Partage international no 147 – novembre 2000
Cher Monsieur,
Le vendredi 4 août 2000, M. S. (qui fait partie de notre groupe de transmission) et moi-même, sommes allées en voiture à Nordenau, près de Dusseldorf, pour nous procurer de l’eau curative.
En arrivant au village de Korbach, nous vîmes un ouvrier charpentier vêtu de manière traditionnelle : chapeau haut de forme, veste rayée et long pantalon ajusté en forme de tube s’élargissant vers le bas comme un entonnoir. Il avait sous les bras deux baluchons qui avaient l’air d’être des couvertures matelassées. Il portait un sac à dos de lin gris clair et il tenait une belle canne sculptée dans un bois brun clair. Il nous observait, debout sur le trottoir.
Soudain j’eus envie de m’arrêter et de le prendre en stop. Je lui demandai où il désirait se rendre. Il répondit : « Il suffit que vous me déposiez à Medebach. » Nous le prîmes avec nous et il nous raconta qu’il se trouvait à Hambourg trois jours auparavant. Puis, il garda le silence lorsque je lui dis qu’habituellement j’évitais de prendre des auto-stoppeurs. J’entamai à nouveau la conversation en lui demandant où il habitait. Il répondit qu’il vivait dans un endroit appelé Ammersee, près de Munich. Il parlait sans le moindre accent.
Il nous dit qu’il était charpentier et qu’il cherchait du travail de menuiserie dans un petit village près de Medebach pour son diplôme de maîtrise. Il nous demanda : « Où allez-vous ? » et je lui répondis que nous nous rendions à Nordenau pour nous procurer de l’eau curative. Il dit qu’il n’en avait jamais entendu parler et je lui fis part de l’extraordinaire pouvoir de guérison de cette eau. Il déclara alors : « Dans ce cas, je vais vous accompagner. » Ecoutant mes remarques sur la situation difficile qui régnait dans le monde, il répondit d’une manière polie mais ferme : « Beaucoup de bonnes choses se sont déjà produites. » Je fus vraiment désolée d’avoir trop parlé de ce qui était négatif et, à partir de ce moment-là, je gardais le silence et les autres firent de même. Soudain je sentis une énergie très forte se manifester dans la voiture et je réalisai que ceci avait quelque chose à voir avec notre compagnon assis sur le siège arrière.
Je l’observai dans le rétroviseur et soudain je vis un visage aux cheveux longs, bruns et bouclés, qui ressemblait à celui du Maître Jésus sur les portraits que j’ai chez moi. Je fus abasourdie et je dus faire attention de conduire correctement.
A notre arrivée à Nordenau, notre compagnon quitta la voiture sans ses bagages, comme si ceux-ci avaient mystérieusement disparu. Je lui indiquai comment il pouvait accéder gratuitement à la grotte, les personnes dont les revenus sont insuffisants ne payant pas de droit d’entrée.
Tandis que nous cheminions vers la réception, Maria me dit : « Memo, notre étranger est Maitreya. » Je répondis : « Non, c’est le Maître Jésus. J’ai aperçu son visage dans le rétroviseur. » J’ajoutai : « As-tu ressenti la forte énergie dans la voiture ? », et elle confirma mon observation en disant : « Oui, mon épine dorsale était brûlante » (Il était assis juste derrière elle). Nous restâmes toutes deux persuadées qu’il s’agissait du Maître Jésus.
En revenant de la réception, nous le rencontrâmes à nouveau devant l’hôtel. Incapables d’en détacher les yeux, nous suivîmes ses moindres gestes jusqu’au bureau de réception. En y arrivant, il frappa le sol de sa canne en disant d’une voix puissante : « Gott zum Gruss » (Que Dieu soit béni). Les gens le regardaient, certains en gardant une attitude rigide, d’autres en riant. Nous étions très perplexes. D’un côté nous étions persuadés que c’était le Maître Jésus, de l’autre nous étions maintenant agacés. Je dis à Maria : « S’il te plaît, retiens-le un instant. Je veux lui donner quelque chose. » J’allai rapidement jusqu’à ma voiture et en rapportai un exemplaire de l’Emergence et une brochure d’information que je lui remis. Il les prit avec un sourire. Je réalisai alors qu’il avait maintenant une queue de cheval. Nous nous assîmes sur un banc dans le hall, attendant notre tour d’entrer dans la grotte d’ardoise, et essayant de nous éclaircir l’esprit et de mettre un peu d’ordre dans ces événements étonnants.
Au bout d’un moment il revint. Totalement incapables de lui parler, nous gardâmes le silence. Nous remarquâmes qu’il n’avait plus sa canne. Il quitta la salle d’attente et, prenant à nouveau conscience de sa véritable identité, je priai pour qu’il revienne, regrettant d’avoir, une fois de plus, manqué une opportunité. Il revint dix minutes plus tard, mais je fus toujours incapable de proférer la moindre parole. Lorsque le moment fut venu de pénétrer dans la grotte, il fut le dernier à entrer et il s’assit sur une chaise au milieu de quelques malades. Au bout de vingt minutes, avant de quitter la grotte, on donna de l’eau à boire aux personnes présentes. Il en but également, puis il quitta la grotte très lentement. J’essayai de le suivre, mais je le perdis de vue et nous ne l’avons plus revu.
J’aimerais savoir qui était cet ouvrier charpentier ? Dans la conversation, il a mentionné qu’il se trouvait à Hambourg trois jours auparavant. Or, Maria a senti un merveilleux parfum de fleur lors de notre méditation de transmission à ce moment-là. Se pourrait-il que ce soit lui qui ait manifesté ce parfum ? A-t-il effectué une action particulière sur l’eau de Nordenau ou dans la grotte ?
M. N., Hambourg, Allemagne
[Note : En 1993, le Maître de Benjamin Creme avait indiqué que la source d’eau curative de Nordenau avait été énergétisée par Maitreya. Voir l’article intitulé : « L’eau curative de Nordenau », dans le numéro de mai 2000 de Partage international.]
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question n'était pas le Maître Jésus, mais Maitreya. C'est lui qui créa le parfum de fleur à Hambourg, mais il n'a exercé aucune action particulière sur l'eau de Nordenau ni sur la grotte]
Allemagne
Date des faits : 4 août 2000
Thématiques : Sciences et santé, signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
