Partage international no 80 – avril 1995
Cher Monsieur,
En lisant le volumineux courrier des lecteurs de votre revue qui ont fait l’expérience de Maitreya, je me suis souvenu d’un événement qui s’est produit il y a environ neuf ou dix ans, lorsque je vivais à Londres.
Je rentrais chez moi, un après-midi. Sortant du métro, il me restait un trajet d’environ un kilomètre, que j’avais l’habitude de faire à pied. Mais ce jour-là, j’étais extrêmement fatigué et j’espérais vivement trouver un bus, le service n’étant pas régulier sur cette route. Après avoir consulté les horaires à l’arrêt de bus, je m’aperçus que le prochain n’était pas prévu avant longtemps. Je me souviens avoir souhaité intérieurement qu’un bus supplémentaire apparaisse soudain, ou bien qu’une connaissance passe en voiture et me prenne, ou encore qu’un autre moyen de transport surgisse miraculeusement et me dépose devant chez moi. Comme rien de tout cela ne semblait probable, après quelques instants, je décidai quand même de marcher, à contrecœur.
Je m’étais à peine mis en route qu’une camionnette s’arrêta près de moi et que le conducteur s’écria d’une voix gaie et amicale : « Je peux te déposer quelque part ? » Quelque peu surpris mais enchanté, j’acceptai avec gratitude et montai. Le conducteur semblait avoir environ 30 ans, de taille et de stature moyenne. Il était rasé de près, avait de longs cheveux bruns clairs et s’exprimait avec un léger accent londonien. Il portait des vêtements propres qui semblaient être ses vêtements de travail. Je revois ses outils et son équipement à l’arrière de la camionnette. Il donnait l’impression d’être un ouvrier du bâtiment. Ce qui m’a le plus frappé chez lui, c’est sa façon d’être, insouciante et gaie. Durant le trajet, nous avons bavardé — je pense que c’est surtout lui qui a entretenu la majeure partie de la conversation — mais malheureusement, je n’en ai gardé presque aucun souvenir. Je crois qu’il a commencé par me demander si j’attendais le bus et j’ai probablement répondu qu’il n’y en avait jamais quand on le désirait. Il semblait m’avoir observé depuis quelques minutes, et avoir lu dans mes pensées. En deux ou trois minutes, nous sommes arrivés devant chez moi. Je l’ai remercié et suis descendu. Il m’a dit au revoir avec bonne humeur, puis il a disparu au milieu de la circulation. Ma fatigue s’était envolée.
Par la suite, j’ai raconté l’incident à ma femme et malgré le caractère particulièrement inhabituel de cette rencontre (du moins dans une grande ville), je ne m’en suis tenu qu’aux apparences. A cette époque-là, il ne m’est pas venu à l’esprit que ce conducteur serviable pouvait bien être quelqu’un d’autre et c’est en lisant les récents témoignages que vous avez publiés que j’ai commencé à m’interroger.
J. C., Amsterdam, Pays-Bas
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le conducteur de la camionnette était Maitreya.]
Pays-Bas
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
