Le problème du mirage 4/5 – Questions-réponses [3e partie]

Séminaire 1999

Partage international no 146octobre 2000

par Benjamin Creme

La mise en œuvre de l’idéal

Q. Dans quelle mesure les groupes devraient-ils se consacrer à l’étude des exigences requises pour l’initiation de groupe, ou progresserons-nous tout naturellement vers cette initiation au fur et à mesure que nous travaillerons de manière coopérative pour la Réapparition ?
R. Oui, dans une certaine mesure, si l’attitude du groupe est correcte. Cependant, nous pouvons imaginer que nous travaillons pour la Réapparition d’une manière coopérative et ne pas faire le moindre progrès vers l’initiation de groupe. Il ne s’agit pas tant d’étudier que de mettre en œuvre les exigences requises. D’après le Maître, aucun groupe n’a commencé à le faire. Le principal obstacle est l’absence de relations impersonnelles. Les gens sont incapables de se montrer impersonnels.
Si vous travaillez vraiment en coopération, vos relations sont probablement justes, mais cela ne se fait pas naturellement. Rien ne se fait tout seul. Maitreya déclare : « L’homme doit agir et manifester sa volonté. » Si vous voulez que quelque chose arrive vous devez le mettre en œuvre ; vous devez agir dans ce sens.
C’est l’un des problèmes auxquels se heurtent de nombreuses personnes de sixième rayon. Elles ont tendance à imaginer que si elles peuvent visualiser quelque chose et lui donner un nom, c’est déjà là. Mais cela n’est pas vrai. Ce n’est qu’un rêve, une vision astrale. C’est une possibilité, mais tant que vous ne l’avez pas mise en œuvre et réalisée sur le plan physique, elle n’existe pas, sinon en tant que rêve. Les Américains appellent leur vie un rêve. « Réalisez vos rêves », « vivez votre rêve », mais qu’entendez-vous par « rêve » ? Ce rêve diffère suivant les individus, ce peut être une vie confortable, un heureux mariage et beaucoup d’enfants, une bonne école pour eux lorsqu’ils grandiront et un bon métier. Tout cela est très artificiel.
Je parle ici de la capacité des gens puissamment influencés par le sixième rayon de visualiser, d’envisager un idéal. Cet idéal peut être terrible pour d’autres, mais ils le considèrent comme un idéal. Vous envisagez la meilleure vie possible : la paix, la prospérité et l’abondance pour tous, les Noirs et les Blancs (surtout les Blancs). Vous présentez cela à tout le monde comme votre idée de la vie, mais tant que vous ne commencez pas à le mettre en œuvre, cela n’existe pas. Il s’agit seulement d’un rêve astral, d’une idée imaginaire, d’un idéal. Tel est le problème, et je constate qu’il existe tout autant dans les groupes que dans l’ensemble de la nation.
Bien sûr, il ne s’agit pas uniquement des Etats-Unis. Je constate la même chose à chaque fois que le sixième rayon fait sentir fortement son action au sein des groupes, l’idée que si on peut nommer une chose, l’envisager, en faire son idéal, alors, sans qu’il soit nécessaire de lui donner forme et structure sur le plan physique, cette chose est là. Mais rien n’a été fait. Il ne s’agit que d’un rêve qui n’existe plus lorsque vous vous réveillez. Lorsque les Américains se réveilleront, ils réaliseront que la liberté et la justice n’existent pas aux Etats-Unis, tout au moins pas pour tout le monde. Elles existent généralement pour les Blancs, mais pas pour les Noirs ; elles ne règnent pas partout, loin s’en faut, et certainement pas dans le monde entier. Ce n’est qu’un rêve, un idéal.
Si vous travaillez en coopération, vous ferez sans doute ce qui est juste en ce qui concerne la Réapparition, mais ce n’est pas la même chose que de travailler en groupe de manière impersonnelle, en dépassant les préférences et les aversions de chacun. L’impersonnalité est une attitude dans laquelle le fait d’aimer ou de ne pas aimer quelqu’un ou quelque chose n’entre pas en jeu. C’est pourquoi c’est si rare. D’autres facteurs interviennent dans la création de justes relations humaines, mais celui-ci est le principal, et, semble-t-il, le plus difficile à mettre en pratique.

Travailler comme une hiérarchie en miniature

Q. Quel est l’équilibre à trouver entre le fait d’avoir un leader au sein du groupe, comme dans une hiérarchie en miniature, et la pleine participation de chacun ?
R. Ce n’est pas une question d’équilibre. Il s’agit de deux choses différentes. Vous ne devriez pas considérer que le fait d’agir comme une hiérarchie en miniature requiert des différences hiérarchiques au sein du groupe. Ce que veut dire le Maître Djwhal Khul, c’est qu’automatiquement dans un groupe il se trouve des gens ayant atteint un niveau différent. Vous pouvez avoir quelqu’un dont le niveau d’évolution est 0,95, quelques personnes ayant tout juste passé la première initiation, de 1,0 à 1,2 par exemple. D’autres seront un peu plus avancées, de 1,3 à 1,5 par exemple. Puis il pourra y avoir une personne entre 1,5 et 1,7, rarement quelqu’un au-dessus de 1,7.
Ce que le Maître Djwhal Khul veut dire, c’est qu’il devrait y avoir dans tous les groupes quelqu’un qui est en relation consciente avec la Hiérarchie ; telle est la situation idéale. C’est le rôle que je joue dans ce groupe, pris au sens le plus large, c’est-à-dire comprenant l’ensemble de tous les groupes travaillant pour la Réapparition dans le monde. Je maintiens la liaison avec la Hiérarchie. Il faut également qu’il y ait des personnes ayant atteint un niveau leur permettant de saisir les exigences de la Hiérarchie, telles que je les interprète, et de les mettre en œuvre autant que faire se peut dans le monde : éditer des livres, des revues et de la littérature de toute sorte ; organiser des rencontres, contacter les médias, assurer la liaison entre le monde et moi. En un sens, je fais cela en plus de mon propre travail, j’assure le contact avec les Maîtres et également la dissémination réelle, pratique de l’information. Chaque conférence que je donne en fait partie. Chaque fois que nous éditons Share International, je suis responsable de chaque interview, des différents articles. Ma contribution est toujours présente si bien que je travaille à deux niveaux différents.
Il y a, d’autre part, ceux qui participent uniquement à la méditation de transmission. Ils ne sont pas très impliqués dans le travail au quotidien, mais souvent ils se chargent de poser des affiches ou de faire un autre travail de ce genre. Donner de son temps et de son énergie, c’est servir. Le groupe tombe automatiquement dans une situation de hiérarchie en miniature, mais cela devrait se faire consciemment.
Il ne devrait pas y avoir de problème d’équilibre entre le fait que le groupe ait un leader et la pleine participation de tous. Celle-ci devrait toujours exister. Je travaille à Londres au quotidien et je ne pense pas que les membres du groupe londonien aient l’impression de ne pas participer.

L’importance du courage

Q. Comment le manque de courage nous maintient-il dans le mirage ? Le courage est-il important pour la vitalité du groupe ?
R. Le courage est essentiel pour tout disciple. S’il vous fait défaut, vous ne deviendrez jamais un Maître. Nous devons apprendre à vivre seul en pleine conscience pour pouvoir devenir un Maître. Etre privé de tout conseil, de directives supérieures, être absolument seul dans le monde et en avoir pleinement conscience, c’est ce que vous ressentez lorsque vous devenez un initié du quatrième degré, car vous n’avez plus l’âme pour vous guider. Auparavant l’âme était l’aspect le plus élevé dont vous pouviez avoir conscience. Au fur et à mesure que vous avancez, vous devenez de plus en plus conscient d’être une âme, mais il vient un temps, au moment de la quatrième initiation, où cette conscience disparaît. C’est ce que Jésus a exprimé en disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il ne s’agit pas d’un abandon de Dieu. La question signifie : « Où es-tu parti ? Je croyais savoir qui était Dieu, c’est-à-dire mon soi supérieur, mon âme, qui est une réflexion exacte de Dieu. Qu’est-il arrivé ? » L’âme n’est plus là, car elle a été réabsorbée dans le Soi, qui est toute la déité, le Divin lui-même. Il s’agit d’un réel sentiment de perte, l’impression que vous ne pouvez plus vous tourner vers personne pour demander conseil.
Si j’ai besoin de conseils, je peux me tourner vers mon Maître. Il préférerait, j’en suis sûr, que je ne le fasse pas, tout au moins pas si souvent. Mais il est très bon, et il répond toujours quelque chose. (Il dit : « Ne compte pas la-dessus ! ») Mais c’est vrai, je peux me tourner vers lui pour demander conseil. Après la quatrième initiation, vous connaissez une solitude telle que personne n’en a jamais connue dans cette salle. Cela demande du courage. Il vous faut faire preuve de courage dans les petites choses, pour avoir ce genre de courage au moment où vous en aurez le plus grand besoin. Il en est ainsi pour un Maître. Mon Maître est absolument seul. Il a lui-même un Maître, il peut se tourner vers Maitreya, mais seulement pour une question de tactique ou d’enseignement, pas pour une question personnelle. Les Maîtres n’ont pas de questions personnelles. Vous devez être capable d’être totalement seul pour devenir un Maître, et pour cela il faut avoir cultivé le courage. La manière de développer son courage est d’en faire preuve dans toutes les situations : affronter la situation et croître en courage. Quoi que vous fassiez, votre courage grandit. Si vous manifestez du courage dans les petites choses, il devient plus facile d’en avoir dans les choses importantes, comme d’être seul dans tout le cosmos. C’est une idée terrifiante si vous manquez de courage. Par conséquent manquer de courage vous maintient dans le mirage au sens où vous ne grandirez jamais.
Le mirage est le résultat d’une conscience qui ne change pas. Il est dans la nature même de la vie de changer ; c’est essentiel. Il n’existe rien de plus réel dans tout le cosmos que le changement. Le changement se produit et vous n’avez aucun contrôle sur lui, excepté de façon très mineure dans votre propre esprit. Le changement qui se produit au fur et à mesure que la vie prend de nouvelles formes, de nouveaux modes d’expression, échappe à votre contrôle.
Le premier poisson qui est sorti de la mer et qui a entrepris de vivre sur la terre ferme a fait l’expérience d’un changement qu’il n’avait jamais imaginé. Il existe un mécanisme que nous appelons aspiration, qui, par sa nature même, a conduit le poisson hors de l’eau. Il a aspiré à une condition différente. La nature du désir est mirage, mais cependant ce désir existe dans la moindre roche, dans le moindre caillou, dans la matière elle-même. Il n’existe rien de tel que de la matière inerte, toute matière est consciente. C’est la conscience de l’atome, le principe du désir inhérent en chaque atome de l’univers, qui a conduit le poisson de la mer à la terre ferme, qui l’a fait se transformer en mammifère et finalement en être humain.
Ce processus est visualisé par le Logos, pas seulement comme une possibilité physique ; il est visualisé, comme toute chose, tout d’abord en termes d’énergie. Et les énergies rendent le processus inévitable. Ainsi le changement se produit et une créature de la mer devient une créature de la terre sous l’effet du principe du désir, de l’aspiration, qui est la nature même de la vie. Il faut du courage pour cela. Au début tous les poissons ne l’ont pas fait. Ils ont dû aller sur le bord de l’eau et dire : « Oh non, pas moi. Cela manque d’humidité ici. Comment vais-je survivre. » Mais alors un poisson est arrivé, sans doute du quatrième rayon, et il a dit : « C’est sec ici. Ok, j’y vais, suivez-moi ! » Comme le hussard attaquant les fusils avec son épée et criant : « Suivez-moi ! » Le courage est-il important pour la vitalité du groupe ? Bien sûr. Le courage est probablement ce qui manque dans la plupart des groupes. Il faut du courage pour parler en public, à des gens sceptiques, de la Réapparition, même pour en parler à ses amis et à sa famille. Il faut du courage pour nager à contre courant de l’opinion publique, pour parler ouvertement d’un sujet si controversé. C’est pourquoi de nombreuses personnes préfèrent passer leur temps sur Internet. C’est beaucoup plus facile.

Mettre l’accent sur les priorités

Q. Qu’est-ce qui est plus efficace à votre avis : donner des conférences à un public restreint, même très restreint, ou mettre l’histoire sur Internet où elle sera accessible à un large public ?
R. Je n’ai pas la moindre hésitation à dire que les conférences vivantes, de même que des interviews à la télévision, sont bien plus efficaces que ce qui est écrit, que ce soit sur Internet ou ailleurs. Il existe une énergie de communication dans une conférence qui est par elle-même convaincante. Porter témoignage, c’est invoquer cette énergie. Si vous demandez au public (beaucoup de groupes le font lors de mes conférences), quelle est parmi les nombreuses sources d’information (radio, annonces dans les journaux, prospectus, information verbale, etc.) celle qui les a fait venir à la conférence, la plus souvent citée est le bouche à oreille. La recommandation de leurs amis les a poussés à venir et à passer le message à d’autres. Internet est utile, particulièrement pour intéresser les journalistes, mais nettement moins efficace que la parole avec toute la conviction qu’on peut y mettre.

Q. Votre Maître pourrait-il indiquer l’efficacité des différentes manières de faire connaître la présence de Maitreya dans le monde par une évaluation de 1 à 10, 1 indiquant une méthode peu efficace et 10 une méthode très efficace ?
R. – Parler de la Réapparition à la radio ou à la télévision…10
– Présentation publique faite par des co-workers, vidéos, etc…10
– Présentation à des groupes intéressés par l’information…10
– Revue Partage international …10
– Stands à des foires et des rencontres new age ou autres…10
– Publicité pour les livres …10
– Publicité dans des journaux ou des revues…10
– Publicité à la radio et à la télévision…10
– Distribution d’ouvrages, de brochures, etc., sur la Réappariton…10
– Distribution de l’Emergence…4
– Site internet de Share International…4
– Le projet Emergence International...4
– Le nouveau site Internet appelé : the Teacher.org…4

Q. Existe-t-il une mauvaise façon de servir ?
R. Oui. Il existe un mirage important qui se manifeste au sein de plusieurs groupes aujourd’hui, c’est le mauvais usage du peu de temps qui reste pour préparer le retour du Christ. C’est l’enseignement destiné aux groupes, alors qu’il faudrait consacrer toute son énergie à préparer le monde extérieur à la réapparition du Christ et à l’émergence de la Hiérarchie. Nous savons tous que c’est cela le vrai service. Mais c’est difficile, cela demande du courage. Il existe un service plus facile, mieux accepté, plus agréable, mais qui reste intéressant pour les groupes, c’est de parler des rayons, par exemple, des rayons d’un pays, d’une ville, et de leur relation avec les rayons d’autres pays, d’autres cités, des raisons qui font que nous avons des relations commerciales avec tel pays plutôt qu’avec tel autre. Les gens dépensent beaucoup de temps et d’énergie sur ces questions qui n’ont rien de prioritaire. C’est un pur mirage. Ils m’écrivent pour me demander de répondre à une foule de questions afin d’approfondir leur connaissance toute nouvelle des rayons. Ils voudraient parler des rayons mais ils ne connaissent pas suffisamment leur sujet, et ils m’écrivent. Je ne prends même pas la peine de répondre car ce qu’ils veulent faire est hors de propos actuellement.
Pourquoi ne consacrent-ils pas leur temps et leur énergie, pour le peu de temps qui reste, à parler du retour du Christ et de l’extériorisation de la Hiérarchie, ainsi que des changements qui se produiront dans le monde, afin d’y préparer le public ? Parce qu’ils manquent de courage, parce qu’ils sont faibles, parce que c’est plus facile de parler des rayons. Les rayons sont un sujet ésotérique intéressant. Cela plaît et cela exige beaucoup de recherches pour pouvoir en parler sérieusement. C’est une chose facile à faire et très intéressante, c’est pourquoi les gens le font et ils s’imaginent servir.
Il n’est pas facile et pas forcément passionnant de parler du retour du Christ et cela demande du courage. Il faut du courage pour aller parler à des gens qui vont vous dire : « C’est du bidon. Vous ne me ferez pas croire cela. » Il est possible qu’ils ne le disent pas, mais cela arrive souvent. Il faut du courage pour affronter une telle situation, et organiser une rencontre pour parler du retour du Christ. Parler des rayons, ce n’est pas préparer l’humanité au retour du Christ. C’est un sujet intéressant que vous pouvez étudier à loisir par vous-même, mais il y a plus urgent.
Combien de personnes ont besoin de connaître l’interaction des différents rayons, leurs vertus et leurs vices, pour comprendre que l’homme qu’elles vont voir très prochainement à la télévision est le Christ, l’Instructeur mondial, l’Imam Mahdi, le Messie, celui qu’elles attendent sous un nom ou un autre ? C’est cela qu’elles ont besoin de savoir ; c’est cela la préparation. Parler à des groupes qui connaissent probablement déjà tout ce qui concerne les rayons, c’est simplement jouer à être actif alors que vous n’êtes pas actif du tout. C’est un des principaux mirages actuels.

Q. Quel lien existe-t-il entre l’initiation de groupe et le travail concernant la Réapparition ? Qu’est-ce qui est le plus important ? Suffit-il de se focaliser sur la Réapparition et laisser l’initiation de groupe se faire d’elle-même ?
R. Il ne s’agit pas de privilégier l’un par rapport à l’autre. Si vous menez le travail concernant la Réapparition en tant que groupe, vous remplirez les exigences requises pour l’initiation de groupe. La question est de savoir comment vous travaillez. Le faites-vous en appliquant les quatre exigences de la Règle XI ? Avez-vous réellement des relations de groupe impersonnelles ? Travaillez-vous réellement comme une hiérarchie en miniature ? Observez-vous réellement la loi du silence occulte ? Utilisez-vous réellement les forces de destruction de manière constructive ? Si la réponse à ces questions est négative, il faut vous efforcer d’appliquer ces quatre règles. Sinon vous ne ferez que jouer avec l’idée d’initiation de groupe.
Vous devez travailler pour la Réapparition en agissant comme si vous étiez une hiérarchie en miniature, avoir des relations de groupe impersonnelles, observer le silence occulte, et utiliser les forces de destruction de manière constructive. C’est ainsi que le travail doit être fait. Il ne s’agit pas de choisir entre le travail concernant la Réapparition et l’initiation de groupe. Si le premier est mené à bien, il devrait impliquer la deuxième.

Q. Vous avez dit il y a un certain temps, que les co-workers qui désiraient consacrer leur temps et leur énergie à des causes comme celle des sans-logis ou au problème de la faim auraient une action plus efficace s’ils travaillaient pour la Réapparition, car il existe de nombreux groupes travaillant pour ces causes humanitaires mais un seul groupe travaillant pour la Réapparition ? Est-ce toujours le cas ?
R. D’une manière générale, oui. Nous ne sommes pas le seul groupe à travailler pour la Réapparition, mais nous sommes le seul à le faire consciemment. Il existe de nombreux groupes qui travaillent dans le domaine politique, sans savoir qu’ils travaillent pour la Réapparition. Mais ils travaillent à la transformation de la société, ce qui est le but de la Réapparition. Il ne s’agit pas seulement de l’émergence d’un groupe d’hommes particulièrement éclairés. Il s’agit de la transformation de la société. Etant donné que nous sommes les seuls à savoir ce que nous faisons, à parler littéralement de la réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, et des transformations qui en résulteront, je pense qu’il est plus utile de consacrer votre temps et votre énergie à ce travail. Cependant si vous avez du temps et de l’énergie à revendre, vous pouvez faire différentes choses. Rien ne vous empêche d’aider les sans-abri et de participer à la lutte contre la faim tout en travaillant pour la Réapparition. Tout dépend de votre dynamisme..

Q. La critique est-elle toujours mauvaise ou une critique constructive est-elle parfois nécessaire afin de corriger certaines erreurs dans le travail de groupe ? Si c’est le cas, quelles sont les directives à suivre ?
R. Cette question est très importante. Il existe une forme de critique constructive et il est souvent essentiel qu’elle puisse se faire entendre. Mais les exigences sont très strictes. Vous devez être absolument certain de vous trouver dans une position supérieure et meilleure, par rapport au problème en question, que la personne que vous critiquez. Si, en toute honnêteté et sans mirage, vous pouvez dire que vous voyez le problème d’un niveau plus élevé et que par conséquent il ne s’agit pas d’une critique personnelle, mais au contraire d’une critique constructive qui va dans le sens d’un meilleur fonctionnement du travail de groupe, vous avez certainement le droit et même le devoir d’émettre cette critique. Si vous pensez que vous connaissez tous les facteurs en jeu, ce qui doit être le cas pour que votre critique soit constructive, cela vous donnera un droit supplémentaire à le faire. La question est de savoir discerner si votre critique est constructive ou non, si vous avez le droit de l’émettre ou non. Vous n’avez pas le droit d’émettre une critique basée sur la partialité, les préférences personnelles ou une connaissance insuffisante, ou erronée, de la situation. Tout cela doit être pris en compte avant d’émettre une critique supposée constructive. Si vous remplissez ces exigences, une critique constructive est alors possible et juste.

Q. Que faire au quotidien pour vaincre les mirages ?
R. Les regarder, devenir conscient de soi, s’observer, et, sans porter de jugement, reconnaître les mirages pour ce qu’ils sont. Reconnaître leur absence de réalité. Si nous réfléchissons sur un mirage et si nous le regardons sans le condamner, sans essayer de le changer, nous prenons davantage conscience de la véritable nature de ce que nous regardons. Je pense que vous découvrirez dans la plupart des cas qu’elle est différente de ce que vous pensiez, en raison de la nature même du mirage. Le mirage cache la vérité, la réalité. C’est pourquoi il est très différent de cette réalité. C’est également la raison pour laquelle quelqu’un comme le Maître Djwhal Khul a pu considérer sa dévotion envers son Maître comme sa principale qualité, alors qu’en fait c’était elle qui le retardait. Le mirage est toujours très différent de ce que l’on imagine. C’est ce qui le rend difficile à reconnaître.

 A suivre dans Le problème du mirage – Questions-réponses 4e et dernière partie  –Partage international n° 147

Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : spiritualité, émergence
Rubrique : Dossier ()