Partage international no 163 – mars 2002
« Un processus de consensus démocratique apparaîtra et se développera dans presque tous les pays d’Amérique latine… La voix du peuple sera entendue. On procédera à une large redistribution des terres. » [Le Maître de Benjamin Creme, PI, décembre 1989]
Les descendants des esclaves noirs de l’époque coloniale portugaise se sont, au fil de leur histoire, regroupés et établis dans des zones spécifiques (les quilombos), où ils vivent dans une misère extrême et sur lesquelles ils n’avaient aucun contrôle.
Les choses sont en train de changer, et ils sont en passe, avec l’aide du gouvernement, d’obtenir la reconnaissance officielle de leur statut légal de propriétaires de ces territoires ancestraux. Confrontés à l’extinction de leur culture historique, ils se sont prévalus de la déclaration incluse en 1988 dans la Constitution du pays à l’occasion du premier centenaire de l’abolition de l’esclavage, et qui reconnaît le principe de ces droits et de ces statuts particuliers.
Les intérêts puissants qui convoitaient leurs terres d’une grande fertilité, avaient pendant longtemps réussi à faire repousser cette modification constitutionnelle et sa traduction législative par le Parlement, traduction qui aurait donné force de loi à cette modification. Mais les habitants des quilombos ont trouvé un allié puissant en la personne du président Cardoso. Ancien sociologue, celui-ci avait principalement centré ses recherches sur les questions de race et de classe au Brésil. Sitôt élu, son gouvernement avait pris sans attendre toute une série de décrets pour lancer ce processus de restitution officielle aux Noirs des terres dont ils avaient été spoliés.
Les groupes et associations qui luttent pour cette restitution, se réjouissent de cette initiative, tout en demeurant prudents en ce qui concerne l’établissement des actes de propriété. Néanmoins, le simple fait que le processus ait commencé est en soi très encourageant. Comme le dit J.F. Arcanjo de Souza, un des premiers habitants du quilombo Rio das Ras : « Je remercie Dieu pour cette victoire. Je n’aurais jamais imaginé vivre assez longtemps pour voir le jour où nous, habitants de quilombos, pourrions vivre en paix; mais nous sommes maintenant maîtres de notre terre. »
Brésil
Sources : New York Times, Etats-Unis
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
