Les félins ont des vertus curatives

Partage international no 191juillet 2004

Le Fauna Communications Institute de Hillsborough, en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, est un institut dédié à l’étude de la communication et de l’expression animales. Partant d’une vaste banque de données de vocalisations et autres sons émis par les animaux, et à l’aide d’outils mathématiques sophistiqués, ses chercheurs ont pu constater que cette communication s’étendait bien au-delà du spectre auditif humain et incluait la gamme des infrasons (pour les tigres ou les girafes, par exemple) et des ultrasons. Ils essaient également de voir si elle ne serait pas également codée, tout au moins pour certaines espèces, un peu comme notre grammaire syntaxique. Ce qui permettrait à terme de créer un langage commun entre hommes et animaux.

Ils avaient déjà découvert, il y a deux ans, que les fréquences comprises entre 20 et 140 Hz avaient un effet anabolisant sur la croissance osseuse, qu’elles pouvaient faciliter et accélérer la guérison des fractures et en atténuer la douleur, et que cette action curative avait son maximum d’efficacité pour les fréquences allant de 20 à 50 Hz, qui sont celles du ronronnement des chats (et des félins en général). D’où des perspectives prometteuses en ce qui concerne le traitement par les sons (une recherche est en cours en ce qui concerne l’ostéoporose féminine) – au point que les chercheurs pensent « être bientôt en mesure de proposer une nouvelle génération de thérapies, simples, non invasives et peu coûteuses ». Mais ils espèrent surtout que l’ensemble de leur travail permettra un rapprochement entre nos deux règnes et favorisera dans la communauté humaine la naissance d’un respect authentique envers les animaux.

[Le Maître de Benjamin Creme confirme la valeur et les promesses de cette recherche.]


Sources : Living Lightly, Etats-Unis.
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Divers ()