Découverte des bases biologiques de la coopération

Partage international no 172décembre 2002

Dans le contexte de compétition sans précédent que nous connaissons actuellement, une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique Neuron apporte des résultats surprenants : « Il se peut que nous soyons programmés pour coopérer les uns avec les autres. »

En combinant des techniques d’imagerie et de résonance magnétique, des chercheurs de l’Université Emory, qui étudiaient l’activité neurale de femmes jouant au jeu du « Dilemme de l’autre prisonnier », ont découvert que lorsque les participantes choisissaient une stratégie coopérative, la partie du cerveau dédiée au phénomène de recherche de récompense ou de comportement plaisant s’activait davantage. La région du cerveau qui gère le sentiment de bien-être est stimulée par des alliances à but coopératif. Les chercheurs ont également découvert que plus il était fait appel au comportement coopératif, plus le sang affluait vers ces zones qui gèrent ce sentiment de bien-être.

Les scientifiques ont toujours eu du mal à expliquer des comportements tels que l’altruisme ou l’abandon d’un bénéfice personnel au profit du bien commun. Ces découvertes peuvent aider à expliquer ces phénomènes. Il est agréable de coopérer.

Etats-Unis
Sources : The New York Times, E.-U
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)