Partage international no 185 – février 2004
Cher Monsieur,
En novembre 1997, je descendais une rue à Vancouver (Canada), agitée et stressée par la période de chômage et la situation désagréable dans laquelle je me trouvais. Mon désespoir était grand. Un homme à l’air négligé, d’âge moyen, s’approcha de moi et me demanda si j’avais « 75 cents pour le bus ». Je répondis avec rage : « Je n’ai pas d’argent. » La force de ma colère le déstabilisa. Il se détourna et regarda vers le ciel. Puis il se dépêcha pour attraper le bus qui venait juste d’arriver afin de de-mander s’il pouvait quand même monter.
Je fus totalement abasourdie par ma propre réaction. D’habitude, je suis très attentionnée envers les personnes qui demandent de l’argent, que je puisse en donner ou pas. Lorsque je ne peux rien donner, j’explique alors pourquoi. Cela humanise un peu la situation. Je ne réagis jamais comme je l’ai fait avec cet homme.
Au moment où je l’agressai, je sentis mon cœur se briser par ma propre cruauté. Ses yeux étaient brillants, d’un bleu clair intense, et bien qu’il eût l’air négligé, il était d’une grande sensibilité. J’eus l’impression d’avoir taillé dans sa vulnérabilité avec un couteau. Après avoir repris mes esprits, j’essayai aussitôt de le suivre et de lui donner l’argent dont il avait besoin, mais il avait eu le temps de disparaître. C’était trop tard. Je fondis alors en larmes, à cause de ma brutalité. Je ne m’étais pas rendue compte que j’avais une telle rage en moi. Il était manifestement « à la rue » mais c’était une personne d’une nature très douce.
Encore aujourd’hui, le fait que j’aie agressé avec une telle véhémence un étranger innocent qui avait besoin d’aide me dérange énormément. En fait, quelque chose me faisait penser que cette personne n’était pas ordinaire. Qui était-il ?
K. E., Colombie britannique, Canada
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.]
Canada
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
