Partage international no 169 – septembre 2002
Cher Monsieur,
Le 15 mai 2002, comme je le fais quelquefois par beau temps, je me rendis dans un parc boisé près de mon domicile pour y méditer pendant une demi-heure. Malheureusement, deux employés municipaux tondaient bruyamment la pelouse près de mon banc favori, qui surplombe un petit lac. Espérant qu’ils ne tarderaient pas à commencer leur pause de midi, je décidai de faire en attendant le tour du lac sur un chemin plutôt désert. Parvenu sur l’autre rive, je vis un joueur de tam-tam assis sur un banc au bord du chemin. C’était un homme entre deux âges, d’origine nord-africaine. Je fus surpris de remarquer devant lui, en plein milieu de ce chemin presque désert, un assez grand cercle dont la moitié supérieure était verte, faite de feuilles et de branches, tandis que la moitié inférieure était faite de terre. Je mis une pièce dans ce cercle.
L’homme s’arrêta de jouer et m’interpella : « Hé, tu devrais apprendre à chanter avec moi ! Cela ferait beaucoup de bien à ta tête ! » – « Ca, c’est vrai ! » répliquais-je, complètement abasourdi. « Nous allons chanter ensemble, poursuivit-il. Chante avec moi ! »
J’attendis quelques secondes, m’attendant plus ou moins à ce que cet homme se mette à chanter réellement, et me demandant si je chanterais avec lui, dans ce cas. Mais il se tut. « Vous n’aurez pas beaucoup de gens sur ce chemin », lui dis-je, pensant qu’à la fin de la journée il n’aurait peut-être que ma pièce. « Oh, j’ai beaucoup de gens ! » répliqua-t-il. J’hésitai encore quelques secondes, puis reculai d’un pas, m’apprêtant à partir. « Dieu te bénisse », me dit-il. Pris de court, je répliquai immédiatement : « Vous aussi. » Puis, je partis, ayant l’impression que cet homme n’avait nullement besoin de cette bénédiction. Il se remit à jouer du tam-tam.
Bien que je me sois senti assez bien toute la matinée, je me rendis compte, en marchant, que ma tête était pleine de préoccupations, et que je n’avais aucune envie de chanter. J’essayai tout de même de chanter à voix haute et fus immédiatement rempli de joie, presque comme si j’avais chanté avec Dieu.
Comme je m’approchais de mon banc favori, les deux ouvriers commencèrent leur pause de midi. Lorsque je commençai ma méditation, je remarquai que le joueur de tam-tam venait de s’arrêter de jouer, comme s’il ne voulait pas me déranger. Mais, presque à l’instant où je me levai, à la fin de ma méditation, il se remit à jouer.
Cet homme était-il un Maître, ou un homme ordinaire inspiré par un Maître ?
H. M., banlieue de Paris, France
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le joueur de tam-tam était Maitreya.]
Lieu : Paris, France
Date des faits : 15 mai 2002
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
