Partage international no 191 – juillet 2004
« Des millions d’Américains de bonne volonté se joindront à Maitreya pour le changement et la justice. Un nouveau plan comparable au plan Marshall sera créé, qui sauvera les millions d’affamés dans le monde. » [Benjamin Creme, Le Grand Retour]
La politique internationale prétend adhérer aux plus hauts objectifs éthiques, tandis que dans les faits, sa pratique consiste simplement à piller les pays pauvres au profit des riches. « A terme, cette situation appauvrira tout le monde. Un système économique mondialisé qui maintient les pauvres à l’extérieur de frontières renforcées, tout en leur exposant la richesse de leurs voisins à la télévision, nourrie une pratique de terreur », déclare le professeur Franz Radermacher, membre du Club de Rome. F. Radermacher réclame de toute urgence la mise en place d’un plan Marshall comparable à celui qui a permis la reconstruction de l’Allemagne et de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale : « Le défi auquel le monde est confronté est celui de faire disparaître la pauvreté. Mais cela ne se produira que si les riches sont prêts à co-financer la mise en place de conditions de vie acceptables pour l’ensemble de la population. »
L’Initiative plan Marshall mondial (Global Marshall plan Initiative) a vu le jour en 2003 grâce à la Fondation pour le Contrat mondial (Global Contract Fondation), au Forum Eco-social européen et à des représentants du Club de Rome et du Club de Budapest, auxquels se sont joints des partenaires du monde des affaires, de la société civile et du monde politique.
D’ici 2008, l’Initiative a pour but, sous la conduite de l’Europe, de changer le paysage mondial afin que les Objectifs de développement du millénaire des Nations unies – diviser par deux la pauvreté d’ici 2015 – puissent être atteints. Cela nécessitera de nouveaux instruments financiers et de nouvelles méthodes de mise en œuvre. « Des engagements et non des mots, la coopération et non l’isolation, l’investissement et non le dépouillement, la perspective et non la haine – il est encore temps de stopper la destruction de l’écosystème et la guerre entre les riches et les pauvres », affirme le professeur Radermacher.
F. Radermacher, qui a publié un ouvrage intitulé Une alternative à la destruction – l’économie de marché écosocial comme clef d’un développement mondial durable », présenté au groupe de travail du plan Marshall mondial à Bruxelles, début 2004, nous met en garde : « L’humanité se trouve sur un chemin dangereux : un écosystème surexploité, un déséquilibre extrême des forces en présence, un écart plus grand encore entre les riches et les pauvres, une croissance vertigineuse de la population mondiale, de la haine et de la terreur. »
Le livre aborde de nombreux scénarios imaginés par le Pentagone qui résulteraient à la fois du processus de mondialisation engendrée par le fondamentalisme du marché libre, et de la politique menée par le Nord de « prise de pouvoir sur les ressources ». Ces éléments, selon F. Radermacher, dominent la politique étrangère des Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001.
Pour assurer un futur durable, nous devons changer de direction et suivre les principes d’une économie de marché écosocial, explique F. Radermacher. Cela remplacerait le fondamentalisme de la liberté du marché et des échanges par une coordination appropriée des processus sociaux économiques guidée par des principes de consensus et de pérennité. Au centre du dispositif, il y aurait un Contrat mondial, c’est-à-dire le co-financement du développement par le monde riche en échange du consentement des nations pauvres à accepter une qualité définie de vie sociale et environnementale.
Sources : Communiqué de presse de l'Initialive pour le plan Marshall m
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
