« Il n’y a pas d’alternative aux Nations unies »

Partage international no 183novembre 2003

« Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante sur la planète. Grâce à elles, les principaux problèmes internationaux trouveront leur solution.  » [un collaborateur de Maitreya, PI, septembre 1989]

La dernière rencontre au sommet de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’est tenue le 23 septembre 2003, a vu s’élever nombre de critiques virulentes contre l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Pour plus de 80 chefs d’Etats et de gouvernements, cette session fut la première occasion de se réunir depuis cette invasion et d’entendre ensemble des interventions soutenant vigoureusement le rôle de l’Onu.

Le président du Brésil, Lula da Silva, s’adressant à l’Assemblée lors de l’ouverture, l’appela à mettre en place un « cadre multilatéral où l’Onu aurait le rôle central » dans des questions de sécurité et de reconstruction nationale aussi complexes que l’Irak et le Moyen-Orient. Il fit également de l’éradication de la faim dans le monde « un impératif moral et politique ».

Le président Jacques Chirac critiqua l’isolationnisme américain en ces termes : « Dans un monde ouvert, nul ne peut s’isoler, nul ne peut agir seul au nom de tous les autres, nul ne peut accepter l’anarchie d’une société sans règle. » Il souligna également l’importance des Nations unies pour le règlement de nombreuses questions, comme celle de l’Irak : « Il n’y a pas d’alternative aux Nations unies. Le multilatéralisme est crucial, car il assure la participation de tous à la conduite des affaires du monde. » Avec son homologue allemand, G. Schroeder, J. Chirac demanda un transfert rapide du pouvoir aux Irakiens. « […] le transfert de souveraineté aux Irakiens, qui doivent être les seuls responsables de leur avenir, est essentiel pour la stabilité et la reconstruction [du pays]. » Quant au terrorisme, il déclara qu’il « continuerait [à frapper] encore et encore tant que nous permettrons à l’extrémisme et au fanatisme de fleurir et que nous n’aurons pas compris qu’il cherche ses justifications dans les conflits non résolus et les déséquilibres sociaux et économiques du monde. »

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, mit en garde contre les attaques préventives : « Jusqu’à présent, il était admis que lorsque des Etats veulent traiter des menaces majeures à la paix et la sécurité mondiales, seule l’Onu est à même de légitimer leur entreprise. Aujourd’hui, certains déclarent que cette position n’est plus tenable, au prétexte que des attaques menées avec des armes de destruction massive peuvent être lancées à tout moment, sans avertissement, par des Etats ou des groupes clandestins. » Il avertit que la logique sous-tendant cette nouvelle interprétation du droit international « constitue une remise en cause fondamentale des principes sur lesquels ont reposé la paix et la stabilité du monde depuis 58 ans. »


Date des faits : 23 septembre 2003
Sources : The Guardian, G.-B.
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)