Nous publions ci-dessous la transcription de certaines des questions-réponses qui ont suivi la conférence de Benjamin Creme sur la lumière.
Différents niveaux de lumière
Q. Il semble que dans l’article du Maître il soit surtout question de la lumière de l’âme, de la manifestation de notre propre lumière. Mais dans la dernière ligne de son article, lorsqu’il parle de Maitreya, le Maître dit : « Manifestez sa lumière. » Pourquoi passe-t-il de la lumière de l’âme à la lumière de Maitreya ? Est-ce pour souligner qu’il s’agit de la même lumière ?
R. Il s’agit effectivement de la même lumière, mais à des niveaux différents. Maitreya est l’âme incarnée de l’humanité. Il incarne en lui-même ce que nous appelons le principe christique, la conscience christique. L’aspect christique est l’aspect de l’âme. Lorsqu’il commence à briller dans le cœur humain, le contact avec l’âme ne cesse de croître et de s’approfondir. C’est la lumière de l’âme que vous irradiez lorsque vous servez. Ce que le Maître veut dire, c’est que, dans ce domaine éclairé, avec tous ses problèmes, est venu Maitreya avec sa plus grande lumière. C’est la même lumière, mais son intensité est plus grande, naturellement, puisqu’il est l’âme incarnée du monde. Eveillez cette lumière en vous-mêmes. Ce que le Maître veut dire, c’est que vous devez répondre aux idées de Maitreya, les faire vôtres. Comme le dit Maitreya : « Prenez- moi à l’intérieur de vous et laissez-moi agir à travers vous. Faites de moi une part de vous-mêmes et montrez-moi au monde. » (message de Maitreya n° 10). Il s’agit de prendre la lumière de Maitreya, l’âme, l’aspect conscience, et de la faire vôtre. Au fur et à mesure qu’elle grandit en vous, vous attirez davantage de lumière de Maitreya. Vous devenez un aimant. Lorsque vous agissez et que vous servez, l’aimant devient de plus en plus puissant et il attire davantage de cette lumière, et ainsi, en servant le monde, vous deviendrez de plus en plus parfait.
Q. Pourriez-vous décrire la relation existant entre la lumière et l’amour ? Y a-t-il une différence entre les deux ?
R. La lumière et l’amour sont identiques, mais il existe différents niveaux de lumière. Il y a la lumière, le feu électrique, qui vient du Soleil spirituel central. Puis l’amour, le feu solaire, qui vient du Cœur du Soleil. Ce sont des aspects différents d’une lumière unique. Le feu par friction vient du soleil physique ; il s’agit également de lumière. Le feu électrique inclut la lumière de l’âme, mais la lumière de l’âme n’inclut pas le feu électrique ; de même, la volonté inclut l’amour et l’intelligence, mais l’intelligence n’inclut ni l’amour ni la volonté, et l’amour n’inclut pas la volonté ; ces trois aspects sont différents.
Il existe d’autres aspects pour lesquels nous n’avons pas encore de noms. L’un d’entre eux est apporté par l’Avatar de Synthèse ; il s’agit d’une qualité dont le Maître Djwhal Khul dit que nous pouvons la considérer comme « le principe du Dessein dirigé » et qui est en relation avec l’aspect volonté. C’est la volonté que rien ne peut contrarier, qui se fraye un chemin à travers tous les obstacles afin de mener à bien le Dessein de Dieu. Cette énergie cosmique, qui s’écoule maintenant à travers Maitreya, dissipe l’apathie et la résistance existant dans nos vies, à bien des niveaux, afin que la Volonté de Dieu puisse se manifester. C’est ce qui se produit aujourd’hui. Nous entrons dans une ère où, pour la première fois, l’humanité s’éveillera d’elle-même à sa nature divine. Je ne veux pas dire au sens mystique. Je veux dire dans un sens réel, pratique. Nous commencerons à reconnaître notre divinité et à la manifester.
Q. La religion et la science pourront-elles jamais voir les choses de la même manière ?
R. La séparation qui existe entre la religion et la science est une fausse séparation. Ceux qui ont l’esprit scientifique se disent : « Je ne veux pas m’impliquer dans tout cet échafaudage mystique. J’aime savoir où j’en suis. Je m’intéresse au plan physique, je veux travailler pour le bien-être de l’humanité. » Le mystique, au contraire, pense : « Je n’aime pas la science, elle est froide et sèche, je sais que Dieu est amour et je le sens au fond de moi. » C’est très bien, mais la science et la religion sont liées, ni l’une ni l’autre n’a une vision globale de l’ensemble. Il ne s’agit pas de savoir si l’une est supérieure à l’autre, ou plus froide ou plus chaleureuse. C’est simplement qu’il existe des esprits de types différents, gouvernés par différents rayons d’énergie, et qui ont tendance à comprendre ceci et pas cela ; différents rayons produisent à chaque incarnation différents types de personnes. Au cours d’une incarnation donnée, nous manifestons telle ou telle tendance. Nous devons intégrer ces différents aspects.
Le sentier religieux est celui du mysticisme. La conscience intuitive et les expériences mystiques apporteront à l’individu la preuve que Dieu existe. Le scientifique, qu’il s’agisse du psychologue scientifique ou du chercheur technique, expérimental, arrivera, par ses propres méthodes, à la même conclusion. En fait, la science a apporté davantage de révélations sur la nature de la réalité au cours des deux mille dernières années que la religion.
Celle-ci ne nous a pas appris grand chose depuis le VIe siècle ; c’est au cours de ce siècle que nous, les Occidentaux, avons renoncé à une grande partie de nos connaissances sur la réalité, notamment la croyance en la réincarnation et la loi de cause et d’effet. Les premiers instructeurs chrétiens, Origène et les autres, enseignaient la réincarnation, de même que l’avaient fait Platon, Socrate et Aristote avant eux. Au VIe siècle, ce qui concernait la réincarnation fut retiré de la Bible et perdu pour les Occidentaux. Nous avons ainsi été privés d’une notion essentielle. Nous avons perdu conscience d’une des grandes lois qui gouvernent nos vies. Ce fut une calamité, rien de moins. Cette suppression fut imposée aux pères de l’Eglise par l’empereur Justinien.
Nous devons appréhender la réalité sous des angles aussi nombreux que possible parce qu’il existe sept types d’êtres humains qui obéissent à sept rayons différents et dont l’équipement mental varie. Il est inévitable qu’ils aient une approche différente de la réalité, et toutes ces approches sont valables si elles sont authentiques. Un rapprochement surviendra, dans un avenir proche, entre la science et ce qui jusqu’à présent a relevé de l’approche mystique. L’esprit scientifique explorera la nature de la réalité à partir d’une conscience éveillée. Il est impossible d’accéder aux aspects les plus élevés de l’électricité par les vieilles méthodes du plan purement physique. Il nous faut accéder à une vision supérieure. Cette vision nous parviendra depuis « l’autre côté », à travers la lumière astrale.
Q. J’ai entendu dire que l’amour était en quelque sorte l’énergie qui assure la cohésion de toute la réalité. Vous avez déclaré dans votre conférence que l’électricité, à un niveau ou à un autre, est l’énergie qui lie toutes les formes. Ces deux notions sont-elles identiques ? Ou existe-t-il une différence qu’il serait utile de saisir ?
R. A un certain niveau, il s’agit de la même chose ; mais il existe différents niveaux de cette manifestation. Nous l’appelons électricité à un certain niveau et amour à un autre. Les deux sont nécessaires. L’énergie fondamentale de la vie elle-même est électrique, c’est la force électrique venant du Soleil spirituel central. Elle est reliée à l’aspect esprit de la réalité. L’énergie d’amour vient du Cœur du soleil. L’énergie de la force de vie venant du soleil spirituel lie toutes les formes entre elles ; elle crée la relation qui rend les formes possibles. Elle crée les organismes au sein des formes, les molécules au sein des organismes, les minuscules structures atomiques d’un schéma particulier – tout cela est conditionné par l’action de la lumière, l’aspect esprit. C’est ce qui crée les phénomènes. L’aspect amour, le deuxième aspect de cette même lumière, venant du cœur du soleil, établit une relation magnétique entre toutes les formes créées, de manière à ce qu’elles soient toutes reliées entre elles. Chaque atome est relié à tous les autres dans l’ensemble du cosmos. Les deux aspects sont nécessaires et ils fonctionnent à des stades quelque peu différents : créant la matière, puis reliant les atomes de cette matière par une attraction magnétique qui en assure la cohésion. C’est cette attraction que nous appelons amour.
Q. Peut-on dire que ces énergies servent le même but, mais à des niveaux différents ?
R. Elles servent le but fondamental du Seigneur du monde : la manifestation du monde matériel, la création de toutes les formes composant cette manifestation, et le maintien de ces formes ensemble de manière à ce qu’elles ne s’envolent pas vers un autre système solaire.
La lumière intérieure et la lumière extérieure
Q. Mon père avait les nerfs optiques atrophiés et il était aveugle. Vers la fin de sa vie, il parlait souvent d’une brillante lumière blanche dans sa tête. Il pouvait parfois localiser les objets physiques autour de lui en se basant sur l’emplacement de cette lumière dans la tête. Il lui arrivait fréquemment d’être gêné par son éclat. S’agissait-il de la lumière de l’âme, d’un réflexe causé par son infirmité, ou d’une illusion ?
R. Différentes sortes de lumière peuvent être perçues. Il y a la lumière des particules atomiques du cerveau lui-même. Puis la lumière du corps éthérique, la contrepartie éthérique du cerveau. Il y a également la lumière de l’âme qui est généralement perçue comme un brillant soleil dans la tête, un soleil si brillant qu’il est difficile de le regarder. Dans le cas de votre père, il s’agissait d’une combinaison des trois : la lumière de la structure atomique du cerveau, la lumière éthérique et la lumière de l’âme. Je ne pense pas que ce soit vraiment la lumière, se projetant à l’extérieur et produisant une conscience des objets, qui donne à l’individu un sens infaillible de leur position, mais plutôt une élévation de la conscience en raison de cette lumière croissante dans la tête, en particulier la lumière de l’âme.
Q. Hier, pendant la bénédiction qui a précédé votre conférence et celle qui l’a suivie, on avait l’impression de voir intérieurement une pluie de petites taches de lumière dorée. Etait-ce réel ou s’agissait-il d’une illusion ?
R. Ce n’était pas une illusion. C’était tout à fait réel, mais ce n’était pas seulement une sensation intérieure, bien que vous l’ayez perçue ainsi ; cette lumière existait également dans la salle. C’est l’énergie de Maitreya qui a donné cette pluie de lumière dorée vue intérieurement mais aussi inondant la salle.
Q. L’air semblait fourmiller de minuscules points de lumière qui tourbillonnaient, puis disparaissaient. De quoi s’agissait-il ? Etait-ce de la lumière ? De l’énergie éthérique ? Des molécules d’air ? Ou l’effet d’une mauvaise vue ?
R. Il ne s’agissait pas de l’effet d’une mauvaise vue. C’était de la lumière, plus précisément de la lumière éthérique. Ces particules appartiennent normalement au quatrième plan éthérique, le plus bas des niveaux éthériques. Elles existent partout où vous portez votre regard. Allez au bord de la mer et regardez juste au-dessus des vagues, vous pourrez voir tourbillonner les particules de lumière. Vous pouvez apprendre à fixer votre vision sur elles, puis à en choisir une et à la suivre jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Sa place est alors prise par une autre et vous pouvez la saisir. Maintenez fermement votre regard et suivez la trace de l’une d’entre elles. Elles sont généralement si rapides que vous pouvez seulement voir des tourbillons de lumière, vous ne pouvez pas les séparer. Mais vous pouvez les ralentir et suivre alors le petit voyage de l’une d’elles, la regarder virevolter, former de petites spirales, puis disparaître. Alors une autre apparaît et vous pouvez littéralement ralentir le mouvement avec vos yeux. Plus vos yeux seront relaxés, mieux vous verrez la contrepartie éthérique de toute chose.
Q. Il est certainement possible d’établir une distinction entre la lumière intérieure et la lumière extérieure. En tant que groupe, nous sommes inondés de lumière extérieure, particulièrement lors de week-ends comme celui-ci. Quel est réellement l’effet de la lumière de la transmission, des adombrements et des bénédictions sur notre forme extérieure et sur notre conscience ? En quoi la lumière intérieure et la lumière extérieure diffèrent-elles et quelle est leur interaction ?
R. Lorsque vous faites partie d’un groupe de méditation de transmission, que vous participez à des salons sur la spiritualité, que vous donnez des conférences, etc, vous dispensez la lumière de la connaissance. Vous absorbez de la lumière et vous en envoyez. La méditation de transmission, ajoutée à votre activité en relation avec ce travail, ou toute autre forme de travail spirituel, a un effet immédiat sur les chakras. Elle intensifie l’activité de l’âme et par conséquent sa lumière. Elle intensifie la lumière entrant et sortant du corps éthérique si bien que les chakras eux-même sont stimulés. Tout cela réuni, particulièrement en situation de groupe, crée un état de tension spirituelle. Chaque individu a un degré de tension spirituelle plus ou moins élevé. La valeur de son action à un moment donné, l’efficacité de son travail, sont à la mesure de cet état de tension. Plus cette tension spirituelle est élevée, plus grande est la créativité de l’individu, plus précieuse est sa valeur spirituelle pour l’ensemble du monde. Nous devons créer une tension spirituelle. Rien ne se produit sans tension. C’est comme si vous aviez en vous un ressort spirituel et que tout ce que vous faites qui soit de nature spirituelle (y compris, bien sûr, la méditation de transmission) tendait ce ressort, comme lorsqu’on remonte une horloge. Il se tend jusqu’à un point où il ne peut plus être tendu sans se rompre. Alors il se détend et vous avez un changement, une transformation dans la conscience. Chaque être humain subit le même processus. Avant toute expansion de conscience, il y a une période de tension spirituelle. L’activité spirituelle : les adombrements, les bénédictions, les méditations de transmission, le travail de nature spirituelle dans le monde, tout cela rehausse l’effort spirituel, tendant le ressort. Puis vient un moment où celui-ci ne peut être tendu davantage, il se détend et il se produit en vous une expansion de conscience. C’est ainsi que vous avancez. C’est la clé de tout le processus d’expansion de conscience, et donc du processus d’évolution.
Plus vous transmettez (si vous êtes alignés), plus vous agissez dans un sens spirituel, plus vous partagez les enseignements avec autrui, plus vous répandez la lumière de la connaissance, de l’âme, de la sagesse, de l’intuition – ces lumières font toutes partie de la Lumière et appartiennent à différents aspects de votre Etre – tout cela tend le ressort, accroît la tension spirituelle.
Il en est de même pour les groupes. Chaque groupe utilise dans son activité une certaine proportion d’énergie de l’âme et une certaine proportion d’énergie de la personnalité. Ces proportions varient dans les différentes parties du monde. La plupart des groupes que je connais et avec lesquels je travaille utilisent une large proportion d’énergie de l’âme et une faible proportion d’énergie venant de la personnalité. Notre groupe (je veux dire les groupes du monde entier, à l’exception d’un ou deux) fonctionne en utilisant un très haut niveau d’énergie de l’âme car ses membres sont inspirés par l’idée de la présence du Christ dans le monde. Leur âme répond à cette grande idée du retour du Christ et de la Hiérarchie des Maîtres. Cette idée exerce une action magnétique et c’est elle qui a allumé en eux la flamme que nous appelons l’âme. C’est ainsi que se sont créés, dans le monde entier, des groupes de plus en plus nombreux qui sont en train d’atteindre, peu à peu, un stade où la lumière devient si intense, l’énergie et la tension accumulées si fortes, que la tension lâche, qu’une détente se produit. Il ne s’agit pas d’une perte d’énergie, mais d’un changement de conscience. Cela se produit avant chaque initiation. Toute initiation est le résultat de la manifestation de cette tension spirituelle. C’est elle qui rend capable de soutenir la lumière du sceptre de l’initiation.
Q. Cela n’a-t-il pas un effet stressant sur le système nerveux ?
R. La réponse est oui et non. Cela dépend de la résistance de notre système nerveux. Cela dépend, pourrait-on dire, de l’état plus ou moins névrotique de chacun. Je veux dire, très sérieusement, de la mesure dans laquelle on est sensible ou non au mirage. De la mesure dans laquelle nous sommes capables d’entrer de manière plus ou moins directe dans ce processus, sans être victimes de mirages qui nous maintiennent en arrière et ne nous permettent pas d’agir directement. C’est cela qui affaiblit le système nerveux. Mais pour ceux dont la flamme ne vacille pas et dont le mécanisme de réponse est direct, l’effet produit sur le système nerveux peut être très vivifiant.
La lumière astrale
Q. La lumière astrale existe-t-elle réellement ? Ou n’est-elle que mirage ? Quelle est la différence entre la lumière astrale et la lumière de l’âme ?
R. La lumière astrale existe. Il n’y a qu’une seule lumière et, bien sûr, cette lumière s’écoule à travers tous les plans, y compris le plan astral. Il se passe actuellement quelque chose de remarquable. Il s’agit d’une intensification de la lumière astrale de la planète et d’une descente de cette lumière jusqu’au plan physique. Cela a commencé par une rupture du voile séparant le plan physique du plan astral au cours des bombardements répétés de la Première Guerre mondiale, puis de la Seconde. Le largage de millions de tonnes de bombes, les innombrables tirs d’artillerie, tout cela a fait un bruit énorme dans toute l’Europe et en Russie (et également dans d’autres régions du monde au cours de la dernière guerre). Cela a provoqué une déchirure dans le voile séparant le plan d’existence physique du plan astral.
Cette déchirure donne la possibilité de prendre conscience de la vie après la mort, car le plan astral est celui où séjourne la majorité des individus en dehors de leur incarnation physique. La plupart des gens sont, bien sûr, polarisés sur le plan astral, c’est-à-dire que leur conscience est centrée sur ce plan, et, nécessairement, une grande partie de leur séjour se passera dans ce que les Tibétains appellent le « bardo », les différents niveaux du plan astral. Cela peut durer très peu de temps si la personne est plus avancée, ou, pour l’humanité moyenne, vraiment très longtemps. Naturellement, sur ce plan, le temps n’existe pas ; le temps n’existe pas en dehors du cerveau physique.
Dans le « bardo » du plan astral, la vie continue sous forme de désir ; le désir est le principe majeur gouvernant l’activité sur le plan astral. Tout ce que vous pouvez désirer est à votre portée. Vous voulez une glace, vous l’avez. Vous voulez une nouvelle maison, vous l’avez également. Il y a sur ce plan des individus qui descendent à la mine tous les jours ; ils se lèvent, s’habillent, descendent à la mine, travaillent dur toute la journée à extraire le charbon, puis ils remontent. Ils sont sales, ils ont soif et ils vont boire quelques pintes de bière au pub pour enlever la poussière qui encrasse leurs poumons, puis ils rentrent chez eux, mangent quelque chose et vont se coucher. Ils font la même chose tous les jours. C’est tout à fait surprenant. Il n’existe pas de mines sur le plan astral, mais quel que soit l’objet de vos pensées ou de vos désirs, il apparaît. C’est ce qui fait la nature illusoire du plan astral.
La lumière astrale est quelque chose de tout à fait différent ; c’est la lumière des atomes du plan astral. Tout comme il existe la lumière du plan de l’âme, il existe celle du plan mental, celle du plan astral et celle du plan physique. Il y a la lumière électrique du plan physique ; votre corps physique vibre en tant que particules de lumière, la lumière du plan physique qui peut être perçue dans la tête sous forme de résonnance, de vibration des particules atomiques composant le plan physique. Lorsqu’une personne répond à la lumière du mental, c’est-à-dire à la lumière de l’âme à travers le mental, celle-ci éclaircit les mirages. La personne en devient consciente et elle peut alors les surmonter. Faisons à nouveau référence au Maître D.K.. : « Lorsqu’on a trouvé le centre éclairé en soi-même, on est capable de prendre conscience de la lumière au sein de toutes les formes et au sein des atomes. On sait ce qu’il faut faire pour dissiper le mirage dans sa propre vie, en utilisant la lumière du mental, qui est la lumière de la connaissance. » [L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age, Volume I (page 790 de l’édition anglaise)]
Comme je l’ai indiqué, la lumière astrale permet à l’humanité de commencer à prendre conscience de la vie après la mort, des plans subtils de la matière et de l’existence d’entités sur ces plans. Beaucoup d’informations et de révélations nous parviendront de ces niveaux subtils à la suite des travaux qui seront effectués sur les aspects plus élevés de l’électricité. La révélation doit se faire dans ce sens. C’est pourquoi je ne puis répondre aux questions concernant la technologie de la lumière d’un point de vue strictement physique. Non seulement je n’en sais pas suffisamment puisque nous n’en sommes pas encore là (en 1998), mais cela ne viendra pas à partir du plan physique, cela sera très différent de tout ce que nous pouvons considérer actuellement comme une science. Il s’agit en fait de la science de la psyché, de la nouvelle psychologie.
(A suivre)
Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Dossier ()
