Un succès certain

Partage international no 145septembre 2000

Cher Monsieur,

A la fin mars 2000, je me tenais au bureau de réception, avec deux autres personnes, lors de l’exposition de photographies de Share International, intitulée « Le partage sauvera le monde », dans une galerie de Yokohama. Vers quatorze heures trente, un homme âgé entra d’un air détaché, un appareil photo reflex à la main. Nous lui demandâmes d’inscrire son nom sur la liste des visiteurs. Il écrivit un nom très particulier que nous étions incapables de prononcer. Il nous dit qu’il fallait le prononcer « Takeshi ».

Il examina chaque photo avec soin. Puis il nous demanda la permission de fumer une cigarette et il s’assit sur une chaise. Etant donné qu’il portait un appareil photo sans étui, nous supposâmes qu’il habitait dans le voisinage, et nous lui avons demandé s’il prenait souvent des photos en se promenant. Il répondit qu’il était très occupé, mais qu’il prenait souvent des photos en promenant son chien. Je lui demandai s’il avait davantage de temps que d’habitude. Il dit en riant : « Je suis sorti pendant que mon chien fait la sieste à la maison. » Il resta assis là, à bavarder avec nous, jusqu’à ce que nous fermions.

A en juger par sa conversation, nous pensâmes qu’il s’agissait peut-être d’un reporter, mais il avait davantage l’air d’un artiste que d’un journaliste. Il avait les cheveux blancs, un visage à la peau satinée, emprunt de noblesse, et beaucoup de distinction. La galerie se trouvait au sous-sol d’un vaste hôtel particulier, sur une place tranquille entourée d’arbres, mais étant donné que c’était un bâtiment de pierre, la salle était plutôt froide. Il dit : « Il ne fait vraiment pas chaud ici à rester immobile. Ce doit être dur pour des femmes. Demain, je vous apporterai peut-être un radiateur électrique, puisque je n’habite pas loin. Ce serait agréable également d’avoir une cafetière ou quelque chose de ce genre. » Il se souciait de notre bien-être.

Le fond de sa conversation montrait que sa réaction était tout à fait celle que nous avions espérée de nos visiteurs. Il ne cessait de répéter que cette exposition était magnifique et qu’il s’agissait de vraies photos. Il dit que lui-même avait pris de nombreuses photos mais qu’il était trop occupé pour trouver le temps de les développer, qu’il aimerait beaucoup faire une exposition de ce genre mais qu’il n’avait pas le temps. Il déplora le fait que de trop nombreuses photos aujourd’hui soient originales mais manquent de vérité. Il fit même des commentaires sur certains photographes dont il cita le nom.

Il dit qu’il avait fait des reportages dans le monde entier et qu’il s’était toujours trouvé sur la scène des événements majeurs avant quiconque. Il avait pris de nombreuses photos de scènes que personne d’autre n’avait photographiées. Il affirma qu’il était au courant de la chute du mur de Berlin avant tout le monde. Il critiqua également la manière dont les médias travaillent aujourd’hui. « Autrefois, je faisais souvent des reportages. Les photos montraient alors les événements dans toute leur réalité. Aujourd’hui, les photos sont trop manipulées, elles ne sont plus réelles. » Il dit également qu’il s’était rendu sur place lors de l’accident survenu dans l’exploitation minière de Yubari, au Japon, que les conditions de vie étaient alors identiques à celles qui sont montrées dans notre exposition et que c’était la même chose après la Seconde Guerre mondiale.

Il semblait également être en relation avec de nombreux artistes et d’autres personnalités, connues dans divers domaines, et il nous raconta quelques épisodes intéressants. D’une manière détachée, il déclara qu’il n’était pas communiste mais qu’il pensait que les idées communistes avaient du bon. Il dit également : « Si davantage de gens voyaient ces photos et les messages qui les accompagnent, et y réfléchissaient, il est probable que le monde changerait. » Puis il ajouta : « Les choses continueront à empirer. Le monde ne changera pas à moins que ne survienne quelque désastre extraordinaire qui nous oblige à un changement radical. » Il exprima tout ce que nous avions souhaité communiquer au public. Puis il nous fit aimablement la proposition suivante : « Chaque fois que vous projetez de faire un travail de ce genre, n’hésitez pas à me contacter car je connais de nombreuses personnes dans différents domaines. »

Tout d’abord, nous nous sentîmes très encouragées par les compliments d’un photographe professionnel. Mais sa conversation avait quelque chose de si extraordinaire que je commençai à me demander si ce n’était pas quelqu’un d’exceptionnel.

N. I., Tokyo, Japon

[Le Maître in Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.]

Lieu : Tokyo, Japon
Date des faits : 29 février 2000
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)