Renversement des rôles

Partage international no 187mars 2004

Cher Monsieur,

Le 9 novembre 2003, le groupe de Los Angeles avait organisé une rencontre dans une librairie locale. Cette rencontre, au cours de laquelle quatre membres du groupe ont présenté une partie de l’histoire de la Réapparition – le contexte, les questions politiques et économiques, les miracles – a attiré bon nombre de personnes et reçu un accueil favorable, notamment la session de questions-réponses qui a suivi la présentation. Quelques minutes avant le début de la conférence, je vis arriver un Noir de belle allure, portant un T-shirt très drôle avec des inscriptions concernant les nombreuses religions du monde. J’avais espéré que quelqu’un s’assoirait devant, car la plupart des gens s’étaient mis au fond, et cet homme vint justement s’asseoir dans la seconde rangée – assez près pour que les présentateurs puissent lire ce qui était écrit sur ce T-shirt surprenant. A sa gauche était assis un autre homme séduisant qui ressemblait à Marlon Brando jeune, et qui portait un short en dépit du froid.

Dans l’exposé concernant les questions politiques, il arriva un moment où le présentateur se retint momentanément de critiquer trop vivement le gouvernement Bush. Voyant notre collègue hésiter, le Noir dit : « Parlez franchement », et l’homme en short ajouta : « Des fascistes. »  Notre collègue le remercia d’exprimer à voix haute ce que beaucoup pensent de nos jours.

La discussion se termina, au bout de deux heures, et l’homme au drôle de T-shirt vint vers moi et me demanda quel était mon nom de famille (un point sensible pour moi), puis il s’enquit de la manière dont j’étais venu à ce travail. Au bout d’un moment, il commença à me parler de sa propre enfance qui avait beaucoup de points communs avec la mienne. Je commençai alors à remarquer qu’il possédait une énergie peu commune – il débordait de compassion, de tolérance et d’amour.

Après ce genre de rencontre, les gens viennent souvent parler aux présentateurs pour avoir davantage d’information. Mais avec cet homme, au bout de quelques minutes, je sus que c’était lui l’enseignant et moi l’étudiant. Il passa beaucoup de temps à expliquer que l’on doit décider qui on est et ce que l’on veut. Il dit que nous devons nous regarder en face et qu’en agissant ainsi nous pouvons aller à la racine de n’importe quel problème et nous en débarrasser. Il utilisa l’exemple d’une expérience traumatique qu’il avait vécu dans son enfance avec un autre enfant et un adulte (les enfants faisaient quelque chose en complète innocence et l’adulte avait réagi de façon menaçante). Il rendit évident que, quel qu’ait été le rôle et la responsabilité de l’adulte dans ce qui était arrivé, il avait lui-même pris à ce moment-là certaines décisions qui l’affectaient encore aujourd’hui. Il fit remarquer que d’autres enfants auraient réagi différemment dans la même situation. Ceci étant, ce n’est pas l’incident lui-même qui affecta sa personnalité, mais plutôt la conclusion à laquelle il était parvenu au sujet de lui-même et de cet incident. Comme cette conclusion pouvait maintenant être modifiée, il n’existait aucune raison pour que lui-même, et d’autres personnes de son entourage, continuent à souffrir des effets du traumatisme qu’il avait vécu dans son enfance.

Autre point intéressant, il insista sur l’importance de maintenir son attention sur le centre ajna. Il affirma que si l’on veut y parvenir, on doit en prendre la décision et s’y tenir. Il souligna le fait que cette technique pouvait être utilisée pour réaliser presque toutes les transformations de la personnalité que l’on pouvait souhaiter. Il fit remarquer cependant que lorsque nous prenons la décision de changer quelque chose en nous-mêmes, l’opposé se manifeste souvent immédiatement pour essayer de nous détourner de notre décision. Mais si nous persistons et si nous sommes déterminés à poursuivre dans la voie choisie coûte que coûte, nous réussirons.

Au bout de dix minutes de conversation, j’étais quasiment certain que cet homme était Maitreya et, comme je m’étais débattu avec un problème personnel particulier, je décidai de lui demander son avis. Je lui dis qu’il y avait « un problème réellement important » auquel je me trouvais confronté, mais il ne me laissa pas aller plus loin, déclarant : « C’est toujours le grand problème. » Et sans que je lui dise quel était mon problème, il passa environ vingt minutes à soulever de lui-même mes différentes peurs, mes soucis, mes doutes, et, en les prenant un par un, il me montra qu’il n’y avait en fait rien qui doive me troubler. Pour ce qui est de mon problème, il me montra clairement que ce que je pensais pouvoir arriver était réel et que le choix m’appartenait. Il insista sur le fait que, quelles que soient les circonstances qui peuvent se présenter, nous disposons toujours du libre arbitre et n’avons jamais à faire ce que nous ne voulons pas. Pour finir, il me serra longuement dans ses bras. Je le remerciai et je lui dis que je l’aimais. Après ce dialogue assez long, j’eus beaucoup de mal à me séparer de lui. Cet homme était-il Maitreya ?

S. C.,   Los Angeles,   E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en short était Maitreya et l'homme qui portait le drôle de T-shirt le Maître Jésus.]

Etats-Unis
Date des faits : 9 novembre 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)