Partage international no 181 – septembre 2003
Sous les auspices de l’Unesco, un effort conjoint de l’Onu pour établir un tableau mondial de la situation de l’eau dans le monde a abouti à un document que personne ne peut se permettre d’ignorer. Le Rapport sur l’approvisionnement en eau dans le monde a été officiellement diffusé à l’occasion du 3e Forum mondial sur l’eau, le 22 mars 2003, journée mondiale de l’eau. Toutes les agences et commissions de l’Onu s’occupant du problème de l’eau ont collaboré afin de comparer les progrès accomplis avec des objectifs tels que la santé, l’alimentation, les écosystèmes, les villes, l’industrie, l’énergie, la gestion des risques, l’évaluation économique, le partage et la gestion des ressources. Les 23 partenaires de l’Onu composent le Programme mondial d’approvisionnement en eau.
Depuis 1972, la Journée mondiale de l’environnement a lieu le 5 juin de chaque année. Le thème choisi cette année concernait les 1,1 milliard d’habitants ne bénéficiant pas d’un approvisionnement en eau, et les 2,4 milliards ne disposant pas d’installation sanitaire. Ce thème a été choisi pour 2003, Année internationale de l’eau potable.
« Parmi toutes les crises sociales et naturelles que l’humanité affronte, la crise de l’eau est celle qui est au cœur de notre survie et de celle de notre planète, déclare le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsura. Aucune région ne sera épargnée par l’impact de cette crise qui touche tous les domaines de la vie, depuis la santé des enfants jusqu’à la capacité des nations d’assurer l’alimentation de ses citoyens. Les réserves d’eau diminuent tandis que la demande s’accroît dramatiquement à un rythme insoutenable. Au cours des vingt prochaines années, l’approvisionnement moyen en eau par personne dans le monde devrait diminuer d’un tiers. »
En dépit des preuves évidentes de cette crise, l’engagement politique de renverser cette tendance fait défaut. Au cours des 25 dernières années, une série de conférences internationales a mis l’accent sur une grande variété de solutions, y compris des moyens d’assurer les besoins immédiats en eau et les services sanitaires qui seront nécessaires ces prochaines années. Plusieurs objectifs ont été fixés pour améliorer la gestion de l’eau, mais « presque aucun n’a été atteint, déplore le rapport. Des problèmes d’attitude et de comportement sont au cœur de la crise, explique le rapport, l’inertie au niveau des autorités, et une population mondiale peu consciente de la dimension du problème font que nous négligeons de prendre à temps les mesures nécessaires. »
De nombreux pays et territoires sont déjà en état de crise. Le rapport cite plus de 180 pays et territoires en termes de quantité d’eau renouvelable disponible par habitant, c’est-à-dire toute l’eau circulant à la surface du sol ou en sous-sol. Le plus pauvre en eau est le Koweït (10 m3 par an et par habitant), suivi par la Bande de Gaza (52 m3), les Emirats Arabes Unis (58 m3), les Bahamas (66 m3), le Qatar (94 m3), les Maldives (103 m3), Jamahiriya (Libye) (113 m3), l’Arabie Saoudite (118 m3), Malte (129 m3), et Singapour (149 m3).
Sources : Unesco
Thématiques : environnement, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
