Une apparence trompeuse

Partage international no 194octobre 2004

Cher Monsieur,

Le 12 août 2004, après la Transmission hebdomadaire à Lucerne, je pris le bus pour rentrer chez moi à Baar. En montant, je vis que ma place habituelle était occupée par une femme énorme, en short. Je me demandai où l’on pouvait bien trouver des shorts d’une taille aussi grande. Je m’assis en face d’elle en diagonale. Elle avait un visage aimable, rond, ouvert, et elle essayait d’attirer la sympathie d’une petite fille de l’autre côté du couloir central en faisant des grimaces.

D’autres personnes montèrent. Un couple, accompagné de deux garçons âgés d’environ neuf et onze ans, cherchait des places assises. Je me déplaçai alors pour me mettre en face de la dame obèse, en veillant à ce que nos genoux ne se touchent pas, et l’homme prit place auprès de moi. Sa femme trouva une place de l’autre côté du couloir et la dame obèse se poussa pour faire de la place à l’un des enfants. L’autre enfant resta debout. La femme obèse essaya de lier conversation, mais la plupart des gens n’en avaient guère envie car ils s’étaient laissés surprendre par la pluie. L’enfant expliqua qu’ils revenaient de Titlis, une montagne de 3 000 mètres de haut, située au sud de Lucerne. Au bout d’un moment, l’enfant qui était debout jugea que c’était son tour de s’asseoir et voulut prendre la place occupée par son frère. La dame obèse se rapprocha alors davantage de la fenêtre et les deux garçons purent prendre place à côté d’elle. Je ne pouvais en croire mes yeux. Les deux enfants étaient assis à côté de cette femme qui aurait dû normalement avoir besoin de deux places pour elle toute seule – c’était comme un miracle.

Elle concentra alors son attention sur moi et me demanda si j’allais bien. Grande et mince comme je le suis, nous devions ressembler à Laurel et Hardy. N’étais-je pas un peu malade ? Je répondis que je me sentais parfaitement bien et, avec une allusion pleine de sous-entendus, je déclarai qu’à mon avis il était préférable en matière de nourriture de se contenter du strict minimum et que depuis plus de trente ans je me passais de temps à autre de manger pendant plusieurs semaines, buvant simplement un demi-litre de jus de fruit et deux litres d’eau par jour, un bon moyen de se sentir en parfaite santé ensuite – et j’ajoutai que je m’étais même passé de nourriture et de boisson pendant sept jours simplement pour voir l’effet que cela faisait. Elle ne fut nullement impressionnée. Elle semblait se considérer comme l’incarnation de la santé et de la prospérité et moi-même comme l’image de la faim et de la maladie.

A l’arrivée à Baar, de nombreux passagers descendirent du bus, y compris la dame obèse. Je fus surprise de voir la facilité avec laquelle elle se leva pour descendre – aucun lutteur de sumo japonais n’aurait pu faire mieux.

Ce n’est que plus tard, à 3 h 30 du matin – heure de ma méditation personnelle – que j’explosai de joie en réalisant soudain que, de toute évidence, j’avais été confrontée à Maitreya, notre cher instructeur rempli d’humour et que les remarques pleines de sous-entendus étaient à prendre en sens inverse. Maitreya avait sans doute voulu me montrer que ma conception selon laquelle un poids inférieur à la normale est synonyme de santé et un surpoids synonyme de maladie est relative, en prenant l’apparence d’une personne obèse pleine de santé et de gaieté, capable de se déplacer aussi vite qu’une belette.

Ai-je eu raison de supposer que cette dame obèse était Maitreya ?

A. N.,  Baar, Suisse

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « dame obèse » était Maitreya.]


Date des faits : 12 août 2004
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)