Une nouvelle manière de mesurer la prospérité

Partage international no 166juin 2002

D’après Partha Dasgupta, économiste à l’Université de Cambridge, environ un tiers de la population mondiale s’est appauvri au cours des trois dernières décennies, selon les modes de calculs conventionnels. Pourtant, le Produit national brut (PNB) de la plupart des pays en développement s’est accru de manière continuelle, de même que l’indice de développement humain, utilisé par les Nations unies pour mesurer la pauvreté. Mais, selon P. Dasgupta, ces deux indicateurs ne donnent pas le tableau d’ensemble. De même, l’augmentation du Produit intérieur brut rapporté au nombre d’habitants, évaluée à 2,7 % par an, semble indiquer que le revenu moyen pakistanais a plus que doublé entre 1965 et 1996. Mais, selon P. Dasgupta, il a pratiquement diminué de moitié durant cette période. Les régions sub-sahariennes se sont même appauvries plus rapidement.

Partha Dasgupta a créé une nouvelle manière de mesurer la prospérité, qui attribue une valeur à des biens écologiques, « un capital naturel », selon ses termes. Le problème avec les indicateurs standards, comme le PNB, c’est qu’ils ne tiennent pas compte de la diminution de ce capital naturel : pertes irrémédiables en ressources minérales, destruction des forêts, pêches excessives, extinction de la biodiversité et d’autres ressources.


Sources : Der Spiegel, Allemagne
Thématiques : environnement, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)