Quinze pays détiennent les clés pour sauver la forêt mondiale

Partage international no 166juin 2002

Nous viendrons à comprendre que l’homme, la nature et Dieu sont uns, et que la propre santé de la planète (et de tous les royaumes en elle) est essentielle au bien-être de tous. » [PI, avril 1985]

Selon un récent rapport, les efforts pour sauver les derniers espaces forestiers d’importance critique devraient initialement se focaliser sur un petit nombre de pays. Utilisant des informations satellites pour identifier l’expansion et la répartition des forêts denses restantes dans le monde, des forêts avec une canopée hermétique à plus de 40 %, cette estimation est la plus exhaustive et la plus fiable jamais réalisée en ce domaine. Le relevé satellite des forêts survivantes de la planète, incluant forêts vierges, vieilles essences et régénération sylvestre naturelle, a identifié que pour plus de 80 %, elles se situent dans seulement 15 pays.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), une des organisations à l’origine de ce rapport, estime que focaliser les fonds pour la conservation des espèces rares sur ces 15 pays, serait payant en terme de résultats environnementaux. Ces pays clés sont : la Russie, le Canada , le Brésil, les Etats-Unis, la république démocratique du Congo, la Chine, l’Indonésie, le Mexique, le Pérou, la Colombie, la Bolivie, le Venezuela, l’Inde, l’Australie et la Papouasie Nouvelle-Guinée. Parmi eux, quatre sont des pays industrialisés et onze sont en voie de développement. Mais surtout, environ 88 % de ces forêts sont peu peuplées, donnant au ciblage et au bien fondé de ces efforts de conservation une réelle chance de succès, expliquent les auteurs du rapport.

Les pressions extérieures, émanant des populations et de la croissance démographique, sur la plupart de ces forêts denses restantes, comme c’est le cas en Bolivie et au Pérou, sont faibles. D’autres, telles les forêts de l’Inde et de la Chine, subissent davantage de pression du fait de l’activité humaine et pourraient nécessiter un plus gros effort de conservation et de protection.

Le rapport argue qu’il est vital d’agir dès maintenant pour protéger ces dernières grandes forêts. « A défaut d’un changement miraculeux dans l’attitude des peuples et des gouvernements, la surface de la canopée hermétique de ces quelques forêts denses et leur biodiversité associée sont appelées à disparaître au cours des décennies à venir, déclare Klaus Toepfer, directeur exécutif du Pnue. Sachant qu’il est impossible de protéger toutes les forêts, il vaudra mieux focaliser les priorités sur les aires qui ont les meilleures perspectives de survivance. J’ai besoin des gouvernements, des communautés et des organisations internationales pour mettre en œuvre nos recommandations. »


Sources : Environment News Service
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)