Tiers monde : augmenter les dépenses de santé

Partage international no 166juin 2002

Une augmentation significative de l’aide au développement pour les soins de santé dans les pays en voie de développement pourrait sauver huit millions de vies et générer 360 milliards de dollars de profits économiques, chaque année, libérant des millions de personnes de la pauvreté d’ici 2015.

Réunissant 18 économistes et experts en santé publique dirigés par l’économiste Jeffrey Sachs, la Commission macroéconomie et santé de l’ONU réfute l’affirmation selon laquelle la croissance économique conduit à une meilleure santé. Elle affirme plutôt que les améliorations en matière de santé sont absolument indispensables au développement. Prônant des mesures pour lutter contre les maladies qui font le plus de ravage dans le monde, ce groupe demande instamment aux donateurs d’accroître l’aide publique pour la santé, afin d’atteindre 27 milliards de dollars par an, vers 2007, contre six actuellement. Il en appelle également aux pays en développement, afin qu’ils augmentent leurs dépenses de santé, leur engagement politique, la transparence et l’implication des communautés locales. La Commission affirme que cet investissement entraînerait un allongement de la durée de vie, moins de journées de maladies et davantage de possibilités d’enrichissement pour les habitants des pays en voie de développement, ainsi que des bénéfices économiques indirects découlant de l’accroissement de la productivité individuelle.

Dans un éditorial approuvant les recommandations de la Commission, le New York Times a déclaré qu’il serait dans l’intérêt des Etats-Unis d’augmenter considérablement leurs dépenses de santé dans les pays en voie de développement : « Un tiers monde plus prospère et plus stable connaîtrait moins de conflits et de désastres, et dépenserait en fin de compte davantage pour acheter des produits américains. Mais Washington ne devrait pas avoir besoin d’intérêts égoïstes pour augmenter son aide sanitaire. L’opportunité de sauver des vies et de réduire la pauvreté devrait être suffisamment stimulante par elle-même. »


Sources : New York Times, Etats-Unis
Thématiques : Sciences et santé, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)