Le suaire de Turin vient de Jérusalem

Partage international no 137février 2000

Une nouvelle analyse des grains de pollen et des empreintes de plantes sur le suaire de Turin en situe l’origine à Jérusalem, avant le VIIIe siècle. L’étude réfute l’examen pratiqué en 1988 qui concluait que le suaire avait été tissé en Europe, entre 1260 et 1390.

« Parmi les empreintes et les grains de pollen trouvés sur le suaire, nous avons identifié des variétés végétales qui ne poussent que dans la région de Jérusalem, a affirmé Avinoam Danin, professeur de botanique à l’Université hébraïque de Jérusalem. Les affirmations selon lesquelles le suaire aurait une origine européenne ne peuvent être maintenues. »

Selon le professeur, une analyse des empreintes florales rejoint les conclusions d’une analyse des grains de pollen réalisée par un autre botaniste, Uri Baruch, et permet d’identifier un mélange d’espèces de plantes que l’on ne peut trouver que dans la région de Jérusalem, en mars et en avril. Les chercheurs ont également découvert qu’une autre variété de plante identifiée sur le suaire avait été cueillie dans le désert de Judée, ou dans la vallée de la Mer Morte, entre trois et quatre heures de l’après-midi, et déposée le jour même sur le suaire.
A. Danin a trouvé une proportion élevée de pollen de gundelia tournefortii. L’analyse a également montré la présence de pollen de câprier. Les deux espèces coexistent dans une zone limitée autour de Jérusalem, a affirmé A. Danin. On peut également voir une empreinte de gundelia tournefortii sur le suaire, près de l’épaule de l’homme. Certains experts ont suggéré que cette plante avait été utilisée pour la « couronne d’épines ».

Deux grains de pollen de la même espèce ont également été trouvés sur le sudarium d’Oviedo, linge qui est supposé avoir recouvert le visage du Christ dans son tombeau. Le sudarium d’Oviedo a été déposé dans la cathédrale de cette ville d’Espagne au VIIIe siècle, et A. Danin pense que la similitude des grains de pollen indique que le suaire de Turin remonte à la même époque que le sudarium. Les deux morceaux de tissu portent également des traces de sang de groupe AB, disposées de la même façon. « Il est impossible que des traces identiques de sang, appartenant visiblement au même groupe sanguin, et coexistant avec le même type de grains de pollen, n’aient pas une origine commune, a affirmé A.Danin. Le même pollen et la similitude des taches de sang sur les deux morceaux de tissu prouvent de toute évidence que l’origine du Suaire de Turin est antérieure au VIIIe siècle. »


Thématiques : Sciences et santé, signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)