœur des plus humbles, il le dut en partie à sa capacité à inventer les méthodes de pression la fois les plus simples et les plus efficaces.
Le rayon 6 a le don de toujours voir, derrière toute forme et tout phénomène, l’idéal qui les sous-tend. C’est un talent qu’il a toujours eu, parfois au regret de son entourage, qui estimait que cela l’empêchait de se faire une vue plus juste et plus approfondie des êtres et des situations.
Certains éléments absents de la vie de Gandhi peuvent également nous renseigner sur ses rayons :
a) On pourrait ainsi expliquer par son absence de rayon 1 (rayon de Volonté et de Pouvoir) le fait qu’il n’ait jamais tenté de conquérir de position officielle, comme il aurait pu raisonnablement y prétendre. Il a toujours préféré laisser les rênes du gouvernement à son ami J. Nehru, tout à fait équipé pour cette tâche, si l’on en croit sa structure de rayon (1-2-1-6-3).
b) La ténacité avec laquelle, pendant des décennies, il a mené le combat pour l’indépendance montre à quel point sa personnalité (rayon 2) a su maîtriser l’impatience et les visées à court terme inhérentes au rayon 6.
Quant à la non-violence, ahimsa, l’un de ses principes clés, c’est l’une des qualités spécifiques d’un corps astral de 2e rayon.
Enfin, on peut attribuer au rayon 3, qui régissait son corps physique, sa capacité à exprimer ses idéaux sur le plan physique. Il a toujours déployé une activité incessante, et était parfois capable de changements d’orientation radicaux ; il pouvait, par exemple, mettre complètement de côté une question pour de longues périodes et s’absorber avec une intensité égale dans une tâche totalement différente.
Mettre ainsi en lumière, pour les besoins de l’analyse, certains défauts de Gandhi, pourrait donner de lui une impression quelque peu négative. En fait, ces défauts sont sans importances au regard des qualités exceptionnelles qu’il a déployées. Mais le contraste qu’elles forment avec les accomplissements gigantesques auxquels il est parvenu permet de distinguer plus clairement l’action de ses rayons.
On l’a vu, le Mahatma possédait l’ensemble des qualités inhérentes au 2e rayon, telles que les décrit D.K., et il a acquis à un admirable degré celles qu’il revient au disciple de ce rayon de conquérir (amour, compassion, oubli de soi, énergie). On ne trouve, d’autre part, nulle trace en lui des défauts typiques de ce rayon (dureté, indifférence à autrui, intérêt exclusif pour l’étude). Il en va de même en ce qui concerne le rayon 6, dont les qualités de dévotion, de tendresse et d’intuition, pour n’en citer que quelques-unes, se manifestèrent avec tant d’éclat dans sa vie.
Dans sa jeunesse, nous l’avons vu, il a lutté contre quelques-uns des défauts propre à sa structure de rayon. Son degré d’avancement lui a, pour ce faire, permis d’utiliser les qualités d’un rayon pour surmonter les défauts d’un autre : le sectarisme, l’esprit de division, la tendance à former des factions…, autant de défauts typiques du rayon 6, n’avaient ainsi aucune chance de tenir, face à l’inclusivité et à la compréhension enveloppante du 2e rayon — les trésors d’énergie qu’il a déployés pour instaurer un esprit de tolérance entre sikhs, Hindous, musulmans et chrétiens le montrent clairement. De même, ses efforts pour acquérir certaines qualités du rayon 6 (amour de la vérité et sacrifice de soi) ont sans doute trouvé un appui précieux dans les qualités voisines du 2e rayon (cette propension au sacrifice de soi pouvant même, d’ailleurs, donner lieu à un mirage chez les individus où le rayon 2 est important). Et si Gandhi ne semble pas toujours être parvenu à quelque voie du juste milieu, cela n’a rien d’étonnant dans la mesure ou ces deux rayons partagent, à certains égards, une tendance potentielle au déséquilibre : cette tendance est particulièrement forte chez les individus d’âme et de corps astral de 2e rayon ; il faut également se souvenir que l’équilibre fait partie des qualités que doit acquérir le disciple de rayon 6. Que Gandhi n’y soit pas totalement parvenu n’a guère d’importance et n’enlève rien aux brillantes qualités qu’il a déployées dans tant d’autres domaines. Il est, en fait, l’exemple classique de ce que peut et doit atteindre un initié de structure 2-2-6-2-3.
« Sans l’appât du gain, il n’y aurait aucune occasion de s’armer. Le principe de non-violence implique l’abstention complète de toute forme d’exploitation, quelle qu’elle soit. Le désarmement ne sera pas possible tant que les nations continueront à s’exploiter les unes les autres. »
« Ce n’est pas dans la victoire que se trouve la joie, mais dans la lutte, dans l’effort et dans la souffrance qui les accompagne. »
« Aucun sophisme, aucune manipulation statistique ne peuvent tenir face à la vue de ces squelettes qu’on trouve dans de nombreux villages de l’inde. »
« Pour le stayagrahi, il n’existe pas de limite de temps, pas plus qu’il n’existe de limite à sa capacité à souffrir. »Gandhi
- Structure de rayons : Ame 2 ; personnalité 2, 6 ; mental 6, 6 ; astral 2, 2 ; physique 3, 7. Niveau d’évolution : 2,0. (Source : La Mission de Maitreya, tome 1, de Benjamin Creme).
Bibliographie :
A Bailey : Psychologie Esotérique, l’Etat de disciple dans le nouvel âge, Le Mirage, problème mondial. Lucis Trust ; B. Creme : La Mission de Maitreya , tome I & II. Partage Publication ;Gandhi : Autobiographie, PUF, Coll. Quadrige. Catherine Clément : Gandhi, Gallimard, coll. Découvertes.; Lapierre et Collins : Cette nuit, la liberté, Livre de poche.
Inde
Auteur : Peter Liefhebber, journaliste aux Pays-Bas.
Thématiques : sagesse éternelle
Rubrique : Divers ()
