Partage international no 27 – novembre 1990
Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya par Patricia Pitchon
18 septembre 1990
Un message pour tous — Le message de Maitreya à la race humaine est le suivant : Soyez ce que vous êtes. La création entière est un devenir de l’Être Suprême du Seigneur. Tout lui appartient. C’est l’héritage de chacun et de tous que de jouir des grâces de la vie, qui sont la liberté dans la création et le salut dans l’Être Suprême.
Les peuples et les nations sont aussi interdépendants que les membres d’une même famille. Les politiques des nations et des gouvernements doivent impliquer l’essence de l’équilibre et de l’équité, qui produiront la paix, l’harmonie et la joie.
Aucune nation, aucun pays, n’est supérieur ou inférieur à un autre. Il incombe au gouvernement du pays de protéger et de promouvoir le bien-être de la nation, et il est du devoir de chacun d’être ce qu’il est.
La défense — Maitreya a déclaré : « Oui, vous avez besoin d’un bâton pour empêcher que les serpents les plus venimeux ne vous mordent. Chaque nation, chaque pays, doit avoir une défense. Mais vous devez également vous assurer que la race humaine ne soit pas annihilée ». En clair, le message aux politiciens est le suivant : servez la nation, le pays, comme des serviteurs, non pas comme des maîtres.
Une force du mal — A partir du moment où vous agissez comme un maître plutôt que comme un serviteur, l’égoïsme devient une force du mal qui, finalement, tue l’individu. Maitreya a déclaré : « Dans la création du Seigneur, on agit comme un disciple et non pas comme un maître. A partir du moment où vous agissez en maître dans la création du Seigneur, les portes de son Être Suprême vous sont fermées. Quand vous agissez en disciple, en dévot ou en serviteur, les portes de L’Être Suprême du Seigneur s’ouvrent. »
Ainsi, réalisez que les politiques des nations et des pays devraient être empreintes des principes qui rapprochent les individus, les nations et les pays, de manière harmonieuse et non par la peur. Toute chose faite dans l’ombre du doute, de la suspicion, de la confusion et de la peur provoquera la dégradation du processus d’évolution. Ce qui veut dire « involution ».
Le respect du rythme et des caractéristiques — Maitreya a déclaré : « Cette fois, les politiciens et autres dirigeants ne pourront pas répéter dans le présent l’histoire passée. Cela veut dire qu’ils ne pourront pas lire l’histoire dans le passé et agir en conséquence. En un mot, cette fois c’est le peuple qui, grâce à sa conscience, obligera les politiciens à respecter le rythme et les caractéristiques des peuples. »
La paix et la guerre — La paix et la guerre sont les deux faces de la même vérité. La vérité est que si vous respectez les énergies qui contrôlent la création, vous ferez l’expérience de la paix. Mais si vous les perturbez, cela conduit à la guerre. Apprenez à respecter les énergies de la création. Ne les combattez pas. Le message politique de cette vérité est le suivant : la paix règne là où les individus disposent de tout ce qui est nécessaire à la vie. Où cela n’existe pas, il y a guerre. Aussi la politique du « riche et du pauvre » n’a plus de place dans ce nouvel âge.
Les politiciens qui pensent que le capitalisme, sous la bannière de la démocratie, représente la réponse aux problèmes modernes sont aussi ignorants que les généraux ou les soldats, qui sont faits pour combattre sur les champs de bataille. Ils ne savent pas ce qu’ils accomplissent en tuant des individus.
L’Afrique du Sud — L’aube du rassemblement approchant, les forces du mal essaieront d’empêcher cette aube de naître. A nouveau par la peur.
Le Moyen-Orient — Les pays du Moyen-Orient sont comme les membres de la même famille. Il peut y avoir des luttes entre frères et sœurs, mais elles sont temporaires. Après, ils se rassemblent et oublient leurs différences. Dans cette situation, les Américains sont une « pièce rapportée ».
Aux États-Unis, la peur est que s’ils ne maintiennent pas un contrôle, direct ou indirect, sur les réserves pétrolières du Moyen-Orient, leur économie entière ne subisse différents revers.
La Grande-Bretagne — Au Royaume-Uni, les politiciens craignent aujourd’hui que la politique actuelle, qui a ruiné des familles entières, créé des bidonvilles et privé des adolescents d’espoir pour l’avenir, n’ait engendré des effets politiques négatifs. Si l’attention de la nation n’est pas attirée ailleurs, les gens se rendront compte des échecs dans leur pays, et commenceront à s’interroger sur la politique menée par leurs politiciens. Les politiciens souhaitent déplacer l’attention du peuple sur le Proche-Orient afin de rester au pouvoir.
Maitreya a déclaré : « Il ne faut pas avoir peur, parce que je suis avec vous. Sans le Seigneur, il n’y a pas de création. C’est l’héritage de chacun et de tous que de faire l’expérience de la création du Seigneur et de jouir des bénédictions de la vie, qui sont la paix, la sérénité et le bonheur, dans lesquels il n’y a pas de peur. »
Le détachement conduit à l’absence de peur — Maitreya a déclaré : « Observez le mental, l’esprit et le corps d’un petit bébé, qui est honnête, sincère et détaché ». Le bébé, dans son innocence, aime aller partout, sans peur. Chacun d’entre nous est passé par cet état d’intrépidité.
Dans la vie adulte, on devient conscient, grâce à la connaissance et à la sagesse, qu’en devenant égoïste durant le processus de lutte entre le bien et le mal, le juste et le faux, l’ombre de la peur s’abat sur soi. Mais si l’on reste détaché et humble, on est exempt de cette ombre de crainte.
Maitreya a déclaré : « L’Être Suprême est au-delà du mental, de l’esprit et du corps. C’est la conscience qui permet au Soi de faire l’expérience de l’Être Suprême et du devenir du Seigneur.
« La conscience ne peut être individualisé. La conscience embrasse l’Être suprême et le devenir de l’Être suprême, et grâce à la conscience, le Soi fait l’expérience de l’équilibre. La discipline de l’équilibre est engendrée et entretenue par le détachement.
« Qu’arrive-t-il à celui qui, au moment de la mort, croit ardemment en une idéologie particulière ? Quelqu’un peut-il répondre à cette question ? Sur un lit de mort, on laisse tout derrière soi. A nouveau, à ce moment-là, la discipline du détachement agit sur le mental, l’esprit et le corps. Aussi le détachement est-il un facteur très significatif de la vie. »
Maitreya a ajouté : « Invitez les politiciens, les philosophes et les scientifiques à répondre à la question suivante : le détachement a-t-il une importance dans la vie ? Et si c’est le cas, pourquoi conditionnez-vous les individus avec des idéologies, ne créant ainsi rien d’autre que la confusion ? »
Les idéologies polluent — Maitreya a déclaré : « Observez la situation du monde aujourd’hui. Au nom de la religion, de la politique et de la civilisation, tout le monde a été victime des idéologies. Cela vaut-il la peine de vivre cette sorte de vie ? Le monde a été pollué par les idéologies. Aussi le message est-il clair : si la race humaine ne suit pas le chemin de la justice, de la paix, du bonheur, de la grâce, alors la nature explosera. Si les êtres humains (ainsi que les nations et les pays) ne se respectent pas les uns les autres, les énergies qui incitent les nations et les pays à se battre, et qui vibrent intensément dans la nature, s’exprimeront sous forme de désastres majeurs, qui nous guettent aujourd’hui au coin de la rue. Vous serez témoins de tremblements de terre importants, d’inondations, d’éruptions volcaniques, d’explosions d’avion. »
Maitreya a déclaré : « Tout ce que vous voyez se produire actuellement dans le monde est entièrement le fait de l’homme. »
La vie aux États-Unis — « Si vous analysez la vie américaine, vous vous apercevrez que le Soi ne fait pas l’expérience de la liberté. Le Soi est conditionné, emprisonné dans la cellule de l’égoïsme. C’est la raison pour laquelle, aux États-Unis, la moindre accélération du rythme d’une dispute fait exploser un homme. C’est à cause de cela qu’aux États-Unis, les gens vivent avec des fusils et des pistolets. » Le message de Maitreya aux médecins et aux psychologues est le suivant : « Examinez ceci ! »
Le style de vie américain, n’ayant pas réalisé la liberté, devient une force très destructrice. Le Soi est piégé, conditionné à un tel point qu’il n’y a plus de liberté dans le mental, l’esprit et le corps. C’est la raison pour laquelle les générations plus jeunes, ayant échoué dans la réalisation de la liberté et des buts de la vie, deviennent facilement la proie de la drogue, de l’alcoolisme, etc., afin d’échapper au cafard que la vie leur fait expérimenter. La culture américaine contient à présent de nombreux dangers, car il n’y a pas d’équilibre.
On doit faire très attention à ne pas se laisser ternir. C’est pourquoi Maitreya enseigne : « Soyez ce que vous êtes. N’essayez pas d’être ce que vous n’êtes pas. »
La culture arabe — La disparité entre les nantis et les défavorisés se poursuit au Moyen-Orient, mais cela n’est venu au premier plan que sous l’influence des cultures extérieures pénétrant le style de vie moyen-oriental. Maitreya a déclaré : « Un arabe est censé être un arabe, possédant une culture arabe et ayant des bases arabes ». Les masses restent arabes. Les dirigeants mènent une double vie. Chez eux, ils montrent qu’ils sont arabes. A l’étranger, ils s’identifient aux non-arabes. Ce processus conduit à un type d’aura qui vous fait vous effondrer.
Maitreya a déclaré : « Observez les Cheikhs. Ils affirment à leurs peuples qu’ils défendent et nourrissent leur pays avec un style de vie arabe. Mais qu’ont-ils fait ? La richesse des nations a été dépensée en armes, en luxe personnel et en investissements à l’étranger, alors que les masses luttent pour leur existence ». Le conflit du Moyen-Orient n’est pas seulement le résultat de l’action de Saddam Hussein. Il était déjà « dans l’air ».
Maitreya dit à ces dirigeants : « Il est temps pour vous de vous retirer. Le gouvernement sera celui du peuple, et pour le peuple. La richesse de la nation est pour la nation. Si la nation est privée de sa santé et de sa richesse, elle se soulèvera. »
Maitreya a expliqué à différents dirigeants moyen-orientaux que, bien qu’ils aient essayé d’impliquer les Américains dans ce conflit, les conséquences peuvent être désastreuses. Même si la guerre a lieu, il n’y aura finalement plus de sultans, d’émirs ou de cheikhs, dirigeant leur pays comme ils le font actuellement.
Partout, les politiciens sont effrayés. Les peuples commencent à poser des questions au sujet des milliards dépensés en armes, alors qu’ils auraient dû être dépensés pour le peuple.
Le terrorisme et la vengeance — Selon Maitreya, venger quelqu’un est une action indirecte (on le fait à la place de quelqu’un). Se venger est une action directe.
Le terrorisme et la vengeance ne sont pas des termes équivalents, parce que le terrorisme prend ses racines dans les différences existant entre les nantis et les défavorisés.
(Patricia Pitchon ajoute : Maitreya n’excuse pas ici le terrorisme. Il fait uniquement remarquer que le terrorisme a des dimensions politiques et sociales qui ne peuvent être ignorées, tandis que la vengeance peut être une affaire personnelle, sans autre connotation.)
Chaque nation est sacrée — Maitreya a déclaré : « Chaque nation, chaque pays, est sacré. Occuper un autre pays n’est pas divin. »
Maitreya aux Nations unies — Selon son collaborateur, Maitreya est apparu, sous différents aspects, à plusieurs représentants de l’ONU ainsi qu’à différents politiciens.
Il s’est assis à côté de Javier Perez de Cuellar, qui a pensé qu’il s’agissait d’un collègue. Maitreya a suggéré que les Nations unies n’étaient pas un « terrain de football pour les politiciens » et que M. Perez de Cuellar pouvait, de lui-même, voyager vers les différents points du globe où existent des conflits, et s’assurer des faits par lui-même.
Maitreya est également apparu au Président Bush. De prime abord, M. Bush n’a pas reconnu l’homme qui s’adressait à lui. Il a ensuite pensé qu’il s’agissait d’un garde du corps. Dans la conversation qui s’ensuivit, G. Bush fut un peu déconcerté, se demandant comment un garde du corps pouvait en savoir autant.
Maitreya est aussi apparu à Gorbatchev, sous l’aspect d’un collègue. Il suggéra à Gorbatchev que, puisqu’il parlait tant de démocratie, il était nécessaire d’engager ce processus chez lui, en URSS.
Maitreya a déclaré : « Ceux qui doutent de moi s’apercevront que je me présenterai devant eux et leur parlerai ». Quelques jours plus tard, ils se rendront peut-être compte que quelque chose s’est passé.
Auteur : Patricia Pitchon, autrefois journaliste au quotidien colombien El Tiempo. Aujourd’hui basée à Londres, elle est journaliste indépendante. Egalement psychothérapeute, elle travaille avec les réfugiés.
Thématiques : politique, émergence
Rubrique : Le point de vue de Maitreya ()
