Partage international no 169 – septembre 2002
Selon les chercheurs japonais de l’Institute of Environmental Management and Assessment (IEMA), dont le siège est en Grande-Bretagne, le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique pourrait disparaître en 2040.
Leur étude démontre que les restrictions introduites dans l’utilisation du chlorofluocarbone, à la suite du Protocole de Montréal, en 1987, ont contribué à limiter les dégâts au niveau de l’ozone stratosphérique ; ils sont censés rester à des niveaux stables au cours des quinze prochaines années, pour régresser subitement vers 2030 et revenir à des taux normaux dix ans plus tard. Au pôle Nord, où la situation n’est pas aussi dramatique, la couche d’ozone pourrait revenir à des niveaux normaux et se stabiliser vers 2010.
Ces résultats, qui seront publiés dans le magazine spécialisé American Geophysical Union, diffèrent de ceux obtenus par la Nasa et d’autres, qui eux prévoient un accroissement progressif et irrémédiable du trou dans la couche d’ozone au-dessus du pôle Sud jusqu’en 2050. De plus, la Nasa estime que les gaz issus de l’effet de serre favorisent la réduction de la couche d’ozone, affirmation battue en brèche par les chercheurs japonais.
La nouvelle étude japonaise utilise des modèles de haute résolution, prenant en compte un plus grand nombre d’interactions chimiques et climatiques, et s’approche ainsi davantage de la situation atmosphérique réelle. Tous les chercheurs sont unanimes à penser que lorsque la sensibilité des modèles augmente, la capacité à comprendre le véritable système climatique est meilleure.
Sources : La Vanguardia, Espagne
Thématiques : environnement
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
